Les étapes pour écrire un roman

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Écrire un roman nécessite plusieurs étapes. Pour gagner du temps, dressons un récapitulatif complet du travail à effectuer.

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Participez au 1er concours d’écriture du blog Aproposdecriture.

Pour en savoir davantage, cliquez ici

 

Rappel : clôture du concours le 30 août 2013 minuit !
PS : les premières nouvelles me sont parvenues. Merci aux participants.

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1 / Avant de commencer l’écriture

 

Tout démarre par une idée. Si elle vient spontanément. Tant mieux !

Sinon, feuilletez votre carnet à idées. Vous vous en souvenez, j’en parlais dans cet article.

Ensuite, commencez à poser les bases de votre roman.

Faites une étude approfondie de vos personnages.

Pour cela, établissez une fiche détaillée des personnages principaux. Je vous dis comment dans cet article. Relisez-le.

Décrivez vos personnages au point de vue physique, moral. Rédigez une biographie pour chacun. Après cela, ils n’auront plus de secret pour vous !

Vous pourrez alors les faire agir en conséquence, mais également en faire des personnages plus vrais que nature et qui sortent de l’ordinaire.

Après les personnages principaux, établissez des fiches « décor ».

Décrivez les endroits les plus significatifs dans lesquels se déroulera votre récit. C’est d’autant plus important si vous prévoyez de placer votre histoire dans un paysage réel. Vous devrez alors faire des recherches documentaires.

Si votre histoire se déroule dans un monde créé de toutes pièces, ne négligez pas cet aspect, vous éviterez les incohérences.

Dernière étape essentielle avant de se lancer dans l’écriture : le plan détaillé du roman.

  • Il vous aidera à savoir où vous voulez conduire vos lecteurs
  • Il vous permettre d’avoir une vision globale de votre roman.

Quelles sont les grandes règles :

  1. Toute bonne histoire a un début, un milieu et une fin.
  2. Les incidents qui composent l’intrigue sont reliés par des causes et des effets.
  3. Une histoire est celle d’un « changement de situation » pour le protagoniste.

 

Le plan se déroule en 5 actes :

 

1. L’incitation à l’incident. Chaque histoire commence par un événement qui introduit le principal problème ou de conflit.

2. Progression. La tension de l’histoire se construit à travers une série d’événements.

3. Climax. Au plus fort du drame, un événement se produit qui représente un changement dans la situation du protagoniste.

4. Chute. Le changement qui se produit pendant ce Climax s’illustre dans une nouvelle série d’événements qui mènent tous aux conséquences de ce changement.

5. L’histoire se termine par une catastrophe (dans le cas d’une tragédie) ou d’une autre résolution (comme un happy end), qui montre la chute du protagoniste ou le triomphe.

N’hésitez surtout pas à complexifier cette trame plutôt basique. Je vous ai donné quelques pistes dans les derniers articles.

Vous pouvez vous contenter d’un plan plus ou moins précis. C’est selon la façon d’écrire de chacun. Sans compter que le plan peut aussi évoluer en cours de travail d’écriture.

2 / L’écriture

 

Ça y est… Le grand moment est arrivé, vous avez bien réfléchi et déjà fait un gros travail de préparation. Vous êtes prêt à vous lancer dans l’écriture du texte !

Ce travail prendra plus ou moins de temps selon votre assiduité, votre envie, la longueur de votre roman…

Voici quelques règles si vous voulez avancer et finir :

Établissez un planning de travail. 30 minutes d’écriture tous les jours ou deux heures les mardis et jeudis matins, parce que vous ne travaillez pas ces jours-là !

Je vous donne des idées d’organisation… À vous d’étudier vos plannings pour fixer vos temps d’écriture. Écrire un roman demande du travail et de l’organisation. Plus vous serez organisé mieux, plus à l’aise vous serez car l’écriture restera votre seule préoccupation.

Un conseil : n’hésitez pas à écrire beaucoup quitte à supprimer ensuite ou à réécrire !

3 / Après l’écriture

 

Vous voilà arrivé au bout. Félicitations ! Votre roman est complet.N’oubliez pas de lui trouver un titre !

La première des choses à faire ensuite, c’est de relire la totalité. Et plusieurs fois s’il faut.

Cela vous donnera une bonne impression générale. Vous pourrez aussi faire un première correction, revoir l’orthographe, vérifier la cohérence.

Ensuite, faites relire par un tiers.

Choisissez bien cette personne. Elle doit rester objective vis-à-vis du contenu et de la qualité de ses remarques. Mais ce n’est pas facile car la part affective est très importante.

À force d’être trop dans le texte, on ne voit plus les fautes.Si vous pouvez, demandez à un spécialiste de corriger l’orthographe et de la syntaxe.

Et à d’autres, de donner leur opinion sur le contenu.

Pourquoi ? Parce que celui qui s’occupera des aspects techniques s’y concentrera totalement.

Ça y est !… Il reste maintenant à envoyer votre roman aux éditeurs.

Ne vous lancez pas sans rien connaître ! Il y a des règles à respecter et si vous les ignorez vous gâchez toutes vos chances.

Primo, respectez les règles de mise en page.

Secundo, mieux vaut connaître également les lignes éditoriales des éditeurs à qui vous souhaitez adresser votre manuscrit. N’envoyez pas votre polar à un éditeur qui n’édite que des œuvres d’auteurs étrangers !

Enfin, n’oubliez pas d’écrire la lettre qui accompagnera votre manuscrit.

Après vos envois, il reste à attendre. Soyez patient et surtout quelles que soient les réponses, ne vous découragez pas. Continuez d’écrire, de travailler… ça paye toujours !

 

À quelle étape êtes-vous dans la rédaction de votre roman ?

Partagez vos expériences dans les commentaires.

À vos succès d’écriture…

 

 

31 commentaires

  1. Myriame dit :

    Merci Beaucoup Marie-Adrienne!

    Ces conseils vont m’être très utiles!
    Même si je vous l’ai déjà dit, votre blog est merveilleux!
    Continuez ainsi!

  2. Marie dit :

    Bonjour Marie-Adrienne !

    Quel article pertinent ! Merci ! Lorsqu’on écrit, je pense qu’il est facile d’oublier certaines étapes et d’ainsi mettre ne péril la suite ! Bien travailler son plan par exemple (et j’avoue qu’il me fait travailler celui là ces temps ci !!!)

    Merci !!

    Marie
    Le dernier article de Marie : À toi qui n’est pas encore né (Jacques Jacquard)My Profile

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Marie

      On oublie trop vite les choses élémentaires. C’est pourquoi j’ai rédigé ce récapitulatif.

      Pour le plan, je sais que je fais grincer les dents de certains. Mais je reste convaincue que l’essentiel de l’écriture, c’est le plan. Quand on aime écrire… l’écriture n’est pas un problème surtout si l’on sait où aller. Et le sens est donné par le plan. Sans direction on tourne en rond, on s’ennuie en écrivant et on ennuiera forcément le lecteur. Alors, on se braque, l’écriture déçoit et on baisse les bras en se disant qu’on n’y arrivera jamais.

      Bon courage Marie

  3. Pour ma part, j’applique certaines de ces méthodes.
    J’ai très rapidement défini un plan pour mon histoire, sous forme de liste des chapitres.
    Pour l’anecdote, j’ai utilisé powerpoint. Il a fallu créer autant de cases que de chapitres que contient l’histoire. Dans ces cases, j’ai noté toutes mes idées directrices. Tous les événements que je souhaitait retrouver dans mon histoire, de façon schématique. Ensuite, grâce à Powerpoint, j’ai tout simplement assemblé ces cases en les faisant glisser à l’écran.
    De cette façon, j’ai pu très rapidement définir un enchaînement dans mes chapitres, de façon à maintenir le lecteur toujours en éveil. Alterner les chapitres « action » et les chapitres « temps morts », alterner sur les différents lieux et personnages de l’action. De cette façon j’ai pu aussi assurer la cohérence de l’ensemble, surtout d’un point de vue chronologique.

    A la fin de ce travail, on peux en quelque sorte retrouver un résumé de l’histoire.

    Ensuite, au niveau du travail, j’écris chapitre après chapitre. Jamais plus d’un par jour Chaque jour je fais le premier jet du suivant (parfois un jour sur deux si contraintes). Et à chaque fois, en suivant ce plan détaillé du roman, je me garantis de rester toujours canalisé et de suivre mes objectifs.

    Ca donne un peu quelque chose de ce genre:
    objectif du chapitre = XXXX
    personnages impliqués = XXXX
    résumé dans le plan = XXXX
    image/scène que j’ai en tête pour un élément très précis = XXXX

    Et une fois que j’ai tout ca en mains, je me lance dans la rédaction. Je ne connais pas les détails de l’histoire, les tournures de phrases, parfois je change un peu de trajectoire.

    Mais le plan est vraiment essentiel pour rester toujours « dans les clous ».

    A ce que j’en sais, car c’était mon gros défaut jusqu’ici, beaucoup de débutants tombent dans la même erreur. Ils surproduisent au départ, avec des idées plein la tête. Ils se lancent dans une écriture frénétique au gré de leurs idées. Et le résultat est bien souvent touffu et indigeste. Mettre trop d’idées, parfois trop de clichés, trop de personnages, trop de lieux, perd bien souvent le lecteur… et aussi l’auteur.
    D’autant plus que le risque de l’impasse est énorme (et terrible pour le moral).
    Je sais que d’autres auteurs avec qui j’en ai parlé ont rencontré ce phénomène. Un gros enthousiasme au départ, puis la page blanche une fois les idées utilisées ou abandonnées au fil de l’écriture.

    Le plan permet une certaine rigueur indispensable à l’efficacité de l’écriture.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      C’est bien votre technique. L’essentiel est que vous vous y retrouviez.

      Un plan, une structure solide… c’est essentiel. Mais quand je l’évoque, c’est souvent une montée de boucliers. On ressort presque systématiquement que de nombreux auteurs connus écrivent sans plan et qu’ils s’en sortent très bien. Je réponds : tant mieux pour eux ! Mais j’en doute fortement.

      On oppose ensuite que le plan bride la spontanéité… Les contraintes tueraient la créativité… Ah bon… Que dire alors des Oulipiens qui ont écrit avec d’énormes contraintes !

      Pour moi, écrire sans structure, c’est courir vers l’échec. Comme vous le dites. On se lance dans une écriture frénétique jusqu’à l’impasse ! Dommage.

      Bien à vous

      • C’est simplement que beaucoup de gens qui écrivent font un amalgame. « structure » n’est pas synonyme de « carcan ».

        On pourrait penser que travailler avec un plan détaillé briderait en effet la créativité, imposerait des règles. Mais à ces personnes je répondrais qu’il faut voir le plan comme un tuteur pour une plante.

        La plante va pousser autour de ce tuteur, mais chaque plante sera différente. Certaines seront plus grandes, plus belles, plus colorées, c’est sûr.
        Mais autour de ce tuteur elle pourra grandir correctement.

        La même plante sans tuteur risque de croître en travers, de voir sa tige faire un angle incongru, voire même de pousser à ras du sol.

        C’est ainsi que je conçois le plan. Ce n’est pas une contrainte. C’est un fil conducteur, un guide.

        • Marie-Adrienne Carrara dit :

          C’est également ma conception du plan. Je me suis longtemps leurrée à vouloir faire ma maligne et à écrire sans plan. Il n’est jamais rien sorti de mon entêtement. J’ai commencé à avancer en écriture quand j’ai construit un plan. Pour moi, ce fut une révélation.

  4. Ludovic Messe dit :

    Bonjour Marie-Adrienne, merci pour votre accueil.

    Je ne suis qu’un écrivain amateur mais j’aimerai vous partager ma façon de travailler. Comme je l’ai écrit sur un précédent message, j’ai constitué pour mon premier petit roman un plan décortiqué en chapitre. C’est important, je pense, d’avoir un plan du début jusqu’au dénouement final de son roman. J’y ai mis par chapitres les grands points (intrigue principale et secondaires, lieux, personnages qui entrent en action) à écrire.

    Au fur et à mesure, je rajoute les résolutions des intrigues secondaires du départ pour en rajouter de nouvelle et j’adapte ainsi mon plan. Car si on rajoute des nouvelles intrigues, il ne faut pas oublier d’en donner la solution au lecteur dans les chapitres qui suivent.

    Le fait de faire un plan est pour moi une liberté mentale.
    Je m’explique : lorsque j’organise mes idées en chapitres et que je les mets sur papier, cela me permet d’avoir d’autres idées et ainsi de suite. Car tant que je n’ai pas fait cela, je n’arrête pas d’y penser et ça devient presque une torture mentale (j’exagère un peu :o)))

    Pour résumer, je prends plus de plaisir à écrire avec un plan que je suis libre de modifier, d’ajouter et d’adapter au fur et à mesure de mon écriture. J’ai été un peu long mais cela fait du bien de partager ce que l’on vit avec d’autres personnes qui vivent certainement la même chose. Merci !

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Ludovic

      Sachez qu’Aproposdecriture est un lieu d’échange, alors long, certainement pas. Nous avons à apprendre des expériences des autres.

      Loin d’être un frein, le plan est une vraie liberté. Mais dès qu’on évoque le plan dans l’écriture, les détracteurs répondent bloc de la créativité et des tas d’autres raisons qui pour moi n’ont pas de vrais fondements. Car comme vous le dites si bien, un plan est un guide et rien n’empêche de le faire évoluer au fil de la réflexion. D’ailleurs c’est même le contraire qui se passe, le plan pousse à la créativité. Alors écrire avec un plan : Oui ! Oui ! Oui !

      Au début, on a du mal à se soustraire et à le construire mais avec de l’habitude, il devient un allié solide à la rédaction. C’est toujours plus facile d’écrire en sachant où l’on veut ou doit aller.

      Ludovic, merci pour votre témoignage. N’hésitez pas à intervenir. C’est en unissant nos idées que nous arriverons au meilleur. J’ai toujours regretté le manque de partage des écrivains (avertis ou non) français ! Dommage. Même sur Aproposdecriture, il ne suffit pas de prendre sans donner.

      Bonne journée

      • Haazel Torn dit :

        Juste pour savoir, comme mes amis ne me croient pas (ils ne lisent jamais) comment s’appelle le passage au début du livre avant la vraie histoire, celui de quelques pages pour décrire le monde ?

        • Marie-Adrienne Carrara dit :

          Une préface

        • écrireestunepassion dit :

          Il me semble que c’est le prologue, la partie avant l’histoire et l’épilogue est la partie après l’histoire.
          Je crois qu’un préface est une sorte de mot de l’auteur à propos de son livre.
          Après je ne suis sûre de rien. 🙂

          • Marie-Adrienne Carrara dit :

            Le prologue est la première partie d’une œuvre littéraire ou la première scène d’une œuvre dramatique, faisant office de préface, d’introduction ou de préambule, et servant à situer les personnages et l’action de l’œuvre en exposant divers points essentiels à connaître pour le roman.

  5. Haazel Torn dit :

    Merci beaucoup.
    J’ai comme projet d’écrire un roman, une trilogie et je dois dire que tu m’as bien aidé 😉
    Ton site est génial pour les futurs écrivains en herbe 😉
    Ciao !

    PS : J’ai pris un pseudo parce que j’ai trop l’habitude de l’utilier 😉

  6. Aimé dit :

    Bonjour Marie-Adrienne,

    Au départ, je n’étais pas convaincu par le plan. En fait, je me suis rendu compte que je me voilais la face. Je cachais ma paresse derrière les avis des détracteurs du plan (on n’écoute que ce qui nous arrange).

    Quitte à rédiger un plan, autant y mettre un peu d’originalité.

    J’y ai mis deux colonnes. Une pour l’histoire et une pour ce que je veux cacher au lecteur.

    Cela me permet de « balader » le lecteur, l’envoyer sur de fausses pistes tout en restant cohérent. Ensuite, les deux colonnes se rejoignent pour la conclusion, en espérant surprendre tout le monde.
    Je dirais qu’écrire sans plan, c’est reconstruire un puzzle sans commencer par les bords. Il y a moyen, mais c’est plus difficile.
    Aujourd’hui, j’en suis au cinquième chapitre et pour la première fois, mon épouse m’a relu sans bayer aux corneilles. Pire, elle me réclame déjà le suivant ! Ça marche ! Et un chapitre pour madame, un !

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Aimé

      J’ai écrit des années sans plan. Et comme vous, je me voilais la face. Je crois surtout que je refusais d’entendre parler de plan parce que je ne savais pas faire. Et pour beaucoup, nos professeurs de français en portent la responsabilité. Combien de fois ai-je entendu mes profs dire :
      « construisez un plan. Introdution – Développement- Conclusion ! »

      Mais combien nous ont appris à le construire ? Ni quelles étaient les clés essentielles d’un plan qui tient la route ?

      Après maints échecs, j’en ai eu marre. J’ai tout rangé et me suis dit que l’écriture au fond n’était peut-être pas pour moi.
      Heureusement, ma passion est restée. C’est juste la démotivation qui me faisait agir.

      Quand j’ai retrouvé confiance en moi, je me suis dit qu’il fallait certainement faire autrement. Ce que je faisais ne fonctionnait pas. Ce qu’il manquait… C’était une structure ! Une vraie, bien solide. J’avais compris qu’écrire, c’était avant tout construire.
      Et c’est pareil dans d’autre domaine. Aucun maçon ne bâtirait une maison sans plan. Aucun menuisier ne fabriquerait un meuble sans plan. Et même s’il existe, rien n’empêche de le modifier en cours de travaux.

      Les détracteurs veillent. Dès que j’évoque la nécessité d’un plan. Les esprits s’échauffent. Dommage ! Après, chacun sa méthode.

      Aimé, si vous avez compris l’utilité d’un plan, vous avez fait un pas de géant. Le reste, si je puis dire, n’est qu’écriture.

      Bon courage pour les autres chapitres. Au plaisir de vous lire

      À vos succès d’écriture

  7. kuchiki dit :

    Pour ma part, je n’arrive pas à travailler ainsi.
    Sans doute à cause de ma formation de scénariste, je ne sais pas. J’ai une histoire, je vis avec pendant un certain temps, je l’écris tout simplement sans me soucier de plan ou de quoi que ce soit. C’est peu être ma façon de travailler qui semble ne ressembler à aucun autre. Suivre un plan ou autre me bloque plus qu’autre chose. Mais c’est vrai je vois l’histoire se dérouler ma tête comme dans un film.

  8. Wolfy dit :

    Bonjour, je préfère prévenir : mon commentaire risque d’être complètement hors-sujet par rapport à l’article ci-dessus. C’est surtout une demande d’aide en fait.

    Je suis jeune (15ans) et je joue à un jeu où je m’implique beaucoup. J’ai donc associé mon niveau pour ce jeu à mon envie d’écrire, et j’ai rédigé 8 guides d’une dizaine de pages pour certains. Lorsque je les écris, tout me vient tout seul, je dose ironie avec sérieux, tantôt je me rapproche de mon lecteur, tantôt je le vouvoie. Je garde toujours un équilibre, et, finalement, c’est plutôt facile de rester à plancher sur ces travaux pendant des heures tard dans la nuit.

    Sauf que j’ai toujours envie d’écrire. Alors j’organise un gros évènement sur le même jeu où je m’amuse à publier annonce sur annonce toutes plus originales les unes que les autres dans le but de captiver les participants.

    Là encore toutefois, ma soif d’écriture n’est pas assouvie. Alors je pense à ce roman qui me trotte dans la tête depuis maintenant trois mois. L’idée générale est là, quelques péripéties aussi. Aller, je dois avoir, disons, une bonne dizaine d’idées. C’est peu, mais c’est déjà ça. Alors je me dis « Tiens, si j’essayais d’écrire un des passages, comme ça, pour le fun ». Oui, je me le dis. J’ouvre mon document openoffice, j’écris une ligne. Puis une autre. Mes idées se bousculent dans ma tête mais je n’arrive à donner une forme concrète à aucune. Ça m’agace, et j’éteins mon ordinateur en ayant la boule au ventre – j’ai raté ce que je voulais faire pour ce soir…

    Donc voilà mon problème : quand je m’adresse à des gens, j’écris bien (suffisamment pour que ça se lise sans problème en tout cas) ; mais quand je me lance dans un passage de roman, une nouvelle… eh bien j’ai beau avoir la scène détaillée dans ma tête, je bloque. Ça ne sort pas, et ma feuille reste vierge.

    Est-ce normal ? Suis-je le seul confronté à ce problème ? Et, surtout, auriez-vous une (des) solution (s) ?

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      Je vois très bien quel problème vous avez…
      Vous dites « L’idée générale est là, quelques péripéties aussi. Allez, je dois avoir, disons, une bonne dizaine d’idées. C’est peu, mais c’est déjà ça… »

      Tout est dit dans cette phrase. Avoir l’idée générale… C’est bien. Quelques péripéties aussi. C’est déjà ça… C’est vrai !
      Mais ce n’est pas suffisant pour se lancer dans l’écriture d’un roman. D’ailleurs, vous en avez conscience et le dites vous même « C’est peu »

      Votre problème résulte d’un manque de préparation. Et vous connaîtrez chaque fois le même problème si vous vous lancez de cette façon. Au mieux vous tiendrez 20 pages, 30 pages et puis vous éteindrez votre ordi, agacé !

      Si cela peut vous rassurer, non, vous n’êtes pas le seul car de nombreuses personnes imaginent qu’une idée suffit à l’écriture d’un roman. Mais après quelques pages, ils renoncent. C’est comme si vous décidiez un matin, puisque l’idée vous trotte dans la tête depuis longtemps, de courir le marathon. Après tout, vous savez courir. Et puis vous avez déjà fait quelques tours de stade. Donc ça devrait aller…Eh bien, non, vous allez droit à l’échec !

      La solution ? Se préparer. Réfléchir à son histoire. Construire ses personnages, ses décors, faire des recherches. Établir une liste de péripéties. Connaitre les clés essentielles d’une histoire et structurer son récit, réfléchir à une fin…

      Ecrire un roman demande de la préparation et du travail.
      Parcourez ce blog, vous trouverez quantité de conseils qui vous aideront à vous lancer plus sereinement dans la belle aventure qu’est l’écriture d’un roman.

      Bon courage.

  9. Fabien Miras dit :

    Bonjour, j’avoue ne pas du tout me retrouver du tout dans cet article. Pourtant j’ai écris un roman en environ trois mois et, apparemment, il est assez bien écrit. J’ai quasiment rien retouché. Mes trucs à moi, si vous me permettez de les partager ici :

    – Ecrivez parce que vous prenez votre pied, ou que vous ne savez rien faire d’autre
    – Faire un chapitre par jour, même s’il faut rester le cul sur un chaise pendant 5 heures, tant pis
    – Trouver un ou deux personnages principaux (dans mon cas deux) et l’ambiance qui va avec
    – Chapitre un : mise en scène du premier
    – Chapitre deux : mise en scène du second
    – Chapitre trois : rencontre
    – A partir du quatre, les laisser vivre LEUR histoire, elle est vachement meilleur que celle que vous projetiez au départ
    – Dès que vous avez fini un chapitre, prenez vous la tête toute la journée pour savoir comment commencer le suivant. Vos personnages s’occuperont de le finir.
    – Ne passez pas plus d’un jour sans écrire
    – Pas de film ni de livre pendant l’écriture, même une petite réplique peut trop vous influencer
    – Écoutez la « petite musique » intérieure, c’est elle qui donne le ton, le rythme et l’honnêteté des phrases.
    – Toujours (ou presque) finir un chapitre sur une ouverture (comme dans les bonnes séries télé)
    – Ne chercher pas à tout expliquer, dans la vraie vie, on n’a jamais toute les réponses.
    – Déversez vos tripes sur les pages, même dans la fiction.
    – Une fois le point final posé… donnez vous un rituel. (verre de whisky pour moi). Savourez ce moment, vous venez d’accoucher !

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Merci pour votre retour d’expérience.
      L’important c’est de trouver la technique qui marche pour soi. Elle peut être différente pour chaque personne. Parfois il faut en essayer plusieurs avant de trouver la bonne, parfois il faut en connaitre beaucoup pour en faire un mixage gagnant.

      A vos succès d’écriture

  10. Viclajoie dit :

    Grand merci à vous qui par vos conseils, encouragez ceux qui en sentent la velléité. Je me donnerai pour discipline de tenir compte de vos orientations, Sinon je n’évoluerai guère dans mon projet. Je me suis aussi lancer juste avec un décor des chapitres avec titres et je me hâtais de démarrer avec les lignes, Mais c’est difficile à la longue, Et on en demeure qu’à cette intentionnalité velléitaire.

    Merci à vous !

  11. je suis étudiant age de 20 ans de nationalité malienne j ai commencer a écrire mon romain il y a 2 mois de cela sans un soutien moral de la part des autres écrivains mais en suivant vos conseils a vous je commence a me noyer dans une discussion contradictoire au faite le but de consultation de ce site était d améliorer mon expérience minium qui est en moi mais j en trouve le contraire moi aussi je vous conseillerais d organiser votre façon de conseiller les jeunes écrivains qui sont sur le point de commencer leurs carrières merci a vous tous

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      Je ne comprends pas ce que vous dites.
      Si vous considérez que la consultation d’Aproposdecriture perturbe votre écriture plus qu’elle ne vous aide, il y a une façon simple d’y remédier. Cessez de le lire.

      Bien à vous

  12. Tamara dit :

    Bonjour !

    J’ai trouvé vos avis très enrichissant. Au départ, j’écrivais aussi sans plan et je me suis retrouvée souvent dans des impasses.
    Je m’explique : les personnages n’en faisaient qu’à leur tête et au final je me retrouvais à un point où j’étais bloquée.

    Au fur et à mesure, j’ai fait des plans. J’en fais toujours dans ma tête, j’ai toutes les scènes qui se succèdent et les personnages. Voilà quand j’écrivais sur de la fanfiction.

    Depuis peu, je me suis lancée dans l’écriture d’un roman. Je suis au premier chapitre et j’ai le plan du premier livre, cependant j’ai un léger souci.

    J’ai l’impression que je fais agir trop de personnages au chapitre 1. Ces personnages ne seront pas dans la suite directe du tome 1, mais je les ai présentés quand même comme ils sont de la famille du personnage principal.
    C’est trop de mettre en scène 4 personnages au chapitre 1 ? C’est un chapitre de trente pages. Je fais à chaque fois interagir un personnage différent après une coupure à la troisième personne au point de vue narratif interne.

    Bonne soirée !

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Tamara

      Primo… j’ai écrit des années sans plan… Et des années j’ai échoué. Et des années, mes écrits sont allés rejoindre les autres inachevés.
      Vous le décrivez très bien. Les personnages se mettent à faire n’importe quoi. Et l’intrigue file entre les doigts page après page pour finir en cohérence douteuse. Donc… Plan, Plan, plan… et préparation de son travail !

      Maintenant, pour répondre à votre question. Le premier chapitre doit présenter votre personnage principal et mettre les premières pierres de votre histoire. Si les personnages n’interviennent pas dans le récit… Pourquoi voulez-vous en parler en détail. Quelques mots, sur eux, juste ce qui est nécessaire. A trop délayer et noyer le poisson, vous risquez de noyer l’histoire… et la faire sombrer.

      A vos succès d’écriture

  13. Hogert dit :

    Bonjour, je suis tombé par hasard sur votre blog, et je le trouve très intéressant et d’une grande utilité pour vos conseil. Et je me demandais si vous pouviez me donner quelques petits conseils pour le roman que je veux écrire. Voilà en fait depuis mes 12 ans( maintenant j’ai 16 ans), j’ai découvert une écrivain que j’admire beaucoup et les fics qui m’on donner la pasion des livre et l’envie d’écrire un romain. Alors mon problème ne vient pas de l’inspiration ou de l’imagination (non de se côté là je suis au top, et aussi hyperactive sur certaine choses) mais sur ma paresse. Je suis très facilement ennuyer et fatiguée et je met des mois pour trouver la motivation d’ecrire (parce que j’ecris des fanfictions), par contre je ne dis pas que je suis une feignasse non quand je trouve la motivation je passe six heures sur mon ordi non stop et commence mon chapitre et ne quitte pas internet tant que celui-ci n’est pas terminé. Alors j’aimerais beaucoup que s’il a une solutions a mon problème et bien que vous me l’écriviez s’il vous plaît.

    En espérant recevoir une réponse positive sur ce ciassu.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      Pouvoir écrire 6 heures c’est bien… mais c’est presque trop !
      Je m’explique mieux vaut écrire un peu chaque jour que d’écrire 6 heures une fois par mois. C’est assez logique. C’est comme si tu courrais 6 heures et plus ensuite… Normal ton corps doit récupérer.
      Un écrivain, c’est comme un sportif. S’il veut progresser, il doit s’entrainer. Au fil des entrainements, des automatismes vont se mettre en route. Et chaque fois tu feras mieux.
      Donc choisis dans ta journée le meilleur moment pour écrire. Selon ton planning. Case 30 minutes d’écriture chaque jour. Donne toi des objectifs, des résultats à obtenir. Et chaque jour mets toi au boulot. C’est plus facile d’avancer quand on a un objectif, une direction à suivre. Ton objectif peut tout simplement être un nombre de mots atteindre. Un temps. Ou un thème du genre construire son personnage principal… Là tu verras des résultats. Car chaque jour tu auras fait quelque chose pour avancer ton travail d’écriture.

      Voilà, j’espère t’avoir donné quelques pistes. Rien ne se fait sans discipline ni travail. L’écriture est très exigeante si on veut vraiment la prendre en main !

      A tes succès d’écriture

      • Hogert dit :

        Merci beaucoup pour votre conseil, je crois qu’il va bien m’aider. Alors je vais me servir de cette journée pour me faire le planning dont vous parlez et le nombre de mots que je veux atteindre pour commencer demain. En tout cas je vous remercie une deuxième fois, et cette fois pour tous les articles que vous avez publiés qui sont d’une grande utilité pour pouvoir avancer dans nos écritures.
        Donc merci sur ce ciassu.

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