Persévérance : la première qualité de l’écrivain

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Il y deux semaines, j’ai reçu un mail. Disons plus exactement que j’en reçois plusieurs chaque jour mais celui-là m’a vraiment interpellée…

 

 

 

 

Avant de poursuivre, j’en profite pour m’excuser. Je ne réponds pas aussi vite que je le voudrais mais le temps me file entre les doigts en ce moment et je peine à être à jour dans mes réponses. Donc patience… elles viendront !

Cette précision faite, je reviens à ce fameux mail… à son contenu : une question !

Quelles qualités faut-il pour devenir écrivain ?

 

Eh bien, mon avis va peut-être vous étonner mais pour moi, la qualité essentielle pour l’écrivain, c’est… la persévérance !

 

Pourquoi ?

 

1 / L’écriture est un art exigeant et difficile

 

Quand on se lance dans l’écriture, il faut affronter de nombreuses difficultés.

Les doutes, les blocages, le manque d’inspiration, le manque de technique… Il faut lire et beaucoup travailler pour espérer progresser. Un travail de très longue haleine !

Écrire, c’est souvent se retrouver seul devant son clavier avec des mots qui ne viennent pas toujours.

 

2 / Persévérer sur la longueur

 

Sans persévérance, impossible de se lancer dans l’écriture d’un roman, un projet qui peut s’étaler sur des semaines, des mois, voire des années ! Sans compter que hormis vous, tout le monde se fiche de ce dit roman qui restera peut-être à jamais un manuscrit.

Écrire un roman demande un énorme travail et un gros investissement de la part de l’auteur. Sans persévérance, ce genre de projet est impossible. Combien d’heures faudra-t-il passer assis devant son clavier pour taper le mot fin ?

 

3 / Persévérer pour faire éditer son roman

 

Une fois le roman achevé, si vous croyez la bataille contre vous-même terminée…

Vous rêvez !

Car si je puis dire, vous vous préparez à une nouvelle épreuve : trouver un éditeur. Un parcours du combattant ardu et tout aussi décourageant que votre travail d’écriture.

Dans le meilleur des cas, votre roman sera retenu. Mais c’est plus souvent les refus qui feront votre quotidien ! Et là, il faudra vous battre contre vous-même. Reprendre l’écriture, repartir sur un autre projet. Avec pour seul atout, l’expérience du premier. Écrire encore et toujours avec l’idée d’un échec dans un coin de la tête. Pas facile !

 

4 / Persévérer encore et toujours même après publication

 

La chance vous a souri. L’éditeur a retenu votre roman. Bientôt, il sera publié. Ouf !

Mais ne vous réjouissez pas trop vite. Car après votre belle réussite, vous aurez l’éditeur sur le dos, pressé de faire paraitre un nouveau roman et surtout des lecteurs à ne pas décevoir. Pris entre deux feux… Il faudra assumer cette pression, tout en écrivant.

***

Quand je lis tout ce que je viens d’écrire, je me dis qu’il faut être un peu dingue pour s’échiner à écrire, à lutter contre soi-même, à affronter les houles violentes… et pourtant comme beaucoup d’autres passionnés, je ne pourrais vivre.

Pour ceux qui sont accros comme moi depuis des années… la persévérance, on connait. On pratique même depuis longtemps !

Pour celles et ceux qui se lancerait dans l’écriture, mieux vaut qu’ils sachent que sans persévérance, il est inutile d’espérer écrire et progresser.

Je finis sur cette belle citation de Ralph Waldo Emerson :

 

S’il y a quelque chose de grand en toi, il ne se manifestera pas dès ton premier appel. Il n’apparaîtra pas et ne viendra pas à toi facilement, sans travail et sans effort.

Pensez-vous comme moi que la persévérance est la première qualité de l’écrivain ?

À vos succès d’écriture…

 

 

17 commentaires

  1. Agnes dit :

    Bien dit, Marie-Adrienne ! Merci !
    J’aimerais un article donnant des conseils pour se livrer au parcours du combattant et trouver un éditeur.
    Pourrais-je espérer cela de toi ?
    De toutes façons, j’apprécie beaucoup ton blog. Merci pour ce beau travail.

  2. Lucie dit :

    Bravo pour cet article. Oui, l’écrivain doit être persévérant, sinon il ne pourrait jamais en venir à bout. Ça prend aussi beaucoup de discipline pour mener le projet à terme. Dire que cela prend tellement peu de temps à lire comparativement à celui d’écrire. Sans compter toutes les relectures que cela nécessite. Ce pourquoi écrire est une passion ou doit le devenir, ainsi la persévérance devient naturelle.

  3. Y. Knight dit :

    Je ne peux qu’être d’accord avec cet article, la persévérance est la clé !
    Je n’ai qu’à relire les premières lignes que mon imagination a créé et les comparer avec les plus récentes. La différence est flagrante ! L’expérience ne tombe pas du ciel et le talent non plus.

    Merci pour vos conseils avisés, au plaisir de lire un nouvel article plein de sens.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Eh oui..! Du travail, encore du travail.

      « Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : Polissez-le sans cesse et le repolissez ; Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »

      Nicolas Boileau

      À vos succès d’écriture

  4. Merci Marie-Adrienne pour ce bon conseil !

    A cette liste, je rajouterai la persévérance de l’auteur indépendant qui s’est auto-publié (sur Amazon Kindle par exemple) et qui doit maintenant effectuer sa propre promotion. Un véritable travail sur le long terme pour aller à la rencontre de ses lecteurs. 😉
    Le dernier article de Jean-Philippe Touzeau : Aujourd’hui, je vous insulte (mais c’est pour votre bien)My Profile

  5. Marie-Thé dit :

    Merci beaucoup Marie-Adrienne pour ton blog plein de conseils qui nous boostent sans cesse.

  6. Geneviève dit :

    Bonjour Marie Adrienne

    Je suis entièrement d’accord avec vous. Tout le monde parle du talent, on le met à toutes les sauces et pourtant, on peut avoir tout le talent qu’on veut, sans persévérance, il ne servira à rien ou si peu.

    Refuser d’écouter ceux qui affirment sans rien y connaître qu’on perd son temps. Parfois des années et des années de travail sans rencontrer le succès et pourtant écrire. Les plus grands noms ont commencé dans l’ombre, dans la galère et ils y sont arrivés malgré les échecs.
    Je ne renie pas leur talent, mais s’ils avaient arrêté, découragés par le premier refus, des millions de lecteurs n’auraient pu découvrir ni Harry Potter, ni les démons qui agitent la plume de Stephen King.

    Sans leur persévérance, ils n’y seraient pas arrivé. Ils seraient simples anonymes, des inconnus avec des idées plein la tête. Comme beaucoup de gens, comme beaucoup d’auteurs amateurs.

    Bon courage à tous ceux qui veulent écrire

  7. kuchiki dit :

    ça me fait penser à l’apprentissage du Japonais.

    C’est pareil, il faut de la persévérance.

    Mon premier roman, et bien l’histoire est bien construite, sauf qu’il y avait plein de fautes. Des fautes oui mais qui peuvent se corriger, donc pour s’améliorer il n’y a pas d’autres choix que d’écrire et écrire encore.
    J’ai passé le stade de finir un roman, j’en suis à 7 si je me souviens bien. Le plus long c’est la correction. Parce que là, il y a peu de monde pour nous aider. A par les professionnel qui eux sont payant et là c’est pas donné à tout le monde. Envoyer un roman non corrigé c’est suicidaire…
    Le parcours est long et fastidieux, mais ça ne compte pas pour ceux qui écrivent par plaisir.

    • claudette drolet dit :

      Merci pour vos encouragements. Je viens de prendre ma retraite et j’ai commencé à mettre dans un cahier des histoires qui mijotaient dans ma tête puis un jour j’ai remis mes cahiers à un couple de mes amis et ils ont trouvé cela intéressant. J’ai persévéré et j’ai pensé un jour les présenter chez un éditeur. Je savais que j’aurais beaucoup de travail à faire mais je n’ai jamais suivi de cours ou formation en écriture alors la présentation n’était pas adéquate. On a refusé mes histoires tout en me disant de continuer d’écrire et de ne pas me décourager. Alors j’ai repris mes trois manuscrits et j’ai décidé de rencontrer un professeur en écriture pour me conseiller. J’apprécie beaucoup l’aide que vous m’apporté. Aussi j’ai une faiblesse dans la grammaire et je croyais qu’avec Word cela corrigerait mes fautes mais ce n’est pas tout à fait le cas.
      Je vais prendre mon courage à deux mains et je vais corriger la présentation et aussi les fautes. Même si cela prendra deux ans je vais mettre l’épaule à la roue.
      Bonne journée.

      • Marie-Adrienne Carrara dit :

        Bonjour

        Pour vous aider en matière de correction, je vous conseille le logiciel Antidote. Il est payant, environ une centaine d’euros, mais c’est un bon investissement pour qui veut écrire.

        Bien à vous

  8. Hana dit :

    Bonjour,
    Simplement pour vous remercier. C’est un encouragement pour persévérer, même dans la vie de tous les jours !!!
    Merci

  9. Aurélie dit :

    Persévérance…

    Je ne sais pas. Je ne me force pas pour écrire. L’écriture est pour moi un voyage, comme l’est la lecture. Et quand on aime voyager, nul besoin de persévérance pour aller découvrir de nouveaux paysages.

    Pour moi, la qualité primordiale de l’écrivain c’est de ne jamais cesser de rêver.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      Il ne s’agit pas de forcer mais de se tenir à un son projet. Il n’est pas toujours facile de rester motivé sur un long projet comme un roman. Parfois, on peut baisser les bras et il faut trouver la force parfois de surmonter le problème.

      Bien à vous

  10. Marie dit :

    Tellement bien dit ! J’écris depuis toujours et ne me rends jamais jusqu’à la fin du processus par manque de confiance. Je me souhaite de persévérer un jour… Je travaille là-dessus. Merci pour l’article.

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