7 habitudes d’écriture à prendre aux grands auteurs

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Je suis toujours en quête d’une habitude de travail qui me permet d’écrire de façon cohérente et la plus régulière possible. Pourquoi ? Parce que celle que j’utilise finit toujours par s’épuiser et qu’un peu de « sang neuf » relance les possibilités d’écriture.

 

 

 

Comme je l’ai souvent dit, on peut progresser en écriture en étudiant la technique littéraire, mais aussi en lisant les biographies des auteurs car ils y dévoilent parfois quelles habitudes d’écriture qui ont mené à leur succès.

Que peut-on apprendre des grands écrivains ?

 

Vous trouverez ci-dessous quelques-unes des habitudes de travail de certains grands auteurs…

Bien sûr, il n’y a pas qu’une façon d’atteindre le succès. Certains écrivains aiment écrire un nombre de mots ou de pages chaque jour, tandis que d’autres sont heureux d’écrire une page ou une phrase. Certains aiment écrire des heures alors que d’autres préparent des fiches avant de s’atteler à l’écriture. Certains écrivent debout, d’autres couchés…

Il n’y a pas une manière qui fonctionne. Testez et adoptez celle qui fonctionnera le mieux pour vous (et partagez-la dans les commentaires !).

En attendant lisez cet article, peut-être trouverez-vous une autre façon de faire chez ces grands auteurs américains.

 
 

1. Stephen King. Dans son livre Ecriture : Mémoires d’un métier, Stephen King dit qu’il écrit 10 pages par jour, tous les jours, même les jours fériés. Cette grande quantité d’écriture quotidienne l’a conduit à d’incroyables résultats : King est certainement l’un des écrivains les plus prolifiques de notre temps !

 
 

2. Ernest Hemingway. En revanche, Hemingway écrivait 500 mots par jour. Il travaillait tôt le matin pour éviter la chaleur et écrire dans la paix et la tranquillité. On peut noter un fait  intéressant : bien qu’alcoolique, Hemingway dit n’avoir jamais écrit en état d’ébriété.

 
 
3. Vladimir Nabokov. L’auteur de Lolita, Feu pâle et Ada ou l’ardeur : Chronique familiale écrivait debout, et tout sur des fiches. Cela lui permettait d’écrire des scènes non séquentielles, et surtout de réorganiser ses plans comme il le souhaitait. Son roman Ada ou l’ardeur a nécessité plus de 2000 fiches.
 
 

4. Truman Capote. L’auteur de Petit-déjeuner chez Tiffany et De sang-froid prétendait être un « auteur totalement horizontal. » Il écrivait au lit ou allongé sur un canapé, avec une cigarette et un café. Au fil des heures, le thé succédait au café puis au sherry ou au martini. Il écrivait ses premiers et seconds jets au crayon. Puis toujours alité,  il les reprenait à la machine à écrire posée en équilibre sur les genoux.

 
 
5. Philip Roth. Un des plus grands écrivains américains vivants, Roth travaille debout et pense en marchant. Il a affirmé marcher un demi-mile pour chaque page écrite. Pour information, 1 mile représente très précisément 1609,344 mètres, soit un tout petit peu plus que 1,6km !

Il sépare écriture et vie personnelle. Autrement dit, il n’écrit pas où il vit et dispose d’un studio indépendant de chez lui. Il travaille à un pupitre qui ne donne surtout pas sur une fenêtre histoire d’éviter toute distraction.

 
 

6. James Joyce. Dans le panthéon des grands écrivains du siècle dernier, Joyce occupe une place importante. Et tandis que les écrivains les plus prolifiques se fixent une limite de mots ou de pages, Joyce se vantait de prendre son temps avec chaque phrase.

Une anecdote célèbre court d’ailleurs à ce sujet-là. Un jour, Joyce croise un de ses amis dans la rue. Ce dernier lui demande s’il a fait une bonne journée d’écriture. Et Joyce lui répond oui très joyeusement. Ce jour-là, il avait écrit trois phrases !

 
 

7. Joyce Carol Oates. Cet écrivain extrêmement prolifique comme le montre sa bibliographie et l’article du blog a remporté de nombreux prix, dont le National Book Award.

Elle écrit à la main, et préfère écrire le matin, avant le petit déjeuner. Joyce Carol Oates enseigne l’écriture, et les jours de cours, elle dit écrire une bonne heure avant de partir pour sa première heure d’enseignement. Les autres jours, lorsque l’écriture se passe bien, elle peut travailler pendant des heures sans interruption – et prend le petit déjeuner à 14 ou 15 heures !

 

Voilà quelques habitudes d’écriture parfois surprenantes qui ont cependant bien réussi aux auteurs.

Il y a mille et une façons d’écrire. L’important est de trouver et d’adopter celle qui vous convient le mieux. Mais si vous sentez votre motivation décliner, n’hésitez pas à changer votre habitude de travail, votre façon de faire ou le lieu où vous écrivez.

 

À vos succès d’écriture…

 

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16 commentaires

  1. Cassandra dit :

    Article très intéressant comme toujours 🙂 je ne tiens pas en place, je bouge tout le temps, je ne supporte pas de rester plus de 15 minutes assise au même endroit, du coup j’ai aménagé ma chambre de façon à pouvoir écrire aussi bien avachie sur mon lit qu’à mon bureau face à mes posters, ou sur un autre face a ma fenêtre, voire même assise par terre…

  2. Cristy dit :

    Bonjour, merci pour cet article, je trouve très intéressant de savoir toutes ces petites anecdotes sur les auteurs et leurs façons d’écrire 🙂

  3. Jean dit :

    Il est toujours intéressant – et dans ce cas-ci amusant – de savoir comment d’autres travaillent.

    Personnellement, je me limite à 750 mots par jour. Plus que cela et l’ahane. Je me souviens du conseil de Stephen King (dans « Ecriture : mémoire d’un métier ») : « Commencez petit. Ecrivez, au début 1000 mots par jour » (j’ai recherché la citation exacte, mais ne l’ai pas revue, je cite donc – mal – de mémoire). 1000 mots par jour !!! Je préfère, et de loin, la méthode d’Hemingway et ses 500 mots car je peux passer un peu de temps à relire, à corriger, ce que je n’ai pas trop le temps de faire si j’écris 1000 mots.

    J’écris sur un ordinateur (rien d’original à cela). Mes 750 mots ne viennent pas d’une traite, mais je les produis en deux ou trois séquences, séparées par quelques instants de marche dans ou autour de la maison (j’ai la chance d’avoir un grand jardin). J’effectue aussi chaque jour une promenade solitaire d’à peu près une heure, ce qui m’apporte de nombreuses idées.

    Bonne journée à tout le monde. Merci à Marie-Adrienne.

    Jean

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Jean

      Merci pour votre commentaire.
      Une promenade peut effectivement être une grande source d’inspiration.
      Quant à 750 mots par jour, c’est un très bon rythme !

      À bientôt

      • Jean dit :

        J’ai retrouvé le texte exact de Stephen King. Il nous conseille de nous fixer un objectif quotidien. Voici l’extrait :
         » Comme pour un exercice physique, il vaut mieux commencer par ne pas mettre la barre trop haut, pour ne pas se décourager. Je vous suggère mille mots par jours et, comme je suis magnanime, je vous accorde aussi un jour « sans » par semaine, du moins au début. » (Stephen King, « Ecriture Mémoire d’un métier » – Le Livre de Poche, n° 15145, p. 183.
        Mais, comme pour refroidir un peu notre bel enthousiasme (ou l’encourager), il parle plus avant dans le livre de deux mille mots : « J’aime bien rédiger dix pages par jour, ce qui équivaut à deux mille mots, soit cent quatre-vingt mille sur une période de trois mois ; cela correspond à une bonne longueur. » (Id., page 182). Et il écrit de la sorte 365 jours par an (je parie qu’il se réjouit lorsqu’une année est bissextile).
        Je ne suis pas Stephen King !!!

  4. Audrey dit :

    Merci pour cet article 🙂
    Pas de nombre de mots ou de pages chez moi (mais je vais y penser car j’ai une fâcheuse tendance à revenir en arrière sur ce que j’ai déjà écrit). J’écris au moins une demi-heure par jour, le soir, quand les enfants sont couchés. Parfois une heure. C’est la seule chose que je « m’impose ».
    Un truc inspiration, c’est la musique: j’adore me mettre dans l’ambiance d’une scène par un choix de chanson, de style musical. J’écris presque toujours avec un casque sur les oreilles pour m’isoler de tout le reste.

    A bientôt et bonne écriture à tous.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Audrey

      Merci pour votre commentaire.

      Comme vous, j’écoute de la musique en fonction des scènes à écrire. Mais je ne peux pas écrire tout le temps le casque sur les oreilles. La musique devient vite une distraction et je ne reste pas suffisamment concentrée pour travailler efficacement.
      Chacun a sa façon d’agir. Voilà tout l’intérêt des partages. On peut avoir envie d’essayer les techniques des autres.

      Merci pour le partage. A bientôt

  5. Bonjour,

    Très intéressant.
    Je connaissais la méthode de Stephen KING pour avoir lu son livre – Ecriture : mémoire d’un métier. Mais je ne connaissais pas les autres. C’est amusant de ce dire que certains ont la même méthode que soi.
    J’écris toujours un premier jet sur une feuille. Je trouve que le stylo libère plus facilement le flot de mes idées chez moi. Je n’hésite pas à raturer, faire des flèches, des annotations, des synonymes… C’est plus libérateur.
    j’avais essayé l’ordi et la musique, mais c’est trop perturbant pour mes premiers jets, je le garde maintenant pour les relectures ou les scènes d’action. Je me mets en condition avec la bonne musique (en général des BO exclusivement instrumental).

  6. LIENARD dit :

    BONJOUR QUAND J ECRIS DES MESSAGES L ECRITURE EST TRES PALE QUE FAIRE§§

  7. MB dit :

    Je suis plus d’accord avec Joyce. Parfois, je suis très inspirée et parfois, je n’ai aucune envie d’écrire. Pour moi, on ne doit pas se forcer, car il faut avant tout écrire pour don plaisir. Personnellement, j’ai remarqué que j’écris surtout après une grande colère ou un choc, ça m’aide.
    Merci pour cet article

  8. Axel dit :

    Bonjour,
    Je parcours votre site depuis quelques temps déjà, depuis que j’ai commencé à écrire « sérieusement ». Je suis du genre à vraiment vouloir écrire mais je procrastine, souvent par stress. Lire vos articles quand je n’écris pas me permet de me redonner courage d’une certaine manière. Je vais partager ma façon d’écrire avec vous comme proposé dans l’article.
    Tout le monde écrit différemment en effet. Moi, c’est à l’ordinateur, en mode avion en général et je m’assois pour plusieurs heures. Entre 1h30 et 4h. J’ai une limite fixe de 5500 caractères (env. 1000 mots) mais je la dépasse toujours, j’essaye en tout cas (7000 caractères par jour environ). Comme dit plus haut, écrire autant ne me permet pas, personnellement, de me relire et de soigner mon style.
    J’imagine le processus en cours comme un premier jet qui une fois sorti sera fini et pourra être corrigé.
    Je ne me fais pas trop d’espoir à propos de la durée d’écriture alors une étape de plus ou de moins… Si je veux achever le projet il faudra « payer ».
    Ces séances épuisent psychiquement et parfois comme aujourd’hui j’angoisse de devoir m’asseoir pour écrire… Mais d’un côté j’ai envie de faire progresser l’histoire.
    On tergiverse beaucoup mais au final, on est ce qu’on fait régulièrement. C’est dur mais il faut le faire…
    En tout cas merci

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Axel

      Procrastiner par stress… c’est assez fréquent pour un auteur. Et je suis ravie de lire que les articles du blog vous redonnent courage.
      L’autre gros défaut, c’est de se lancer dans l’écriture sans préparation. Alors je sais bien… certains prétendent écrire sans plan. Tant mieux !
      Personnellement, j’ai cru longtemps que le plan et une grosse préparation n’étaient pas utiles. Du moins qu’elles gêneraient ma créativité. J’ai pris des tas de gadins et chargé mes tiroirs de manuscrits inachevés. J’ai mis du temps à comprendre, qu’au fond, la préparation et un plan seraient mes planches de salut. Que ces contraintes de base constitueraient finalement ma liberté d’écrire plutôt que l’inverse.

      Le jour où j’ai admis cela, tout a changé pour moi. Alors je prépare… et quand ma préparation est quasi finie (sans compter que rien n’est figé et que les choses peuvent évoler en cours d’écriture)… je me lance dans l’écriture en sachant où je vais et je ne m’occupe de rien d’autre ! Enfin c’est ma façon de fonctionner. Elle n’est pas universelle. Juste je voulais vous dire qu’il m’a fallu des années pour revoir ma façon de faire et comprendre tout cela. Entre temps, je ne compte plus les manuscrits inachevés et les blocages en tous genres qu’il m’a fallu surmonter… alors que la solution finalement se trouvait juste dans la Préparation. Je mets une majuscule car la préparation doit être générale. Il faut préparer votre histoire mais aussi soi, son organisation, son lieu de travail…

      Bon courage à vous

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