10 secrets pour écrire de meilleures histoires

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Au fond, quand on aime, écrire n’est pas si compliqué. En revanche, écrire une BONNE histoire est déjà plus difficile !

 

 

 

 

 

Il y a deux ou trois semaines, je me demandais comment Pixar parvenait à sortir presque un film à succès chaque année. Mais en lisant un article sur les studios Pixar, j’ai découvert que les équipes mettaient 6 ans à développer chaque film et qu’elles consacraient tout ce temps à l’histoire.

Dans cet article, vous allez découvrir des conseils pour écrire une histoire, mais surtout les secrets essentiels pour écrire une BONNE histoire.

 

Tout ce que je sais sur la façon d’écrire une histoire

Depuis je me suis passionnée pour l’écriture, je n’ai jamais cessé de réfléchir à la façon d’écrire des histoires. J’ai beaucoup travaillé et lu des quantités de livres sur l’écriture. J’ai expérimenté les nombreuses méthodes exposées par les auteurs eux-mêmes, les scénaristes ou les pros de la dramaturgie.

Les dix étapes suivantes sont un condensé de ce que j’ai appris sur la façon d’écrire une bonne histoire. J’espère que ces 10 points vous faciliteront le travail. Ils offrent l’opportunité d’aller plus loin et de faire un nouveau pas dans votre propre exploration sur la façon d’écrire une histoire.

 

1 / Écrivez en une seule séance

 

Écrivez le premier jet de votre histoire dans un temps aussi court que possible.

Si vous écrivez une histoire courte, essayez d’écrire en une seule séance.

Si vous écrivez un roman, essayez de l’écrire durant une saison (trois mois).

Ne vous inquiétez pas trop des détails à l’avance. Vous pourrez le faire une fois que vous savez que vous avez une histoire à raconter.

Votre premier jet est un processus de découverte. Agissez comme l’archéologue qui creuse à la recherche d’une ancienne cité d’argile. Vous possédez bien quelques indices sur l’endroit où votre ville est enterrée, mais vous ne savez pas à quoi elle va ressembler tant que vous ne l’aurez pas mis au jour.

La seule chose à faire : CREUSER !

 

2 / Développez VOS personnages

 

Lorsqu’ils se lancent dans un roman, la plupart des écrivains ont tendance à créer un personnage qui corresponde à l’intrigue qu’ils ont imaginée, et ensuite à plonger illico dans la partie exaltante qu’est l’écriture de l’histoire.

Mais beaucoup oublient l’existence nécessaire d’un « groupe de personnages » solide, les « acteurs » autour du protagoniste qui donnent vie au livre.

S’accorder du temps pour les étapes de la planification du roman afin de créer un ensemble de personnages auxiliaires forts et réalistes aidera votre processus d’écriture.

Sans compter que ,savoir à l’avance quels personnages seront nécessaires à telle  ou telle « scène » de votre histoire pendant chaque étape de l’intrigue peut vous éviter le syndrome de la page blanche avant même de commencer !

Alors, distribuez les rôles à vos personnages.

 

 3 / Créez Suspense et Drame

 

Pour créer du suspense, introduisez une question dramatique.

Qu’est-ce qu’une question dramatique ?

Quelque chose du genre « Que va-t-il faire ? » Ou « Deviendra-t-il l’homme de ses rêves ? » « Atteindra-t-il son but ? »…

En mettant en doute le destin de votre personnage, vous obligez le lecteur à s’interroger sur la suite des événements.

Pour bien amenez cette question dramatique, limitez volontairement le flux d’informations au lecteur. Trop d’infos d’un coup nuiraient à la tension et au suspense.

 

4 / Ne dites pas, montrez !

 

Que signifie cette phrase ?

Nous avons trop tendance à dire sans montrer. Et pire, à trop dire sans montrer. Les lecteurs sont capables d’imaginer eux-mêmes et de se faire un avis sans que vous leur mâchiez le travail. Créez une image dans l’esprit du lecteur.

Cette citation d’Anton Tchekhov illustre le mieux cette formule

Ne me dites pas que la lune brille. Montrez-moi le reflet de sa lueur sur un verre brisé. 

 

Exemple :

(dire)

La maison était délabrée et sale.

(Montrer)

Les fleurs dans le jardin de devant étaient fanées depuis longtemps. L’herbe montait à la hauteur des genoux. La peinture des cadres de fenêtres était écaillée. Quand Sarah poussa la porte d’entrée, une forte odeur de moisi la saisit. Des taches d’humidité recouvraient les murs du couloir et ceux de la salle à manger. Le plancher était inégal et grinçant.

 

Bon, j’ai écrit vite fait, mais vous avez certainement compris !

 

5 / Écrivez de bons dialogues

 

Écrire de bons dialogues tient à deux choses : la connaissance intime de vos personnages et beaucoup de réécriture.

Chaque personnage doit avoir une voix unique. Vous devez vous assurer que vos personnages ont tous un ton différent.

Lisez le dialogue de chaque personnage et demandez-vous :  cette réplique « sonne-t-elle » comme mon personnage ?

Si votre réponse est non, alors vous avez un peu de réécriture à faire !

En vous tenant à cette technique, vous allez réduire les utilisations de « dit-il » et « elle a dit » Que l’on s’efforce souvent de remplacer par d’autres formules « a-t-il hurlé », « a-t-elle annoncé » et « il a parlé avec véhémence », mais ces dernières sont source de lourdeur et de distraction inutiles.

 

J’espère que vous ferez bon usage de ces 5 conseils d’écriture fondamentaux.

Je vous délivre les 5 autres dans un prochain article.

PS : un petit mot pour m’excuser auprès de celles et ceux qui m’ont adressé des mails et attendu un peu la réponse. Vous avez aussi certainement remarqué que jeudi dernier, j’ai loupé notre rendez-vous ! Je me suis envolée pour Montréal où j’ai passé une merveilleuse semaine. Les Montréalais sont ouverts, sympathiques et chaleureux. Un super voyage !

 

À vos succès d’écriture…

 

Pensez-vous déjà appliqué tous ces conseils d’écriture ? Lequel vous pose le plus de difficulté ?

 

Cet article vous a plu ? Partagez-le sur votre réseau social préféré, je vous en serais très reconnaissante.

 

 

16 commentaires

  1. FERHANI Jacqueline dit :

    Merci Marie-Adrienne pour ces précieux conseils. Le mieux à faire, c’est de les avoir sous les yeux pour ne pas les perdre de vue. Je vais m’en servir pour ne pas faire comme mon premier roman où j’ai dû le retravailler des centaines de fois avant qu’il ne tienne la route ! J’attends avec impatience la suite et grand merci à vous

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Jacqueline

      Pas de baguette magique, juste des règles à appliquer qu’on occulte vite quand on se lance dans l’écriture d’un roman.
      Bien à vous

  2. isabelle dit :

    Bonjour,

    Très intéressant ! J’attends la suite avec impatience…comme toujours. Merci.

  3. Mathew Mac'C. dit :

    Bonjour !

    Petite question sur la partie « ne pas dire mais montrer »: en effet, tout le monde le répète, il vaut mieux se lancer dans une description qui immerge le lecteur plutôt que de lui dire « la maison est vieille, débrouille toi pour la visualiser. » Pourtant personnellement j’ai tendance soit à tomber dans le cliché lors de mes descriptions, soit à en faire DES TARTINES.

    Qu’en pensez vous : Faut-il chercher à faire dans le descriptif original (quitte à basculer dans une vision très personnelle du monde) ?
    Faire de la description pour « montrer », oui, mais faut-il quand même se refréner et ne pas en faire des tonnes ? Ou alors est-il préférable de coller des synesthésies dès que possible ?

    CMathew.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      La difficulté du « ne pas dire mais montrer » réside dans le bon dosage. Il y a quand même un monde entre la « tartine » avec deux adjectifs pour chaque mot et le « dire ». Dans la description, se limiter à l’utile suffit. Je reçois des textes tous les jours et je lis des descriptions à n’en plus finir jusqu’à des détails qui alourdissent le texte sans rien amener à l’histoire. Écrire avec les cinq sens, c’est bien. Maintenant, il ne faut pas y recourir systématiquement. Tout est question de modération.

      Bien à vous

  4. Encore de bons conseils, merci Marie-Adrienne.
    En ce qui me concerne, c’est du côté de votre premier point que j’éprouve le plus de difficultés…
    Il m’a fallu plus d’un an pour écrire le premier jet de mon roman. On ne peut pas dire que ce soit une vitesse époustouflante.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      C’est vrai, un an c’est pas une vitesse époustouflante mais je persiste à croire qu’il vaut mieux s’attarder sur un premier jet plutôt que de reprendre cinq fois son roman !
      Bon courage

    • Agnes dit :

      Genevieve, je tombe dans le même panier que vous. Cela fera bientôt un an que j’ai commencé mon premier roman… Et il n’est pas fini!
      Je suis reconnaissante à Marie- Adrienne pour ses bons conseils.
      Et merci à vous qui me fait savoir que je ne suis pas seule à rêver de.plus de vitesse.
      Tout ceci m’invite à me mettre sérieusement au travail!
      Merci!
      Agnes

    • Je suis dans le même cas que vous, Geneviève et Agnes.
      J’écris mes premiers jets en 1 an environ, et je m’attarde sur chaque mot. Il faut savoir que j’écris avec une feuille et un crayon – je me sens plus libre ainsi, me permettant de barrer, de faire des flèches si besoin, des astérisques, pour trouver des synonymes.
      J’admire les personnes qui bouclent un premier jet en 3-4 mois. Et je suis contente quand j’écris 5 pages en une soirée, alors qu’ensuite, je ne suis capable que de quelques phrases le jour suivant.

      Merci pour ces conseils, Marie-Adrienne et à vous tous, pour ces commentaires, qui me font sentir moins seule dans le quotidien mon écriture.

  5. Anne dit :

    Merci infiniment pour vos précieux conseils !!!!
    Je me mets de ce pas à inclure vos conseils dans mon écriture ! Je suis sur que cela me sera favorable.

    XOXO

  6. Floriane dit :

    Bonjour,

    Mon roman se compose en plusieurs parties très distinctes, et, j’ai fini mon premier jet sur la première mais je n’ai toujours pas commencé les autres afin de m’atteler à la réécriture pour avoir une belle première partie à faire lire à une personne qui me donne des conseils.
    J’aurais aimé avoir votre avis :
    – est-il plus judicieux de bien travailler cette partie
    – ou est-il plus logique d’écrire le premier jet de toutes les parties et de revenir sur l’ensemble une fois terminer ?

    Bien travailler la partie me permet de progresser dans les liens entre les personnages, le style d’écriture et les descriptions, toutefois, j’ai l’impression de ne pas avancer dans l’histoire et beaucoup d’idées me viennent que je ne peux que mettre de côté.

    En attente de votre précieux conseil.
    Merci, FC

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Floriane

      Je vous conseille de continuer. S’arrêter à la première partie pour la retravailler serait à mon sens pénaliser l’imagination, la motivation, etc. Quand les trois parties seront terminées. Stoppez tout. Laissez décanter un temps, et reprenez votre travail dans son intégralité. Là, vous vous attaquerez au style et à la réécriture. Un polissage en règle !

      Bon courage.

  7. gabatchous dit :

    Oups: « ne dites pas montrez! »
    j’ai un gros malheur là : j’ai une tendance naturelle à l’ellipse. Quand j’écris, je visualise mon monde et je veux laisser au lecteur le soin de l’imaginer à sa façon.
    Du coup personne ne comprend ce que je veux insinuer (il y a énormément de choses « entre les lignes » quand j’écris). Je n’arrive pas à me débarrasser de ce défaut …. mais est-ce un défaut au fond ? Est-il possible de rendre intelligible le sous-entendu systématique 😉 … c’est dans ma nature et je ne vais pas me changer pour autant (hélas?)!

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      Si vous voulez être lu, il vaut mieux que les lecteurs comprennent ce que vous leur dites. S’ils se perdent trop fréquemment dans leur lecture, vous risquez de les perdre définitivement avant même la fin de votre histoire. Le point positif dans tout cela, c’est d’avoir pu identifier votre « défaut d’écriture ». Ce sera plus facile d’y remédier ! Je crois que malheureusement il vous faudra combattre cette tendance naturelle, si vous voulez offrir une lecture agréable à vos lecteurs.

      À vos succès d’écriture

  8. Gilles Sano dit :

    Super vos conseils M-Adrienne!!!Non seulement je n’avais pas la mesure jusque là d’écrire en un jet, mais en plus je perdais le fil des idées en commençant d’autres projets en cours de route jugés plus interessants selon le moment et mon état d’esprit!!! Merci

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