Faire lire son texte : les questions à poser avant « Qu’en penses-tu ? »

Faire lire son texte : les questions à poser avant « Qu’en penses-tu ? »

Deux exemplaires annotés d’un même texte montrent les regards différents de l’auteur et du lecteur.Vous venez de terminer une nouvelle, un chapitre, peut-être même un roman entier. Vous l’envoyez à quelqu’un en qui vous avez confiance avec cette petite phrase : « Tu peux me dire ce que tu en penses ? »

Quelques jours plus tard, la réponse arrive. « J’ai bien aimé. » Ou, dans une version un peu plus développée : « C’est bien écrit. J’ai juste trouvé le début un peu long. »

Et vous voilà bien avancé. Le problème ne vient pas forcément de votre lecteur. Il vient souvent de la question que vous lui avez posée.

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Je n’ose pas montrer mes textes : comment franchir le pas ?

Je n’ose pas montrer mes textes : comment franchir le pas ?

Auteur hésitant à montrer ses textes et à les partager avec d’autres lecteursVotre texte est prêt. Enfin… « prêt ».

Vous l’avez relu trois fois. Changé deux phrases. Remis une virgule. Supprimé un adjectif. Puis remis l’adjectif. Et maintenant, votre curseur est posé sur Publier.

Il suffirait d’un clic. Mais vous ne cliquez pas. Parce qu’une petite question vient de surgir. Et si ce n’était pas bon ? Et si le lecteur trouvait votre texte maladroit ? Ennuyeux ? Confus ? Pire encore : et s’il confirmait ce que vous redoutez parfois vous-même ? Que vous ne savez peut-être pas vraiment écrire. Alors vous refermez la fenêtre. Vous retravaillerez encore un peu le texte. Et vous le montrerez plus tard. Quand il sera meilleur. Le problème, c’est que ce « plus tard » peut durer très longtemps. (suite…)

Comment savoir si son texte est bon quand on écrit seul ?

Comment savoir si son texte est bon quand on écrit seul ?

Il y a des jours où vous relisez votre texte en vous disant que, décidément, vous tenez quelque chose. Une scène vous paraît juste. Un dialogue sonne bien. Une phrase vous surprend presque — dans le bon sens du terme. Et puis vous rouvrez le même fichier le lendemain. Cette fois, tout vous semble plat. Maladroit. Convenu. Vous vous demandez même comment vous avez pu trouver ce passage réussi quelques heures plus tôt. Pourtant, pendant la nuit, votre texte n’a pas changé d’une virgule. Votre regard, lui, a changé.

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