Tisseurs d’Histoires rouvre ses portes aujourd’hui

Les inscriptions à Tisseurs d’Histoires sont ouvertes jusqu’au
dimanche 20 septembre à 23 h 30.

Si vous cherchez un endroit où apprendre, écrire, expérimenter et
échanger avec d’autres auteurs, vous pouvez dès maintenant découvrir le club.


→ Découvrir Tisseurs d’Histoires

Espace d’écriture à domicile avec un groupe d’auteurs en ligne pour illustrer les bénéfices d’écrire avec d’autresÉcrire est une activité solitaire.

Même lorsque votre histoire compte vingt personnages, au moment d’écrire, il n’y a généralement que vous devant votre écran ou votre carnet.

Et cette solitude n’a rien d’anormal. Elle est même nécessaire.

Mais faut-il pour autant tout faire seul ?

Chercher seul comment débloquer une scène. Se demander seul pourquoi un personnage ne fonctionne pas. Douter seul d’un choix narratif. Découvrir seul de nouvelles techniques. Relire seul les mêmes pages jusqu’à ne plus savoir ce qu’on en pense.

Pas forcément. Car il existe une différence importante entre écrire seul et être seul dans sa pratique de l’écriture. Et côtoyer d’autres personnes qui écrivent peut modifier beaucoup plus de choses qu’on ne l’imagine.

Écrire avec d’autres ne signifie pas écrire tous ensemble

L’expression peut prêter à confusion.

Écrire avec d’autres ne signifie pas nécessairement se retrouver autour d’une table pour rédiger au même moment. Encore moins écrire une histoire à plusieurs. Votre texte reste le vôtre.

Vous choisissez ce que vous écrivez, le temps que vous y consacrez, les techniques que vous expérimentez, les remarques que vous retenez et la direction que vous donnez à votre projet. Mais autour de ce travail solitaire peuvent exister des échanges, des expériences et des regards qui nourrissent votre écriture.

Et c’est là que les choses deviennent intéressantes.

Lire les textes des autres fait progresser votre propre écriture

Lorsqu’on cherche à progresser, on pense naturellement à apprendre.

Lire des livres sur l’écriture. Suivre une formation. Étudier une technique narrative. Écouter les conseils d’un auteur. Tout cela est utile.

Mais il existe un autre terrain d’apprentissage particulièrement riche : les textes en train de se construire.

On voit mieux certains mécanismes chez les autres

Vous lisez une scène et sentez immédiatement que quelque chose vous retient.

Vous voulez savoir ce qui va arriver.

Pourquoi ?

Vous revenez quelques lignes en arrière.

Une information a été volontairement retardée. Une réaction du personnage vous a intrigué. Une phrase a créé une attente.

Ailleurs, au contraire, votre attention faiblit.

Le dialogue tourne un peu en rond. Une explication arrive alors que vous aviez déjà compris. La scène semble avoir atteint son objectif, mais continue encore.

Tout cela est beaucoup plus facile à percevoir lorsque vous n’êtes pas l’auteur du texte.

Et en cherchant à comprendre ce qui produit votre réaction de lecteur, vous apprenez peu à peu à regarder autrement votre propre écriture.

Une même proposition d’écriture produit des textes très différents

C’est également ce qui rend les exercices d’écriture intéressants lorsqu’ils sont pratiqués à plusieurs.

Donnez la même situation de départ à cinq auteurs et vous obtiendrez rarement cinq textes qui se ressemblent.

L’un choisira l’humour.

Un autre installera une tension presque immédiatement.

Un troisième fera entendre une voix très particulière.

Un quatrième utilisera un détail auquel personne d’autre n’avait pensé.

Vous découvrez alors quelque chose qu’aucun cours théorique ne peut montrer aussi directement :

il n’existe pas une seule bonne manière d’écrire une scène.

Il existe des choix.

Et observer ceux des autres permet souvent de mieux comprendre les siens.

Parler d’écriture aide aussi à comprendre ce qui vous bloque

Il y a des jours où l’on n’a pas besoin d’une nouvelle technique.

On a simplement besoin de pouvoir dire :

« Je tourne autour de cette scène depuis trois jours. »

« Mon personnage m’ennuie et je ne comprends pas pourquoi. »

« J’ai commencé une histoire, mais je ne sais plus où elle va. »

« Je n’ai rien écrit depuis deux semaines. »

Lorsqu’on reste seul avec ces difficultés, elles peuvent rapidement prendre des proportions considérables.

On finit parfois par en tirer des conclusions beaucoup plus générales :

Je manque de discipline.

Je ne sais pas construire une histoire.

Je ne suis peut-être tout simplement pas fait pour écrire.

Puis on découvre qu’un autre auteur est bloqué exactement au même endroit.

Les difficultés d’écriture deviennent des problèmes à résoudre

C’est l’un des effets les plus intéressants des échanges entre auteurs.

Une difficulté cesse parfois d’être une preuve de votre incapacité pour redevenir ce qu’elle est :

un problème d’écriture.

Une scène manque de tension ?

On peut chercher pourquoi.

Un personnage paraît plat ?

On peut travailler sa construction.

Vous abandonnez systématiquement vos textes après quelques pages ?

On peut regarder ce qui se passe à ce moment précis.

Cela ne signifie pas que toutes les difficultés trouvent immédiatement leur solution.

Mais elles deviennent des objets de travail, et non des jugements sur votre capacité à écrire.

Le regard des autres vous montre ce que votre texte produit réellement

Nous en parlions dans l’article précédent : à force de connaître un texte, il devient très difficile de le lire comme quelqu’un qui le découvre. C’est là qu’un autre lecteur devient précieux. Pas pour décider si votre texte est bon ou mauvais. Mais pour vous raconter ce qui s’est passé pendant sa lecture.

Un lecteur peut vous montrer ce que vous ne voyez plus

Il peut vous dire :

« Ici, je me suis demandé pourquoi elle acceptait si facilement. »

« À partir de là, j’ai eu envie de savoir ce qu’il cachait. »

« Je croyais que ce personnage était son frère. »

« Cette phrase m’a arrêté. »

Ce sont des informations.

À vous ensuite de décider ce que vous en faites.

Car écrire avec d’autres ne signifie pas remettre son texte entre leurs mains.

Le regard appartient au lecteur. Les choix restent ceux de l’auteur.

Voir les autres écrire change le rapport à sa propre pratique

Il existe enfin quelque chose de plus discret.

Lorsqu’on écrit seul, on peut facilement imaginer que les autres auteurs sont plus réguliers, plus sûrs d’eux, plus inspirés.

Eux savent où va leur histoire.

Eux écrivent tous les jours.

Eux ne passent certainement pas quarante minutes à déplacer trois paragraphes avant de les remettre exactement à leur place.

Puis on commence à échanger avec eux.

Et on découvre des auteurs qui doutent.

Qui recommencent.

Qui abandonnent une piste.

Qui écrivent beaucoup pendant quinze jours puis presque rien pendant une semaine.

Qui trouvent une scène excellente le mardi et catastrophique le jeudi.

Écrire cesse d’être une performance individuelle

Cela ne veut pas dire que tout devient facile.

Mais on cesse progressivement de mesurer sa pratique à une image fantasmée de « l’écrivain qui sait ».

On comprend que l’écriture se construit aussi par essais, hésitations, apprentissages, retours en arrière et découvertes.

Et cela change la manière dont on regarde son propre parcours.

Écrire reste solitaire. Progresser peut être partagé

Personne ne peut écrire votre texte à votre place.

Et heureusement.

Il restera des heures où vous serez seul devant vos phrases, vos personnages, vos hésitations et cette scène qui refuse obstinément de fonctionner comme prévu.

Mais vous n’êtes pas obligé de tout apprendre, tout comprendre et tout résoudre seul.

Vous pouvez apprendre une technique puis voir comment d’autres l’utilisent.

Écrire à partir d’une proposition puis découvrir les chemins complètement différents empruntés par d’autres auteurs.

Lire leurs textes et affiner votre propre regard.

Partager le vôtre lorsque vous avez besoin d’un lecteur.

Parler de ce qui vous bloque.

Puis retourner à votre écriture avec une idée, une question ou simplement un peu plus de recul.

C’est cette conception de l’écriture que j’ai voulu mettre au cœur de Tisseurs d’Histoires : apprendre, écrire, expérimenter et échanger autour de l’écriture.

Et c’est justement aujourd’hui que les portes rouvrent.

Les inscriptions à Tisseurs d’Histoires sont ouvertes
jusqu’au dimanche 20 septembre à 23 h 30.
Vous pouvez découvrir le fonctionnement du club, les modules, les échanges, la place de
mes retours et choisir la formule qui vous convient sur la page de présentation :

→ Découvrir Tisseurs d’Histoires et rejoindre le club

 

A vos succès d’écriture
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