Je suis tombée sur une interview de JK Rowling. Je ne vous apprends pas qui elle est, n’est-ce pas ? Car le succès de sa série Harry Potter n’a échappé à personne.

 

 

 

 

Mais il faut quand même rappeler qu’avant le succès, JK Rowling a eu du mal à se faire publier. Personne ne voulait prendre de risques avec Harry Potter. Le 26 juin 1997, après huit refus, Bloomsbury accepte la publication des 500 premiers exemplaires de Harry Potter and the Philosopher’s Stone (Harry Potter à l’école des sorciers) et lui accorde une avance de 2 500 livres sterling.

L’idée d’Harry Potter, JK Rowling l’a eue en 1990, alors qu’elle voyageait de Londres à Manchester dans un train bondé :

« J’écrivais depuis l’âge de six ans, mais jamais une idée n’avait engendré chez moi une telle excitation. Quand l’idée m’est venue, j’étais très frustrée, je n’avais pas de stylo sur moi et j’étais trop timide pour en demander un à quelqu’un. Je pense aujourd’hui que ce fut une bonne chose, car je suis restée assise à réfléchir pendant quatre heures (le train a eu du retard), ce qui a permis à tous les détails de s’accumuler pour donner vie dans mon esprit à ce petit garçon maigre à lunettes et aux cheveux noirs qui ignorait qu’il était magicien »

L’auteure commença à rédiger le soir même ce qui deviendra plus tard Harry Potter and the Philosopher’s Stone (Harry Potter à l’école des sorciers), et le manuscrit s’est enrichi très rapidement. En parallèle, la vie privée de JK Rowling connut de nombreux bouleversements, qui influencèrent singulièrement la trame de son récit. L’histoire gagna en profondeur et en noirceur.

J. K Rowling finit d’écrire Harry Potter and the Philosopher’s Stone en 1995.

Le 26 juin 1997, après la sortie du premier roman, Harry Potter à l’école des sorciers, les livres suivants connurent une immense popularité.

En janvier 2016, ils avaient été vendus à plus de 450 millions d’exemplaires traduits en 80 langues, faisant de cette série la plus vendue de l’histoire de la littérature. J. K. Rowling figure désormais parmi les auteurs britanniques les plus lus de la planète.

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Je dis « chapeau bas » Mme Rowling car il a fallu du courage, de l’opiniâtreté durant ces longues années d’écriture.

Son succès fait rêver, non ?

Alors quand j’ai découvert les secrets d’écriture de l’auteur, j’ai eu envie de vous les partager.

En matière d’écriture et d’édition, JK Rowling sait de quoi elle parle. Elle a connu des défaites et des victoires ! Et ce qu’elle délivre là sont ses huit meilleurs.

Je retranscris ses paroles.

1er conseil

 

Instaurez une routine d’écriture quotidienne et n’y déroger jamais. Le philosophe grec Aristote l’avait dit à son époque : « Nous sommes ce que nous faisons régulièrement ». L’excellence est donc une routine.

Établir une routine d’écriture est particulièrement difficile à assurer quand on a un travail, une famille qui passe souvent avant le reste. Mais l’entourage doit comprendre que vous avez besoin de temps pour écrire. À vous d’être convaincant !

Établir des limites raisonnables avec les proches est une étape cruciale pour un écrivain, Parfois il suffit juste dire « j’ai besoin de 30 minutes de temps tranquille, d’accord ?

 

2e conseil

 

Vous devez TRAVAILLER. C’est la base. La réussite est une question de discipline.

Il est facile d’oublier que l’écriture est un travail. Soyez ferme sur le respect de vos moments d’écriture, c’est-à-dire ne cédez pas aux multiples sollicitations, résister aux réunions «essentielles» et «attendues depuis longtemps». Ce qui est amusant, c’est que, bien que l’écriture soit devenu mon véritable travail depuis plusieurs années, il me semble encore devoir me battre pour avoir le temps de le faire !

Nous n’avons pas toujours envie de faire notre travail d’écriture. Car nous ne nous sentons pas toujours inspirés. Mais pour devenir écrivains, nous devons nous entraîner. S’asseoir et écrire même quand nous n’en avons pas envie. Ces moments sont vraiment importants. Ils sont même plus importants que les moments d’écriture facile

3e conseil

 

Êtes-vous un écrivain ?

(Peut-être qu’une petite voix intérieure vous dit non mais je sais qu’au fond de vous un petit oui vous pousse à y croire)

Donc… Vous êtes un écrivain ! Cela signifie que vous écrivez.

Un coureur court. Un peintre peint. Un cuisinier cuisine. Donc si vous êtes un écrivain. Vous écrivez !

Acceptez-le, croyez-le de toutes vos forces… et vous serez étonné de l’énergie que cette croyance vous apportera !

 4e conseil

 

Ecrivez ce que vous savez : vos propres intérêts, sentiments, croyances, amis, famille et même les animaux de compagnie seront vos matières premières lorsque vous commencerez à écrire.

Cela ne signifie pas que vous ne devez pas expérimenter et écrire sur des extraterrestres. Cela signifie juste que toutes les bonnes histoires ont une dimension universelle.

La pratique de l’écriture et la discipline vous aident simplement à la mettre sur papier.

5e conseil

 

Je dis toujours aux personnes qui me demandent des conseils pour devenir écrivain de lire autant qu’ils le peuvent. Jane Austen avait déjà donné ce conseil en son temps : lisez, lisez, lisez !

Plus vous lirez, plus votre arsenal de mots sera grand. Plus vous lirez, plus votre compréhension de la métaphore, de la poésie, de la beauté, de la passion et de l’empathie sera grande. Plus vous lirez… mieux vous écrirez.

C’est comme apprendre plus de mouvements de danse ou des notes incroyablement difficiles sur un instrument. Plus vous apprenez, mieux vous saurez.

6e conseil

 

La persévérance est absolument essentielle, pas seulement pour produire tous ces mots, mais pour survivre au rejet et à la critique.

Une des vérités désagréables à propos de l’édition, c’est que vous risquez d’être rejeté de nombreuses fois !

Harry Potter a été refusé encore et encore et encore parce que parfois, c’est juste comme ça que ça se passe.

Et ce n’est pas seulement le fait des éditeurs, une fois publié, il se peut que votre travail recueille de mauvaises critiques. La plupart du temps, elles émanent de ceux qui ne comprennent pas ce que vous faites. Et même si intellectuellement, vous, vous le savez, votre cœur va se briser en mille morceaux.

Peu importe ! Vous ne pouvez pas arrêter d’écrire à cause des rejets ou des critiques.

Vous NE devez PAS arrêter d’écrire à cause des rejets ou des critiques.

Continuez. Ne vous arrêtez pas. Lorsque vous êtes rejeté, prenez votre stylo et continuez (et utilisez ce que vous ressentez pour apporter plus d’universel dans votre travail d’écriture).

7e conseil

 

Ce que vous écrivez est le reflet de qui vous êtes… Alors assurez-vous d’aimer ce que vous écrivez !

Vos croyances, vos expériences et vos sentiments contribuent à façonner votre écriture. Cependant, votre écriture clarifie, corrige et révèle souvent vos croyances, expériences et sentiments.

Il y a des choses que vous savez, d’autres que vous ne savez pas, mais qui toutes vont infiltrer votre subconscient et influencer votre écriture. En écrivant, vous découvrirez des choses sur vous-même. Vous clarifierez les choses aussi, car c’est seulement à mesure que vous les écrirez que vous réaliserez qu’elles avaient d’abord besoin d’éclaircissements.

L’écriture est une entreprise courageuse et audacieuse, et la découverte qui change la vie fait partie du voyage. Ne laissez jamais quelqu’un vous dire que c’est facile.

8e conseil

 

L’échec est inévitable, faites-en une force.

Vous devez vous résigner au fait que vous écrirez peut-être beaucoup avant d’écrire quelque chose que vous aimerez vraiment. C’est comme ça !

C’est comme apprendre un instrument, vous devez être prêt à faire de mauvaises notes de temps en temps, avant de jouer une partition correctement

J’ai beaucoup beaucoup écrit avant d’être satisfaite de mon écriture.

Et c’est parfaitement normal. Vous allez écrire quantité de nullités. Et le pire, c’est que vous mettrez du temps à les écrire. Cela peut prendre douze ans. Cela peut vous prendre un million de mots. Si c’est le cas, alors vous êtes en bon chemin. Et c’est le même qu’ont emprunté vos auteurs favoris !

Acceptez que votre apprentissage prenne du temps, et que parfois votre écriture vous déçoive. Quand cela arrivera, ne jetez pas l’éponge. Au lieu de cela, dites vous que vous pouvez progresser et vous améliorer. Reprenez courage et continuez d’écrire !

Chers amis écrivains, vous pouvez le faire. Nous sommes tous sur le même chemin, et nous pouvons tous nous encourager. N’abandonnez pas.

Il est temps d’écrire !

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Si ces conseils restent assez communs, je les trouve tellement justes et si pleins d’encouragement que j’ai souhaité les partager (d’autant que le parcours d’écriture de JK Rowling n’a pas été facile).

 

PS : Anecdote de dernière minute (+autres conseils en prime !)

 

À 23 ans, Fannie est une grande admiratrice de J.R.R. Tolkien et de J.K. Rowling. Et, à côté de ses études à Arras, elle écrit. Fannie est en pleine rédaction d’un ouvrage fantastique inspiré des univers de ses idoles. D’ailleurs, comme J.K. Rowling, l’idée de son roman est née dans un train…

Mais ce dimanche 12 novembre, l’étudiante a perdu toute motivation. “J’avais les livres d’Harry Potter” sous les yeux et je me disais que jamais je ne réussirais à écrire aussi bien que J.K. Rowling, que jamais je n’aurai autant de talent qu’elle pour créer un monde, une histoire ou des personnages”

Résignée et démotivée, elle a écrit ce tweet.

“Je voudrais écrire comme J.K. Rowling ou Stephen King mais c’est trop dur pour moi. Je suis démotivée. Je ne finirai jamais mon livre ».

Et JK Rowling lui a répondu : “N’écris pas comme moi. Écris comme toi. Personne d’autre ne peut le faire. Finis ce livre, bise”.

J.K. Rowling a soutenu cette romancière comme elle-même aurait certainement aimé l’être lors de l’écriture du premier livre de sa saga au début des années 1990.

D’ailleurs c’est ce qu’elle évoquait sur Twitter. Très active sur les réseaux sociaux, la romancière réagit souvent à l’actualité et trouve toujours les mots justes pour répondre à ses fans. Mais en avril 2017, l’auteure a publié une série de tweets dans lesquels elle expliquait combien elle aurait aimé qu’on la soutienne lors de l’écriture du premier livre de sa saga au début des années 1990.

Il y a tant de fois dans les années 90 où j’avais besoin que quelqu’un me soutienne. Même si votre travail ne rencontre pas le succès auprès des gens, écrire vous apprendra des choses que vous n’aurez pas pu apprendre autrement. (Et d’ailleurs, ce n’est pas parce votre roman n’a pas eu de succès que votre travail est mauvais). Le fait de terminer le travail créatif que vous avez commencé est quelque chose dont vous pouvez être fiers. Vous serez devenu non pas quelqu’un qui “pense”, qui “peut”, qui “essaye”, mais quelqu’un qui FAIT. Et une fois terminé, vous saurez que vous pouvez le faire à nouveau. C’est un savoir extraordinairement puissant.

Donc ne jetez pas l’éponge par peur du rejet. Peut-être que votre troisième, quatrième, cinquième roman sera le bon, celui qui marchera, mais vous n’y arriverez jamais si vous n’allez pas jusqu’au bout des premiers (qui trouveront alors écho auprès du public).”

 

À vos succès d’écriture…

 

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