Quand commencer et finir un chapitre ?

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Cette nouvelle question est arrivée dans ma boîte mail et j’ai trouvé utile de partager la réponse avec vous tous…

 

 

 

 

 

Vous le savez bien, un roman, c’est une structure. Autrement dit un contenu structuré, une intrigue et… des chapitres qui servent l’intrigue et la coupent au bon moment.

Savoir déterminer les chapitres de son roman est donc un critère essentiel. Les négliger serait une erreur d’écriture qui nuirait à la réussite de votre roman.

Le problème, c’est qu’il n’est pas toujours facile de déterminer ces chapitres. Quand doivent-ils démarrer ? Quand doivent-ils finir ?

Voilà quelques conseils pour vous aider.

 

Pas de panique avec les chapitres !

 

Si vous peinez à écrire en découpant votre texte en chapitres, pas de panique !

La première des choses à considérer, c’est l’intrigue et les divers événements. Il suffit alors de structurer votre texte en fonction de ces deux éléments.

Pendant l’écriture, laissez-vous aller et créez un repère dès que, selon vous, vous touchez au bon moment d’une fin de chapitre.

Reprenez l’écriture et procédez de cette façon tout le long de votre roman. Il sera toujours temps de revoir ces repères et d’affiner. Quand votre roman sera complétement écrit, vous choisirez quels repères correspondent le mieux à une fin de chapitre et procéderez aux changements si nécessaire.

Comment affiner la fin des chapitres ?

 

C’est très simple, gardez cette formule à l’esprit : un changement = un chapitre

Ainsi, placez les coupures lorsqu’un changement de lieu, d’époque ou de point de vue se produit.

Vous pouvez aussi placer une coupure lors d’un bouleversement dans l’intrigue. Vous guiderez ainsi mieux le lecteur vers la nouvelle destination que prend votre histoire.

 

Servez-vous des chapitres pour renforcer le suspense !

 

Les chapitres et la découpe de l’intrigue offrent une bonne façon de renforcer le suspense. Il serait donc dommage de vous en priver.

Comment faire ?

Demandez-vous simplement comment faire pour que le lecteur qui a décidé d’arrêter sa lecture à la fin d’un chapitre ne puisse pas fermer le livre car il veut connaître la suite ?

Joël Dicker le pratique très bien dans La vérité sur l’Affaire Harry Quebert (Prix Goncourt des lycéens 2012 et Grand Prix du Roman de l’Académie française 2012). Je me suis surprise plusieurs fois à vouloir stopper ma lecture à la fin d’un chapitre… et à me trouver embarquée malgré moi pour le chapitre suivant !

Les fins de chapitres à suspense sont en effet très efficaces, mais attention n’en abusez-pas non plus ! Si ces fins sont trop courantes, le lecteur finira par les prévoir, et vos fins n’auront plus autant d’effet.

Attention pour que l’effet fonctionne, il faut aussi que le suspense soit une vraie dimension de l’histoire et pas un simple suspense auquel on recourt pour pousser à lire le chapitre suivant. Car les lecteurs se rendront vite compte de la « supercherie.

Enfin, ne cherchez pas à finir à tout prix votre chapitre par une scène d’action, si je puis dire, variez les plaisirs… votre chapitre peut simplement finir sur une révélation dans un dialogue ou non.

Voilà, cette réponse méritait vraiment d’être partagée. Elle vous sera certainement très utile. Finie la galère des chapitres !

 

D’ailleurs n’hésitez pas à poser vos questions !
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À vos succès d’écriture…

 

 

9 commentaires

  1. Paterne dit :

    Juste dire que je n’avais pas spécialement un problème à ce niveau mais grâce à vos précieux conseils, je sais d’avantage concernant ce constituant du roman. Merci !

    • Bonjour, des conseils judicieux. Il est vrai que parfois il n’est pas facile de commencer ou terminer un chapitre. Sauf si c’est du vécu. Le mieux je pense, c’est d’imprimer l’intégralité du livre, de relier toutes les pages et de faire du coupé-collé aux ciseaux. Retirer l’inutile et placer ailleurs ce qui doit l’être. Pas facile non plus de s’y retrouver en numérique sur l’ordinateur. J’imprime plusieurs moutures et je travaille sur l’ordi avec la dernière à mes coté. Je partage sur Google +. Cordialement. Patrick

  2. Evelyne dit :

    Tout à fait d’accord, Joël Dicker est un bon exemple de l’art d’embarquer le lecteur grâce à la structuration des chapitres. C’est presque un transfert de la technique du roman policier, au roman classique.

  3. Baills dit :

    Bonjour, je vais de ce pas lire le livre, je ne connais pas l’auteur. Mais c’est vrai que je n’avais pas vraiment réfléchi à la question. Je suis en train de finir le 7ème tome d’Outlander et l’auteur, Diana Galbadon manie ses chapitres aux petits oignons. Généralement un chapitre = un personnage (car l’histoire comporte plusieurs histoires), je trouve cela bien aussi. Je vais faire plus attention aux changements de chapitre par cet auteur.
    Merci encore une fois pour cet article, j’attends toujours avec impatience les suivants.

  4. TONY DUPUY dit :

    Merci pour tous vos conseils, ce sont souvent de bonnes révisions, mais on ne sait pas tout. Cordialement.

  5. Johnathane Anger dit :

    Bonsoir,

    Merci pour cet article, comme toujours très utile !

    Au début de mon aventure dans l’écriture, cette question était une hantise ! Comment caler mes chapitres ? j’ai perdu des cheveux sur cette question !

    J’ai regardé mon mode de lecture et la solution était là.
    Pour ma part, j’aime les choses simples et précises, j’aime lire dès que j’ai cinq minutes de temps libre, mais surtout j’ai horreur d’interrompre un chapitre ! Ma solution était là: faire des chapitres courts.

    Au fur et à mesure de l’avancée du texte les coupures des chapitres sont devenues simples à placer. La difficulté (selon moi) se trouve dans les tout débuts du texte, une fois que l’on a trouvé le rythme du récit, les coupures s’imposent quasiment d’elles-mêmes.

    Maintenant que mon texte brut est achevé, la dernière barrière qu’il me reste à franchir, c’est la phase de relecture et de correction. Étonnamment c’est cette étape qui me semble la plus complexe.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      La relecture est une phase très importante qu’il ne faut pas négliger. La difficulté vient du fait qu’il faut parfois sacrifier des pans entiers car ils sont inutiles. C’est dur de trancher et d’accepter de sacrifier quelques passages qu’on a parfois peiné à écrire.
      Mais c’est ainsi, il faut savoir faire abstraction de tout cela et savoir couper si nécessaire.
      Bon courage

      • Johnathane Anger dit :

        Bonjour Marie-Adrienne,

        Effectivement, il faut savoir couper et modifier certains passages, parfois même assez conséquent ! Je viens justement de supprimer une dizaine de lignes qui apportait une idée qui me semblait importante sur le moment mais que je n’ai au final pas exploité par la suite, cette partie devenait donc totalement inutile.

        L’exemple qui me vient à l’esprit c’est Stephen King. Dans son essai/autobiographie « écriture: mémoire d’un métier », il décrit entre autres choses sa manière de travailler un texte: Une fois écrit, il le laisse reposer plusieurs mois pour ensuite le relire et ainsi le redécouvrir avec un œil de lecteur. De cette manière il a un détachement face au texte qui lui permet de voir les éléments à modifier ou à supprimer. De mémoire, il dit supprimer environ 10% de son texte durant cette phrase de relecture et réécriture. 10% sur un texte qui une fois imprimé fait en moyenne 500 pages, c’est considérable, cela montre bien l’importance de cette phase.

        • Marie-Adrienne Carrara dit :

          Bonjour

          10% ça ne m’étonne pas du tout. Il faut savoir se détacher en effet. L’idée de laisser son roman de côté c’est bien. Car à force d’avoir la tête dedans, on ne voit plus rien. Et on se persuade que tout est utile. C’est en cela que j’aime l’écriture de Stefan Zweig, chaque mot à son utilité. Un maitre !

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