Premiers Romans 2012

Rentrée littéraire 2012

646 romans français et étrangers vont être publiés entre la mi-août et la mi-octobre. Et tandis que la plupart des articles parlent des livres vedettes, j’ai choisi d’évoquer les premiers romans de cette nouvelle rentrée littéraire.

En effet, parmi ces 646 romans, seuls 69 nouveaux auteurs ont eu la chance d’être choisis par les maisons d’édition. À titre indicatif, ils étaient 121 en 2004, 74 en 2011.
Ces chiffres démontrent une fois encore que les éditeurs restent très prudents et continuent de miser sur leurs valeurs sûres.

Les primo romanciers de cette rentrée sont surtout masculins. Les trois plus âgés ont vu le jour dans les années 50. La benjamine, Chloé Schmitt, a 21 ans.

Une quinzaine seulement sortiront du lot. Sept font déjà parler d’eux mais d’autres révélations – je l’espère – sont à envisager en septembre.

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Figures de style

Les figures de style appartiennent à la rhétorique, science du bien-dire mais aussi du bien-écrire.

Certaines figures se réapproprient le sens des mots. On parle alors de figures de substitution ou d’images, comme la métonymie, la méta­phore ou la périphrase.

D’autres jouent sur la place des mots dans une phrase pour opposer, amplifier ou atténuer, avec l’anaphore ou encore la gradation.

Elles modifient aussi la construction d’un texte et appartiennent plus au domaine du discours et de la syntaxe, comme l’anaco­luthe ou l’ellipse.

Prépondérantes dans l’art de la poésie, elles peuvent jouer avec les sonorités comme l’allitération (qui est une répétition d’un même son consonantique) ou encore l’assonance (qui est une répétition vocalique d’un même son dans un vers).

Les maîtriser permet de rendre un texte plus expressif, de pointer une émotion, ou encore de jouer sur l’ironie. Attention tou­tefois à ne pas en abuser. Exagérer leur emploi peut ren­dre votre texte trop complexe.

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Quelles peurs peuvent empêcher d’écrire ?

Écrire, vous y pensez depuis toujours. Vos avez des tas d’idées et vous vous sentez prêts, mais en même temps, vous éprouvez un frein. Vous avez beau le refuser, mais ce frein, c’est la peur !

La peur nous affecte tous plus que nous ne voulons bien l’admettre, et elle est particulièrement insidieuse chez les écrivains.

Je n’aime pas perdre de temps parce qu’il m’est trop précieux. Mais en regardant en arrière, je constate que j’ai perdu beaucoup de temps dans ma vie d’écrivain parce que j’ai laissé des peurs m’envahir.

La solution est simple : ne pas se laisser gagner ! Rappelez-vous, le vrai courage n’est pas de ne pas connaître la peur, mais d’accomplir ce qui doit être fait, malgré la peur !

Voici les principales craintes qui retiennent les écrivains, quelques conseils pour y remédier et se mettre quand même au travail.

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Les écrivains peuvent-ils bénéficier d’aides à la création ?

Un des lecteurs m’a posé cette question, il y a quelques jours. Plutôt que de lui répondre individuellement, j’ai pensé que la réponse méritait bien un article.

Les écrivains vivent-ils de leurs plumes ?

En France, on estime à moins de 25 000 le nombre d’auteurs à percevoir des droits d’auteur, c’est-à-dire dont les livres rapportent de l’argent, même peu. Selon Bernard Lahire, sociologue ayant publié La Condition littéraire, la double vie des écrivains, moins de 2000 d’entre eux peuvent être considérés comme de vrais professionnels et vivent de leur production littéraire. 40 % se contentent de mensualités équivalentes au SMIC et seulement 4 % touchent plus de 10 000 euros par mois (les auteurs de best-sellers).

L’ étude de B. Lahire nous apprend aussi que la majorité des écrivains ayant réussi sont ceux qui ont pu bénéficier d’un soutien financier, venant souvent de leur famille ou de leur conjoint. En effet, si les bourses attribuées aux écrivains ayant déjà publié au moins un ouvrage à compte d’éditeur sont relativement nombreuses, les allocations versées aux auteurs « inconnus » sont extrêmement rares. Les concours aux manuscrits demeurent donc le meilleur moyen d’obtenir soit une publication, soit une petite somme d’argent, histoire d’encourager un peu une vocation.

Ainsi, avant de chercher à obtenir la bourse de la Fondation Jean-Luc Lagardère, dont le montant s’élève à 25 000 euros, il faut souvent se contenter de peu pour trouver le temps d’écrire et un éditeur.

Les débuts des auteurs sont semés d’embûches, cependant il existe un grand nombre d’associations et de structures, nationales ou régionales, pouvant leur venir en aide.

Des associations pouvant aider les jeunes auteurs

Plusieurs sociétés et associations se consacrent à la promotion de la création littéraire et à l’aide aux auteurs. La Maison des écrivains et de la littérature (Mel) « a pour vocation de fédérer les écrivains et de les représenter, de les défendre et de promouvoir la littérature. » Installée à la Villa des Frères Goncourt (67, bd. de Montmorency – 75016 Paris), la Mel accueille les auteurs, débutants ou confirmés, et met à leur disposition d’importantes ressources documentaires. Elle est en outre compétente pour conseiller les auteurs sur leurs conditions de travail, la diffusion de leurs œuvres et leur offre un panel de services très complet. On peut déjà trouver un grand nombre d’informations sur son site www.m-e-l.fr.

La plupart des conseils régionaux de France proposent également des structures dédiées à l’aide à la création. Elles délivrent généralement de précieux conseils aux auteurs et peuvent les guider dans leurs démarches.

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7 étapes faciles pour écrire beaucoup plus vite

Voici comment augmenter massivement votre vitesse d’écriture, en 7 étapes faciles.

# Étape  1 : Trouvez votre meilleur temps d’écriture

Ce point est crucial. Ne vous leurrez pas, toutes les heures sont inégales.

Vous devez savoir quand vous êtes le plus productif.

Pour moi, c’est le soir, quand tout le monde est couché et que la maison plonge dans le silence.

Pour vous, cela pourrait être le matin, le midi ou le soir. Vous avez probablement déjà une idée de vos meilleures heures de travail. Bien sûr, rien n’est simple, car la vie se charge de nous happer et de nous prendre tout notre temps. Mais si vous voulez écrire, il faudra s’astreindre à un planning de travail régulier. Si vous peinez à vous libérer dans la semaine ou n’avez pas réussi à déplacer certaines obligations, vous pouvez toujours utiliser vos meilleures heures les week-ends.

Maintenant, si vous n’êtes pas sûrs de votre temps favori d’écriture, essayez différents moments et voyez celui qui vous rendra plus productif !

# Étape 2: Réduire au minimum le risque d’interruptions

Ça y, vous avez établi que votre moment favori pour écrire, c’est le samedi de 10 à 12h.

Samedi donc vous vous asseyez à l’ordinateur, prêt à taper…

Et le téléphone sonne. Personne ne décroche et la sonnerie insiste. Résigné(e)s, vous répondez. Il s’agit d’un appel de démarchage. Après quelques phrases, vous raccrochez nerveusement. Tout cela pour cela !

Pas dix minutes passent quand votre mari ou votre femme arrive et vous demande ce qu’il (ou elle) peut préparer pour le déjeuner. Rien… tout est déjà dans le frigidaire !

Il (ou elle) repart et vous voilà enfin prêt à vous lancer quand une fenêtre de chat s’ouvre sur votre ordinateur. C’est un ami dont vous n’avez pas de nouvelles depuis un moment.

…Après tout cela, comment s’étonner que vous n’arriviez pas à écrire beaucoup ?

Au lieu gémir et de raccrocher nerveusement au nez du la personne qui tente de vous vendre son produit ou de renvoyer vertement votre conjoint (e), voici ce qu’il faut faire:

  • Éteignez votre téléphone mobile. Débranchez le téléphone fixe (ou assurez-vous que votre mari/ femme ou enfants sachent que ce sera à eux de répondre si le téléphone sonne
  • Prévenez votre entourage que vous allez écrire. Expliquez que vous serez libre seulement après midi, et vous seriez reconnaissant(e) de ne pas être interrompu(e) avant cette heure.
  • Travailler dans votre pièce favorite, votre espace, et fermez la porte. Attention si c’est dans la cuisine, vous risquez vraiment d’être interrompu(e)s.
  • Si vous ne pouvez vraiment pas trouver un moment de quiétude à la maison, prenez votre bloc-notes ou votre ordinateur portable et trouvez-vous un endroit où travailler au calme. Les bibliothèques par exemple sont ouvertes à tous et gratuitement. La plupart offrent des zones de travail.

# Étape 3: Éloigner les distractions

Réduire les interruptions aide beaucoup. Mais les distractions restent l’ennemi de l’écriture. Voilà à quoi elles peuvent ressembler :

  • Vous décidez que vous devez vraiment ranger votre bureau avant de commencer à écrire.
  • Lorsque vous butez sur les mots et les phrases, au lieu de rester concentré(e)s, vous ouvrez votre messagerie histoire d’y trouver quelque chose d’excitant.
  • Après les 200 premiers mots, péniblement alignés, vous cliquez sur un lien qui mène à une vidéo amusante sur YouTube ou un billet de blog que vous vouliez lire. Une heure plus tard, vous vous demandez où votre temps est allé.
  • Vous vous remettez au travail, mais une publicité pour ordinateurs portables bon marché arrive dans votre messagerie et attire votre œil instantanément…

Certaines distractions peuvent sembler légitimes. Après tout, votre bureau est en désordre. Mais vous n’avez pas besoin d’un nouvel ordinateur, et pourtant, vous ne pouvez pas résister à la tentation de regarder cette nouvelle offre !

Le truc, c’est que vous n’avez pas besoin de ranger votre bureau ou de regarder les choses tout de suite. Tout cela peut attendre une heure ou deux. Il y a beaucoup de façons de réduire les distractions. Vous pouvez :

  • Débranchez votre câble Internet (ou éteignez votre réseau sans fil).
  • Dégagez tous les objets de distraction de votre lieu de travail. Avez-vous vraiment envie de passer deux heures à essayer de trouver la solution de ce fameux Rubik’s cube posé sur l’étagère ?

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