Comment écrire un roman ?

… Cette question est arrivée dans ma boîte mail.

Je ne vous cache pas que je m’y attendais puisque précisément, j’ai lancé ce blog pour partager ce que j’ai pu apprendre.

Pour répondre à cette question, je dirai que prendre un peu de temps pour apprendre à écrire un roman avant de commencer va payer énormément.

En premier lieu, la maîtrise de quelques techniques simples d’écriture se traduira par un meilleur manuscrit. Deuxièmement, vous serez susceptible de finir réellement votre roman, si vous avez un peu de théorie sur laquelle vous appuyer quand vous serez bloqué.

Étonnamment, certains arrivent à se convaincre qu’en lisant beaucoup de romans et en participant à des ateliers d’écriture, ils réussiront à écrire facilement un roman. Grossière erreur ! Supposer que la lecture de romans suffise à faire de vous un romancier revient à penser que vivre longtemps dans une maison suffit à pouvoir en construire une ! Quant aux ateliers d’écriture, s’ils sont intéressants à suivre, je peux vous garantir – pour en avoir animé quelques-uns – que peu de participants pratiquent l’écriture quotidienne.  Or si vous voulez écrire un roman, il faudra bien s’y astreindre !

Vous êtes peut-être en train de penser que quelques auteurs réussissent bien un coup de maître dès le premier roman sans technique, sans enseignement, sans expérience. C’est vrai, mais ces auteurs-là, même s’ils font envie à tous, sont plutôt rares. La grande majorité des romanciers trouvent leur travail plus facile et plus rapide après avoir pris le temps d’apprendre quelques ficelles du « métier ».

Dans le même temps, je sais par expérience qu’un excès de théorie peut devenir paralysant. Par exemple, étudier la structure du récit en détail peut vite devenir écrasant et nuire à l’inspiration et la spontanéité si vous la mettez trop en avant. Mais ne nous leurrons pas, les romans sont des créations très complexes qui peuvent être étudiées sous de nombreux angles, tous cependant ne sont pas utiles à l’écrivain. Je vous dirai comment je me suis parfois égarée.

Des techniques pour écrire un roman

Au fil des articles de ce blog, je vous livrerai quelques-uns des secrets de l’écriture romanesque. Du moins ceux que j’ai trouvés, étudiés, décortiqués pour garder l’essentiel. Ils vous aideront à créer un roman bien structuré et émotionnellement convaincant sans compter sur les formules stéréotypées.

Je dois faire un aveu : j’adore la technique et en particulier la technique littéraire. Sans doute un reste de « mon ancienne vie ».  Je me souviens que je détestais voir les notes de service déferler sur mon bureau. Pour m’en débarrasser, j’en confiais la lecture à l’un de mes collaborateurs qui m’en faisait d’excellents résumés ! En revanche, quand je recevais des fiches techniques de verres ou de montures – pour ceux qui ne le savent pas encore, j’ai exercé vingt ans le métier d’opticienne ! –, je décortiquais le contenu. Ensuite, il me suffisait d’adapter la technique aux besoins et je faisais des clients satisfaits de leurs lunettes.

…Mais revenons à la technique littéraire. Au fil des articles, je vais essayer de présenter ces techniques et secrets tout simplement. Mon objectif est de vous donner assez de théorie pour nourrir votre imagination et vous laisser aller sur votre chemin d’écriture.

Attention, je n’ai jamais dit que votre nouvelle ou votre roman s’écrira d’un coup de baguette magique. Si telle est votre idée, passez votre chemin ! Il restera à votre charge le travail, la passion, la motivation, la créativité, la procrastination… et tellement d’autres thèmes que bien sûr j’évoquerai également dans des articles à venir.

Voilà donc ma réponse à cette question arrivée par mail.

Si vous avez une question sur le processus d’écriture, la façon d’écrire un roman, d’avoir des idées, de construire des histoires, des personnages, ou de commencer ou de finir un roman… Posez-la en passant par la page CONTACT. J’y répondrai par un article sur le blog conçu comme un lieu de partage.

À très vite…

Premiers Romans 2012

Rentrée littéraire 2012

646 romans français et étrangers vont être publiés entre la mi-août et la mi-octobre. Et tandis que la plupart des articles parlent des livres vedettes, j’ai choisi d’évoquer les premiers romans de cette nouvelle rentrée littéraire.

En effet, parmi ces 646 romans, seuls 69 nouveaux auteurs ont eu la chance d’être choisis par les maisons d’édition. À titre indicatif, ils étaient 121 en 2004, 74 en 2011.
Ces chiffres démontrent une fois encore que les éditeurs restent très prudents et continuent de miser sur leurs valeurs sûres.

Les primo romanciers de cette rentrée sont surtout masculins. Les trois plus âgés ont vu le jour dans les années 50. La benjamine, Chloé Schmitt, a 21 ans.

Une quinzaine seulement sortiront du lot. Sept font déjà parler d’eux mais d’autres révélations – je l’espère – sont à envisager en septembre.

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Figures de style

Les figures de style appartiennent à la rhétorique, science du bien-dire mais aussi du bien-écrire.

Certaines figures se réapproprient le sens des mots. On parle alors de figures de substitution ou d’images, comme la métonymie, la méta­phore ou la périphrase.

D’autres jouent sur la place des mots dans une phrase pour opposer, amplifier ou atténuer, avec l’anaphore ou encore la gradation.

Elles modifient aussi la construction d’un texte et appartiennent plus au domaine du discours et de la syntaxe, comme l’anaco­luthe ou l’ellipse.

Prépondérantes dans l’art de la poésie, elles peuvent jouer avec les sonorités comme l’allitération (qui est une répétition d’un même son consonantique) ou encore l’assonance (qui est une répétition vocalique d’un même son dans un vers).

Les maîtriser permet de rendre un texte plus expressif, de pointer une émotion, ou encore de jouer sur l’ironie. Attention tou­tefois à ne pas en abuser. Exagérer leur emploi peut ren­dre votre texte trop complexe.

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Quelles peurs peuvent empêcher d’écrire ?

Écrire, vous y pensez depuis toujours. Vos avez des tas d’idées et vous vous sentez prêts, mais en même temps, vous éprouvez un frein. Vous avez beau le refuser, mais ce frein, c’est la peur !

La peur nous affecte tous plus que nous ne voulons bien l’admettre, et elle est particulièrement insidieuse chez les écrivains.

Je n’aime pas perdre de temps parce qu’il m’est trop précieux. Mais en regardant en arrière, je constate que j’ai perdu beaucoup de temps dans ma vie d’écrivain parce que j’ai laissé des peurs m’envahir.

La solution est simple : ne pas se laisser gagner ! Rappelez-vous, le vrai courage n’est pas de ne pas connaître la peur, mais d’accomplir ce qui doit être fait, malgré la peur !

Voici les principales craintes qui retiennent les écrivains, quelques conseils pour y remédier et se mettre quand même au travail.

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Les écrivains peuvent-ils bénéficier d’aides à la création ?

Un des lecteurs m’a posé cette question, il y a quelques jours. Plutôt que de lui répondre individuellement, j’ai pensé que la réponse méritait bien un article.

Les écrivains vivent-ils de leurs plumes ?

En France, on estime à moins de 25 000 le nombre d’auteurs à percevoir des droits d’auteur, c’est-à-dire dont les livres rapportent de l’argent, même peu. Selon Bernard Lahire, sociologue ayant publié La Condition littéraire, la double vie des écrivains, moins de 2000 d’entre eux peuvent être considérés comme de vrais professionnels et vivent de leur production littéraire. 40 % se contentent de mensualités équivalentes au SMIC et seulement 4 % touchent plus de 10 000 euros par mois (les auteurs de best-sellers).

L’ étude de B. Lahire nous apprend aussi que la majorité des écrivains ayant réussi sont ceux qui ont pu bénéficier d’un soutien financier, venant souvent de leur famille ou de leur conjoint. En effet, si les bourses attribuées aux écrivains ayant déjà publié au moins un ouvrage à compte d’éditeur sont relativement nombreuses, les allocations versées aux auteurs « inconnus » sont extrêmement rares. Les concours aux manuscrits demeurent donc le meilleur moyen d’obtenir soit une publication, soit une petite somme d’argent, histoire d’encourager un peu une vocation.

Ainsi, avant de chercher à obtenir la bourse de la Fondation Jean-Luc Lagardère, dont le montant s’élève à 25 000 euros, il faut souvent se contenter de peu pour trouver le temps d’écrire et un éditeur.

Les débuts des auteurs sont semés d’embûches, cependant il existe un grand nombre d’associations et de structures, nationales ou régionales, pouvant leur venir en aide.

Des associations pouvant aider les jeunes auteurs

Plusieurs sociétés et associations se consacrent à la promotion de la création littéraire et à l’aide aux auteurs. La Maison des écrivains et de la littérature (Mel) « a pour vocation de fédérer les écrivains et de les représenter, de les défendre et de promouvoir la littérature. » Installée à la Villa des Frères Goncourt (67, bd. de Montmorency – 75016 Paris), la Mel accueille les auteurs, débutants ou confirmés, et met à leur disposition d’importantes ressources documentaires. Elle est en outre compétente pour conseiller les auteurs sur leurs conditions de travail, la diffusion de leurs œuvres et leur offre un panel de services très complet. On peut déjà trouver un grand nombre d’informations sur son site www.m-e-l.fr.

La plupart des conseils régionaux de France proposent également des structures dédiées à l’aide à la création. Elles délivrent généralement de précieux conseils aux auteurs et peuvent les guider dans leurs démarches.

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