Combien de mots doit compter un roman ?

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Cette question revient souvent, tellement souvent d’ailleurs que j’ai fini par me dire qu’elle méritait bien un article. Allons-y…

 

 

 

 

Vous visez l’édition et pensez peut-être que les éditeurs sont à la recherche d’un nombre de mots spécifiques en fonction de votre genre.

Alors, combien de mots doit compter un roman ?

Ou du moins quel nombre serait susceptible d’intéresser les éditeurs ?

Dans cet article, nous allons voir en détail si un nombre de mots peut affecter vos chances de publication.

 

Pourquoi tenir compte d’un nombre de mots ?

 

Vous le savez certainement les éditeurs prennent de moins en moins de risque. Autrefois, il leur arrivait de décider sur un coup de cœur et de parier sur un auteur en devenir.

Aujourd’hui, ils éditent un livre s’ils pressentent un succès ou un minimum de ventes. Ils connaissent bien les us et coutumes des lecteurs, leurs goûts littéraires et quel livre a plus de chance de se vendre.

Mais qu’en est-il du nombre de mots ?

Un nombre trop élevé de mots peut-il être rédhibitoire et condamner définitivement l’édition d’un roman ?

 

Pourquoi compter les mots et non les pages ?

 

La plupart des auteurs parlent en nombre de pages alors que dans le monde de l’édition, on parle plutôt en nombre de mots.

Pourquoi ?

Parce que le nombre de pages peut varier considérablement. Si la police est un peu plus petite, les marges un peu plus larges, le format de la page un peu plus grand, ou l’interlignage réduit, le nombre de pages peut être très différent et cette différence être énorme. Alors que le nombre de mots restera constant indépendamment des options de mise en pages.

À l’époque des machines à écrire, le nombre de mots par page était beaucoup plus régulier qu’aujourd’hui puisque chaque caractère était en police « courier », avec une largeur fixe. Les manuscrits envoyés aux maisons d’éditions contenaient environ 250 mots par page.

Aujourd’hui, nous pouvons modifier à loisir la police de caractères. Mais le palier de 250 mots par page est resté la norme dans l’édition. On peut donc se faire déjà une bonne idée avec ce tableau de conversion :

1 page 250 mots
100 pages 25 000 mots
200 pages 50 000 mots
300 pages 75 000 mots
400 pages 100 000 mots
500 pages 125 000 mots

 

Combien de mots un roman doit-il compter ?

 

On parle de roman à partir de 40 000 mots. Mais techniquement, il n’y aucune longueur maximum à un roman. Bien que, si elle excède 110 000 mots, on a déjà affaire à un petit pavé !

Certains romans célèbres sont extrêmement longs, Les Misérables de Victor Hugo, par exemple, compte 513 000 mots. D’autres, extrêmement courts : Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway seulement 26 000.

Notons que le nombre de mots dans un roman varie en fonction du genre.

 

1 / Roman de fiction

 

La plupart des romans publiés traditionnellement pour les adultes sont d’environ 80 000 mots. Mais ils peuvent également dépasser 110 000.

Cependant, plus c’est long plus les éditeurs deviennent méfiants, surtout dans le cas d’un premier roman.

Pour info, 50000 mots, c’est le nombre de mots requis pour être « gagnant » du Nanowrimo.

Remarque :

Ces valeurs ne sont pas valables si vous avez déjà publié un livre. Et si c’était un best-seller, l’éditeur vous permettra tout ce que vous voulez en matière de nombre de mots !

 

2 / Science-Fiction et de fantasy

 

Les romans de science-fiction et de fantasy ont généralement un nombre de mots compris entre 90 000 à 125 000. Ils comptent en effet généralement plus de mots qu’un roman de fiction.

Pourquoi ?

Voici trois 3 théories (non confirmées, car ce sont des déductions personnelles) :

  • Les lecteurs de science-fiction ou de fantasy sont peut-être plus enclins à lire une histoire longue.
  • Il se peut que ce nombre de mots plus élevés tiennent aux divers mondes à construire pour écrire un bon roman de fantasy.
  • Ses romans font souvent partie d’une série. Les lecteurs s’attendent davantage à des histoires sur plusieurs livres et donc à davantage de contenu.

 

3 / Romans policiers

 

Traditionnellement, les romans policiers ont tendance à être relativement courts. Agatha Christie, auteure de best-sellers policiers, a écrit des romans qui comptaient entre 40000 à 60000 mots.

Mais aujourd’hui, un bon roman policier doit compter autant de mots qu’un roman de fiction soit 80 000 à 90 000 mots.

 

4 / Roman Jeune adulte

 

Les romans jeunes adultes possèdent un nombre de mots très varié.

JK Rowling, par exemple, a commencé sa série Harry Potter avec le roman L’école des sorciers qui comptait 76 000 mots, peut-être parce que son écriture était moins riche. Car après avoir gagné en confiance, ses romans ont enflé. Le plus long, Harry Potter et l’Ordre du Phénix, compte 257 000 mots.

D’une façon plus générale, la plupart des romans pour jeunes adultes se situent entre 55000 et 70000 mots.

 

Le nombre de mots a-t-il vraiment son importance ?

 

Eh bien, les éditeurs tiennent de moins en moins compte du nombre de mots. Aujourd’hui, les auteurs à succès publient des romans de 30, 50 ou 80 000 mots même dans le cadre d’énormes séries couvrant une douzaine de livres ou plus.

D’autres publient de véritables pavés qui se vendent très bien. Souvenez-vous du succès des Bienveillantes de Jonathan Littell (Prix Goncourt et Prix du roman de l’Académie française 2006) !

Les éditeurs ne sont donc plus si tatillons sur ce critère. Et dans la jungle qu’est le marché de l’édition, la bataille du nombre des mots est devenue obsolète.

J’espère que cet article vous a apporté quelques précisions sur la question du nombre de mots mais la vraie préoccupation à avoir quand on se lance dans l’écriture d’un roman,
c’est :

1 / D’abord écrire une histoire captivante !

2 / Se préoccuper ensuite du nombre de mots.

 

Avez-vous fixé un nombre de mots à votre roman ?

 

À vos succès d’écriture…

 

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43 commentaires

  1. Antoinette B. dit :

    Bonjour Marie-Adrienne,

    Une fois de plus, un article très intéressant ! J’ai une question : dans quelle catégorie entre une histoire de 25 000 mots : roman court ?
    Bonne fin de semaine à vous. Je me réjouis de vous retrouver lundi 😉

    Antoinette B

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      25 000 mots… un roman court ou une nouvelle.
      Bonne journée

      • Antoinette B dit :

        Re-bonjour Marie-Adrienne !

        Ah la classification des genres dans le monde de l’édition ! Pas facile de s’y retrouver !
        Gallimard lançait cet été un concours pour un premier roman jeunesse. Le nombre minimum de signes était de 120 000 signes et ils ajoutaient que cela correspondait env. à 80 pages…. on est encore loin des 40 000 mots.
        J’adhère complètement à votre dernière remarque : d’abord écrire une histoire captivante. Tout un programme en soi !

        Bonne journée et belle fin de semaine.

  2. Méric dit :

    Bonjour,
    Article très intéressant.
    Pouvez-vous également aborder le sujet d’écriture d’une nouvelle ?
    Combien de mots doit contenir une nouvelle ?
    A partir de combien de mots sortons nous de l’écriture d’une nouvelle, pour considérer que le travail tient plus du roman ?
    Merci !

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      Pour répondre à votre question, voilà une indication. C’est un standard américain (tout comme compter en nombre de mots, car en France, on parle encore souvent de caractères (espaces compris) mais cela permet d’avoir une meilleure idée :

      histoire courte moins de 7 500 mots
      nouvelle entre 7500 et 40 000 mots
      roman plus de 40 000 mots

      J’ai déjà traité des articles sur la nouvelle.
      Utilisez la zone de recherche du blog dans la colonne de droite. Tapez « Nouvelle » et la liste des articles traitant des nouvelles va apparaitre.
      Bonne journée

  3. Hubert YAMVU dit :

    Bonjour, je suis novice dans ce monde de rédaction juste vos conseils pour des publications des articles et comment faire un livre.

  4. FREDERIC ELWA dit :

    Bonjour,

    Effectivement c’était là aussi un de mes soucis!
    combien de paragraphes doit contenir une page?
    Combien de lignes doit contenir un paragagraphe?
    Ici vous avez parlé des mots et caractères, le
    nombre de paragraphes et lignes ne serait il pas
    une bonne typographie pour le NEOPHYTE?

    Merci, votre article est en soi un bon REPERE déja

  5. Elisa dit :

    Même si ce critère est passé à l’arrière plan, c’est toujours utile de se comprendre et de parler le même langage des deux côtés de la montagne… Merci pour cet article 🙂
    Le dernier article de Elisa : Vie en fauxMy Profile

  6. Célyne dit :

    Merci, j’apprécie énormément ce que vous écrivez.

  7. maxime dit :

    Superbe site. Beaucoup d’informations enrichissantes. Je déborde de créativité et d’imagination. Cependant j’aime développer de courts récits.

    J’adore lire mais je suis assez hyperactif donc j’ai tendance à vite me lasser à moins d’être enivré (cf: Au bonheur des dames de Zola que j’ai dévoré en 3 semaines). Je favorise donc plutôt les contes, les histoires courtes et les nouvelles lors de mes lectures.

    Cependant je ne suis pas fan des longues descriptions comme dans la plupart des ouvrages. Au contraire, je n’aime pas m’attarder et ceci pour laisser libre court à l’imagination du lecteur.

    Loin de moi l’idée de me mettre en avant, mais les personnes tests qui lisent mes écrits apprécient assez. Cependant une histoire ne dépasse jamais une 50aine de pages (70 a été mon maximum).

    Dois je continuer en amateur ou est ce qu’il est possible de pouvoir intéresser des maisons d’édition avec un aussi court format?

    Moi même j’ai du mal avec le mot écrivain vu que je réalise de courts récits. Je me considère plutôt comme un nouvelliste.

    J’ai retenu le fait que ce n’est plus un critère PREMIER (le nombre de mots). Cela dit je n’ai jamais vu de petits livres de 70 pages en vente. Même les livres (hors romans) sont souvent plus larges.

    Ex: Le livre des pourquoi? Ou chaque « pourquoi » prend 1 à 2 pages, fait 200 pages tout de même.

    Un livre de recette va tout de suite faire 100 pages etc…

    Merci de vos conseils.

    Encore bravo pour le site.

    Maxime

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Maxime

      Bien sûr qu’il existe des livres courts à la vente. Senso (Camillo Boito,60 pages), Le lynx (silvia Avallone, 64 pages), La première gorgée de bière (Philippe Delerm, 96 pages)…
      Il y a même des spécialistes du court récit. Jacques Sternberg par exemple ou Annie Saumont reconnue comme une Grande Dame de la nouvelle française contemporaine. Son œuvre est presque tout entière vouée à la nouvelle. Elle est traduite dans une quinzaine de langues et a été récompensée, entre autres, par l’Académie Goncourt, la Société des gens de lettres et l’Académie française.

      Ces références me viennent spontanément. Mais il y a de quoi lire et découvrir en matière de récit court, nouvelle ou autres.

      À vos succès d’écriture

      Pour les auteurs de nouvelles, souvent, les livres sont constitués de plusieurs nouvelles. Avec un fil conducteur au recueil. En gros une variation sur le thème. Cela laisse la possibilité d’écrire des nouvelles mais d’en faire un livre plus conséquent, je parle en épaisseur. Ce que les éditeurs apprécient plus facilement en France. 5 nouvelles de 40 pages… Ça fait 200 pages !

      Si vous vous sentez plus à l’aise dans la nouvelle, continuez ! Mais voyez peut-être comment les assembler pour les présenter à l’édition.

  8. Manon Gramaccioni dit :

    Je me lance pour écrire mon premier roman ado, mais le problème c’est que je ne sais pas séparer mais chapitre et combien de mots maximum je doit mettre pour ne pas que les futurs lecteurs en ai marre de lire et que se soit trop long pour eux. Merci beaucoup.

    M.Gramaccioni, 17 ans.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Manon

      1 / Sachez que si votre histoire est prenante et bien écrite, les ado sont capables de lire de gros livres. Harry Potter par exemple, Twillight, After et autres sont quand même des pavés.

      Sinon, je vous engage à regarder ce qui se pratique dans la littérature ado car les cas cités plus haut restent quand même des exceptions. Rendez vous à la bibliothèque. Fouillez dans les étagères et décortiquez deux ou trois livres. Longueur des chapitres, nombres de pages… Soyez curieuse ! On apprend beaucoup en regardant ce qui se pratique. Après il suffit de mettre sa touche perso !

      Bon courage

  9. Creupelandt Grégory dit :

    Bonjour, j’ai trouvé ce site vraiment intéressant et vu que je vois que c’est monnaie courante, je viens aussi piocher quelques conseils.

    J’ai commencé à écrire une histoire de style héroic-fantasy vers mes 16 ans. Avec le temps, j’ai plus ou moins abandonné ce projet sur lequel je travaillais à peine une 10 aine de jours chaque année et puis voilà qu’à presque 21ans, je reprend ce gros projet…

    Au fil, du temps, l’histoire a pris beaucoup de volume, je considère désormais que c’est plus un roman qu’une simple « histoire ». J’ai actuellement 120 000 mots et je travaille beaucoup plus sérieusement le récit qu’à l’époque.

    La trame est bien avancée et approche petit à petit de sa fin mais en lisant des conseils, notamment sur ce site, j’en viens à me poser quelques questions.

    Mon roman ne devient-il pas « trop long » ? Si je continue ainsi, je pense qu’il devrait tourner aux alentours des 150 000 mots. Est-ce un problème ou est-ce que je peux continuer sans m’en soucier?

    Par ailleurs, je n’ai aucun style d’écriture. Je suis étudiant en ingénieur et je n’ai aucune connaissance de la littérature, du jeux des lettres et de la belle tournure de phrase. J’écris de façon à faire avancer l’histoire, en très grande partie via des dialogues entrecoupés de brèves narrations permettant de faire évoluer les décors et les situations. Je suppose que je vais devoir tout retravailler de A à Z une fois que j’aurais fini d’écrire la trame de l’histoire. Ce travail m’effraye un peu de par la taille du pavé… Selon vous, le travail d’écriture à proprement dit (style) est-il plus conséquent que l’écriture de l’histoire elle-même? Je précise que j’écris de façon très brute, très rapide, proche du langage parlé (ex: les romans Naheulbeuk éditions Octobre).

    Merci, j’attend quelques conseils.

    ps: Excellent site sur lequel je viendrai lire des conseils de temps à autres!

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Grégory

      150 000 mots, c’est déjà un gros pavé ! Mais si ce que vous racontez est captivant, peut importe, les lecteurs suivront. Donc si vous êtes sûr de votre coup, pourquoi ne pas continuer ?
      Dans le domaine de la Fantasy, c’est assez courant d’avoir de gros livres. Les mondes sont tellement riches qu’ils nécessitent des explications.

      Pour répondre à votre question Selon vous, le travail d’écriture à proprement dit (style) est-il plus conséquent que l’écriture de l’histoire elle-même?. Le travail de réécriture peut-être plus conséquent que l’écriture elle-même. Et sur 150000 mots, ça peut représenter une belle tonne de boulot. Après tout dépend de la façon dont vous écrivez. S’il faut reprendre chaque phrase pour la ciseler… y’en a pour un moment !Mais ce travail n’est pas à négliger. Il fait office de finition. Et c’est la touche finale qui va enjoliver le tout !

      Il faut tout revoir, la longueur des phrases, les dialogues, les descriptions, les enchaînements, l’intrigue, la cohérence de l’intrigue…Oui, il y a de quoi faire. L’écriture c’est chaud mais qu’est-ce qu’on aime ça !

      À vos succès d’écriture

      • Creupelandt Grégory dit :

        Me revoilà! Merci pour vos conseils, ils m’ont l’air bien avisés. Je reviens ici car je viens de finir ma première version du récit (j’entends par là qu’il s’agit d’une version « brouillon » presque dénuée de descriptions et assez pauvre au niveau du style. Mais riche côté scénario! Du moins je l’espère).

        Je m’apprête donc à commencer le travail de réécriture (dont mon précédent commentaire parlait). Le document actuel à retravaillé compte 160 000 mots (tout compris, titres, épilogue…).

        Après la question du temps que cela me prendra (quelques siècles mais ce n’est pas un problème. C’est toujours un plaisir de travailler sur un projet auquel on tient!)
        Je me pose la question du nombre de mots. A priori, la réécriture ne va-t-elle pas gonfler le nombre de mots? (Ajouts de descriptions, de contextes mieux travaillés, de couleurs, d’odeurs…). Alors certes, en y réfléchissant je pourrais retirer quelques brefs passages mais au final j’ai bien peur qu’en le retravaillant, le nombre de mot ne fasse qu’augmenter de façon considérable.

        Voilà je voulais simplement avoir un avis sur la question car j’ai bien peur qu’en gagnant en volume, je perde en accessibilité. Dois-je chercher à retirer au maximum ce qui n’est pas indispensable pendant le travail de réécriture?
        Si vous me dites que le nombre de mots n’a vraiment aucune importance alors j’enrichie volontiers mon roman en y ajoutant de nombreux détails.

        Merci beaucoup pour vos conseils !

        • Marie-Adrienne Carrara dit :

          Bonjour Gregory

          Ne vous préoccupez pas du nombre de mots. Si votre roman passionne, les lecteurs sont prêts à lire de gros livres. Après, veillez à ne pas faire de remplissage. J’entends par là que tout apport doit servir votre roman. Description, adjectifs, scènes, détails… Si ca n’apporte pas, si ce que vous ajoutez ne fait pas avancer votre Roman, évoluer votre histoire, votre personnage, votre intrigue…, alors vous supprimez. Bon courage

  10. fatima dit :

    Bonsoir, moi je lutte, je rame, je souffre, j’ai mis ma vie de côté pour écrire une biographie; et ça fait deux années d’écriture, sachant que je suis une mère de famille au foyer… POUR écrire ? IL FAUT DES éléments,une ORGANISATION, DRACONIENNE? DU TEMPS, DE l’Énergie Pour ne pas dire SA Santé CAR JE SUIS DANS SE CAS ! CA N’ENGAGE QUE MOI. MAIS CE QUE JE FAIS, SI CA MARCHE JE L’aurais  »accoucher » DANS LA Douleur.
    Souhaitez-moi bonne chance

  11. Billale dit :

    Merci pour cet article, et pour les réponses utiles dans les commentaires 🙂

  12. Judith dit :

    Bonjour,
    Je me suis mise à écrire et je voudrais savoir si le manuscrit doit être composé de tout le roman Ou juste un résumé.
    Merci infiniment.

  13. Damien dit :

    Bonjour/soir,

    Étant quelque peu noctambule. Votre site est vraiment intéressant, de même que cet article.

    Ma question est un peu hors sujet, mais c’est celle qui me tracasse le plus, à savoir la légitimité à écrire un livre, lorsque l’on en a presque jamais lu.

    J’ai débuté l’écriture d’un roman de SF depuis quelques mois et je suis actuellement à 50 000 mots. J’ai pris le temps de le relire à plusieurs reprises, pour maintenir la cohérence, peaufiner le style, la tournure des phrases, chasser la moindre répétition, etc.

    J’ai également confié mon livre à une amie et à mon frère, qui sont très critiques (ils ne m’ont pas juste dit c’est bien). Mon frère avait genre 10 pages entières de critiques sur chaque mot, chaque élément qui lui semblait incohérent, sur l’histoire, le rythme, etc.

    Mais seulement en dépit de mes 7 années d’étude en histoire, j’ai arrêté de lire des romans en première S, quand je n’ai plus été contraint de le faire. J’adore le cinéma, mais je n’aime pas lire, je ne rentre pas dans les histoires, je m’endors après 3 pages, je perd le fil de ma lecture, je passe mon temps à relire les 15 lignes d’avant dont j’ai oublié le contenu, bref, je n’ai pas encore découvert les plaisirs de la lecture (un jour peut-être).

    En revanche, question cinéma, j’ai une large culture. D’ailleurs je dois dire que j’écris en ayant toujours mon histoire en tête, comme un film qui se déroule dans ma tête. Je visualise chaque lieu, personnage, émotion, réaction, etc. Et j’aime écrire, vraiment, et pourquoi pas à la fin envoyer mon manuscrit.

    Au début c’était difficile, l’amie à qui j’ai confié le livre lit énormément et elle m’a aidé a ne pas négliger les descriptions (à trop avoir les décors en tête, on oublie de les décrire…), à repenser la manière de raconter, à privilégier les dialogues, etc., mais le fait est que mon livre est à mon image. C’est extrêmement déstabilisant de se dire que je l’ai écrit comme un néophyte, sans aucune conscience de ce qui se fait, de la manière dont devrait être raconté une histoire de SF.

    Pour la forme rien à dire : j’ai respecté les règles, mais pour le fond, je me demande si c’est indispensable ou plutôt rédhibitoire d’envisager d’écrire et de publier un livre, lorsque le denier qu’on a lu remonte à plus de 10 ans. En sachant que si j’ai lu 15 romans du haut de mes 30 ans, c’est le maximum…

    Cordialement.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Damien

      Il n’y a rien de rédhibitoire. On conseille souvent de lire car c’est aussi une façon d’apprendre à écrire.
      Être passionné de cinéma peut aussi vous aider à écrire. Et c’est certainement votre cas.

      Vous dites : « mon livre est à mon image. C’est extrêmement déstabilisant de se dire que je l’ai écrit comme un néophyte, sans aucune conscience de ce qui se fait, de la manière dont devrait être raconté une histoire de SF ».

      Et moi je réponds… Tant mieux ! Au moins ce livre sera unique. Il sera votre voix. Et c’est bien d’être différent des autres. Ne soyez pas déstabilisé. J’ai juste envie de vous dire FONCEZ !

      A la fin, votre roman devra juste être plaisant à lire. Car en général, un auteur écrit pour des lecteurs.

      Bien à vous

  14. florespire dit :

    Bonjour

    Quand vous parlez de nombres de mots, comptez-vous les mots avec tous les caractères ?
    Dans les statistiques de word on peut trouver:
    – Le nombre de mot (sans les caractères)
    – Le nombre de caractères espaces non compris
    – Le nombre de caractères espaces compris

    J’aimerai donc savoir à quelle catégorie la moyenne citée correspond ?
    Merci beaucoup!
    Et merci aussi pour vos articles enrichissant 🙂

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      Dans les statistiques de Word vous trouvez aussi le nombre de mots. A moins que vous n’ayez une version très ancienne car…

      Applicable à : Word 2013

      Quand vous voulez connaître le nombre de mots que contient une partie de votre document ou le document entier, recherchez-le sur la barre d’état située en bas de la fenêtre Word.

      Pour obtenir un nombre de mots partiel, sélectionnez simplement le texte correspondant. La barre d’état affiche le total de la sélection et le total de l’ensemble du document.

      Si le nombre de mots n’est pas affiché, cliquez avec le bouton droit sur la barre d’état, puis cliquez sur Statistiques.
      Trouver le nombre de caractères, de paragraphes et de lignes

      Word peut également compter le nombre de caractères, de lignes, de paragraphes et d’autres informations. Cliquez sur le nombre de mots dans la barre d’état pour afficher ces informations.

      J’espère que ces infos vous seront utiles

      Bien à vous

  15. Jean-Charles dit :

    Merci pour cet éclairage, cette question me turlupinait depuis quelques années.
    Bien reçu les 101 conseils que je prendrai le temps de lire. J’ai un peu parcouru votre blog (voussoiement exceptionnel sur la blogosphère).
    Cordialement.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Jean-Charles

      Contente d’avoir répondu à la question qui vous turlupinez.
      Pour ce qui est du vouvoiement, je ne l’impose pas.
      A très vite

  16. Danièle dit :

    Bonjour,
    Le site Nouvelles Plumes qui propose de lancer de nouveaux auteurs a fixé à 400’000 caractères espaces compris, pour les romans contemporains et 500’000 minimum pour les autres. À combien de mots,environ,
    cela correspond-il?

    Bonne continuation à ce blog très intéressant !

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Aucune idée précise. En revanche, votre traitement texte, comme la plupart de ceux du marché, possède une fonction qui permet de le savoir avec précision.

      Bien à vous

  17. franck dit :

    Ce genre d’article ne devrait meme pas exister… Un éditeur se fiche complètement du nombre de signes que contient un manuscrit, et un écrivain aussi… C’est l’histoire que vous écrivez qui dicte la longueur du texte. Et c’est absolument faux que les éditeurs sont devenus frileux, aucun éditeur n’est frileux devant un livre qui lui plaît quelle que soit sa longueur. Arrêtez de vous prendre la tête avec des questions pareilles et écrivez… La seule chose que la longueur change au final est le prix de vente, mais ce n’est pas à vous de faire des livres courts pour que le prix ne soit pas trop élevé (et risquer que trop de gens attendent sa sortie en poche pour l’acheter moins cher), c’est à l’éditeur de ruser pour l’imprimer avec des caractères plus petits et des marges plus petites. La seule chose que vous demande un éditeur c’est de lui donner un manuscrit A4 uniquement imprimé au recto avec si possible un interligne pour qu’il puisse l’annoter s’il veut, et si possible relié pour éviter que les pages se baladent. Et un bon texte.

  18. Varlet dit :

    A la lecture du commentaire de Franck, je m’interroge. En effet, toutes les personnes ayant fait des commentaires élogieux et intéressés seraient t-elles nulles et incultes ?? Merci pour nous, Franck !
    Comment peut-on critiquer aussi bassement ce blog. Si Aproposdecriture ne plait pas, voilà deux solutions:

    – soit on ne le lit pas
    – soit on fait mieux !

    A votre succès d’écriture Franck…

  19. Tom dit :

    Bonjour, j’aimerais ajouter un ajustement à votre article. J’ai compté le nombre de mots par page de plusieurs livres (oui, j’ai du temps à perdre), tels que le Seigneur des Anneaux, des livres de Douglas Adams et autres, dont certains sont dans des formats poches ou grands.
    Trêve de balivernes, tous ces livres avaient entre 300 et 350 mots par page (il n’y en avait aucun à moins de 300 mots). Ça peut sembler peu, 50 ou 100 mots, mais quand on fait la conversion, les différences sont considérables.
    Cordialement.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      Le nombre de mots par page dépendra bien sûr de la mise en page. Vous n’aurez pas le même nombre de mots sur une version A4 et un format poche.
      Quand je dis qu’un roman compte 250 à 350 000 signes… le nombre de pages et de signes par page sera forcément différent d’un format A4, A5 ou même d’un format A5 avec des marges de 2,5 cm et un format A5 avec marges de 2 cm.

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