Avez-vous pensé aux formats courts ?

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Quand on se lance dans l’écriture, la première idée qui vient à l’esprit est d’écrire un roman. Mais pourquoi se focaliser sur ce genre ?

 

 

 

 

Avez-vous déjà pensé à écrire des nouvelles, des novellas, ou des flash fictions. Trois formats courts intéressants à découvrir et à tester.

En général, la nouvelle, on connait. Dans le domaine de l’édition, on parle communément de nouvelle jusqu’à 17500 mots.
Mais on parle de micronouvelles quand elles sont constituées de moins de 300 mots. Dans les pays anglo saxons, on parle de de flash fictions (histoires courtes) jusqu’à 2000 mots.

Jacques Sternberg était un spécialiste de flash fictions. La plus brève faisait une phrase, la plus longue quelques pages. (Si vous ne connaissez pas cet auteur, je vous le recommande).

 

 Contes glacés

 

La novella est plus longue qu’une nouvelle mais plus courte qu’un roman. Elle compte couramment de 17500-40000 mots.

Plus présente dans la littérature anglo-saxonne, la novella se fait encore rare en France. Pourtant, les auteurs comme Maupassant (le Horla) n’a pas manqué d’en écrire, mais aussi des auteurs plus contemporains comme Éric-Emmanuel Schmitt, J. M. G. Le Clézio (Tempête)…

Charles Dickens, Joseph Conrad, Stephan Zweig (le joueur d’échec par exemple), Truman Capote, Joseph Conrad, Ernest Hemingway, Stephen King… se sont essayés à la novella.

Vous trouverez facilement des novellas en fouillant dans les librairies ou les bibliothèques.

Remarque : le roman compte raisonnablement un minimum de 40 000 mots.

 

Quelles techniques employer pour ces formats courts ?

 

1 / Commencez votre histoire in medias res

 

Le format est trop court pour s’attarder sur les scènes d’introduction. Pas de description donc ni de présentation de lieux sauf si c’est absolument nécessaire. Les formats courts démarrent in medias res., autrement dit, le récit commence au cœur de l’intrigue.

 

2 / Utilisez peu de personnages

 

Comme vous n’avez pas le temps de développer vos personnages, votre récit en comptera très peu. Les portraits sont succincts, parfois même le personnage principal n’est même pas nommé.

Dans le format court, on réduit au nécessaire et on se concentre sur l’intrigue.

 

3 / Soignez la chute de l’histoire

 

Pourquoi ? Car le lecteur retiendra bien la fin d’une histoire qu’il a lu rapidement. Autant donc qu’il finisse sa lecture en laissant continuer l’histoire dans sa tête. Cette phrase peut par exemple ouvrir sur une nouvelle perspective de l’histoire.

 

À vos succès d’écriture… 

 

Êtes-vous ROMAN, NOUVELLE ou plutôt NOVELLA ?

 

PS : pour celles et ceux qui participent au 3e concours de nouvelles organisé par Aproposdecriture, je rappelle que la clôture est prévue le 30 avril !
Cliquez, si vous souhaitez lire ou relire l’article de lancement du concours et le règlement.

 

4 commentaires

  1. Marie dit :

    Je viens justement de décider de me lancer dans l’écriture de nouvelles, suivant l’excellente idée de mon ami blogueur Somebaudy, qui s’est lui même lancé dans un projet « Bradbury »(je vous invite à en lire le principe, ça m’a vraiment inspirée : http://somebaudy.com/2015/03/07/52-nouvelles-en-un-projet-bradbury-152-et-tcheque-et-mat/ ). Je me disais que ça relancerait sans doute la machine à inspiration, ça avait bien marché pour moi à l’époque de mon blog. Donc, à partir du 1er avril (jour où commence le camp Nanowrimo), je m’engage à écrire une nouvelle (/histoire courte) par semaine.

  2. exbrayat dit :

    Bonjour, bel article sur un format qui demande qu’à s’épanouir et qui reste trop méconnu du grand public. Pourtant, les nouvelles et les novella, par leur accessibilité et leur efficacité, sont de formidables ambassadeurs de la littérature…une très jolie porte d’entrée pour de nombreux futurs lecteurs….

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