Analyse d’un roman (34e épisode)

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Dans ce nouvel épisode de la série « L’Alchimie du roman, Jean-Philippe Depotte analyse « l’Attrape-coeurs », de J.D. Salinger

 

 

 

 

L’Attrape-cœurs

 

 

À propos de J.D. Salinger 

 

Jerome David Salinger, dit J. D. Salinger est un écrivain américain, né le 1er janvier 1919 à New York.

Il commence à se faire connaître en 1948 avec des nouvelles parues dans le New Yorker, mais c’est son roman L’Attrape-cœurs (titre original : The Catcher in the Rye) qui le rend célèbre.

Salinger est également connu pour sa vie de reclus. Il n’a pas fait une seule apparition publique, donné une seule entrevue ou publié un seul écrit pendant près de quarante ans.

Avec la notoriété apportée par L’Attrape-Cœurs, Salinger a commencé à se renfermer sur lui-même. En 1953, il quitte New York pour Cornish, New Hampshire.
Salinger essaie d’échapper au maximum à l’exposition et à l’attention publique mais il veille à l’attention que la figure mythique qu’il est devenu attire. Lorsqu’il apprend que l’auteur anglais Ian Hamilton a l’intention de publier sa biographie en incluant des lettres qu’il avait écrites à d’autres auteurs ou à des amis, Salinger attaque Hamilton en justice pour empêcher la publication.

Le livre finit par paraître avec le contenu des lettres paraphrasées ; la cour a statué que même si quelqu’un possède physiquement une lettre, son contenu appartient toujours à l’auteur.

Effet involontaire du procès, de nombreux détails sur la vie privée de Salinger, notamment le fait qu’il aurait écrit deux romans et de nombreuses nouvelles sans jamais les publier, sont rendus publics dans les retranscriptions des auditions.

Salinger surprend tout le monde en donnant la permission à un petit éditeur, de publier Hapworth 16, 1924, sa dernière nouvelle publiée à ce jour (dans le New Yorker en juin 1965), mais jamais encore éditée.

La publication prévue en 1997 figure dans les catalogues des libraires mais la date est repoussée plusieurs fois avant d’en être définitivement retirée.

Salinger n’a jamais accordé qu’une seule autorisation pour que l’une de ses œuvres soit utilisée pour le cinéma : c’était pour sa nouvelle Uncle Wiggily in Connecticut. Salinger détesta le résultat et refusea dès lors de céder les droits, malgré plusieurs tentatives de la part de nombreux studios pour adapter L’Attrape-cœurs à l’écran.

J.D Salinger meurt le 27 janvier 2010 à l’âge de 91 ans, à son domicile dans le New Hampshire.

 

L’Attrappe-coeurs, J.D Salinger

 

Le titre original du roman (The Catcher in the Rye) fait référence au poème écossais Comin’ Thro’ the Rye (en) de Robert Burns.

Publié aux États-Unis en 1951, le roman se serait vendu à plus de 60 millions d’exemplaires à ce jour.

Il constitue l’une des œuvres les plus célèbres du XXe siècle et un classique de la littérature. Il est enseigné dans les écoles aux États-Unis et au Canada, bien qu’il ait été critiqué en raison de certains des thèmes abordés (prostitution, décrochage scolaire, obsession de la sexualité) et du niveau de langue (langage familier voire injurieux).

Le roman est écrit à la première personne

Les traductions françaises de L’Attrape-Cœurs et Nouvelles sont l’œuvre de Jean-Baptiste Rossi, connu sous le pseudonyme de Sébastien Japrisot. De nouvelles traductions de L’Attrape-Cœurs et des Nouvelles dues à Annie Saumont ont été publiées, mais elles n’ont pas fait autorité.

 

***

 

Comme à son habitude, Jean-Philippe Depotte analyse le roman selon quatre éléments :

    • L’Eau, c’est le Style.

C’est la plume de l’écrivain, la poésie, la beauté du langage et le simple plaisir de lire de belles phrases.

    • L’Air, c’est la Fiction.

C’est l’invention, qui prend deux formes, en général : l’intrigue (l’histoire que l’on raconte) et les personnages.

    • La Terre, c’est le Milieu que décrit le roman.

C’est une époque ou c’est un lieu. C’est ce qu’apprend le lecteur sur la réalité que décrit le roman.

    • Enfin le Feu, c’est le Message.

C’est la raison pour laquelle l’auteur a écrit son roman. C’est le message qu’il a voulu transmettre à son lecteur. Une philosophie, une morale ou, simplement, un sentiment, une impression.

***

Découvrez la vidéo (10’22) :

 

 

 

Merci à Jean-Philippe (Depotte). Je ne sais si vous avez lu ce livre. Personnellement, je n’en garde pas un souvenir exceptionnel. Si je me souviens bien. Sa lecture m’a saoulée… Il en faut pour tous les goûts ! Et vous ?

 

À vos succès d’écriture…

 

Un commentaire

  1. Jeannette dit :

    Bonjour,j’ai lu ce roman car mes filles sont adolescentes et pour le moment sans comportement déviant. Mais, je souhaitais connaitre les signes d’alarme et ce livre, certes difficile à lire car sur le ton narratif d’un ado qui parle, m’a ouvert l’esprit sur les dangers de l’errance et des fugues.
    J’ai pu aussi analyser l’insouciance de mon adolescence il y a bien longtemps et ce recul réflexif me confirme que la communication sur tout sujet et sur la vie quotidienne est essentielle avec les ados. Prendre le temps de parler et surtout écouter ses enfants, comme le faisait ma mère et que je poursuis avec mes filles.
    C’est vraiment trop résumé, donc à lire. Bonne lecture à tous. Jeannette

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