Analyse d’un roman (26e épisode)

Partager :

Dans ce 26e épisode de la série « L’Alchimie du roman, Jean-Philippe Depotte analyse «Le vieil homme et la mer », d’Ernest Hemingway.

 

 

 

 

Le vieil homme et la mer

 

Le_Vieil_Homme_et_la_Mer

 

À propos d’Ernest Hemingway

 

Ernest Hemingway est né le 21 Juillet 1899 à Chicago d’un père médecin, et d’une mère, musicienne.

En 1917, il s’engage dans la Croix Rouge et devient ambulancier sur le front en Italie. Gravement blessé, il est hospitalisé à Milan.

De retour aux USA, il épouse Hadley Richardson et ne pense qu’à revenir en Europe. Il décroche une mission journalistique et s’établit à Paris en 1920. Il rencontre Gertrude Stein qui va lui apprendre à écrire dans un style précis, clair et dépouillé.

Hemingway écrit Trois histoires et dix poèmes (Three Stories and Ten Poems – 1923) et De nos jours  (In our time – 1925) où l’on trouve déjà  les thèmes récurrents de son oeuvre : la violence, la guerre et la mort. Un autre thème va vite apparaitre presque de façon obsessionnelle : le souvenir de la blessure qui ne s’efface jamais. Il traite une première fois ce thème dans Le soleil se lève aussi (The sun also rises – 1926).

Durant son séjour, Hemingway fréquente les intellectuels de Paris. En mai 1925, il rencontre Fitzgerald, déjà célèbre, au Diego bar.  Entre eux nait une relation empreinte d’amitié et de rivalité.

Après le suicide de son père, son divorce et son remariage, Hemingway publie L’Adieu aux armes (A farewell to arms – 1929) inspiré de son expérience sur le front italien.

En 1932, il s’installe en Floride à Key West et écrit Mort dans l’après-midi (Death in the Afternoon) qui évoque les corridas.

En 1936, il est en Espagne et s’engage aux côtés des forces républicaines. Il devient alcoolique. Son livre En avoir ou pas (To have and have not – 1937) a pour thème l’injustice sociale et Pour qui sonne le glas (For whom bell tolls – 1940) s’inspire de son engagement dans la guerre d’Espagne aux côtés des Républicains.

Il s’installe ensuite dans une grande maison à côté de La Havane et reviendra en 1944 à Paris comme correspondant de guerre.

En 1950, il écrit Au-delà du fleuve et sous les arbres (Across the River and into the Trees).

En 1952 parait Le vieil homme et la mer (The old man and the sea – 1952).

Il obtint le prix Nobel en 1954 et continue d’écrire. En 1961 parait Les Neiges du Kilimandjaro (The Snows of Kilimanjaro and Other Stories)

Vieilli, malade, physiquement diminué, Hemingway se suicide le 2 Juillet 1961, dans sa propriété de Kechtum dans l’Idaho.

 

Trois ans après sa mort, paraît Paris est une fête. Ce livre évoque les souvenirs tendres et joyeux du séjour de l’écrivain dans le Paris des années 1920. L’ouvrage connait un regain de popularité depuis les attentats de novembre 2015 à Paris.

L’œuvre d’Hémingway est riche, de nombreux romans ont été adaptés au cinéma.

Le vieil homme et la mer, Ernest Hemingway

 Écrit à Cuba en 1951 et publié en 1952, Le Vieil Homme et la Mer (The Old Man and the Sea en anglais) est un court roman, certains préfèrent le terme de nouvelle.

Elle demeure son œuvre la plus célèbre. Le Vieil Homme et la Mer permit de relancer la carrière d’Hemingway et aboutit à un réexamen de l’ensemble de son œuvre. Le roman connut dès le départ un immense succès qui rehaussa la réputation de son auteur.

À la suite de cet accueil très positif, un courant nettement plus critique émergea. Le roman fut parfois interprété comme une œuvre mineure et décevante. Les analyses allaient de l’adoration à la détestation d’une prétendue illusion littéraire. Comme quoi, on ne fait jamais l’unanimité !

Le vieil homme et la mer valut à Hemingway le double honneur du prix Pulitzer le 4 mai 1953 et le prix Nobel de littérature en 1954.

 

…Allez, je cesse et vous laisse découvrir la vidéo (10’46).

Comme à son habitude, Jean-Philippe Depotte analyse le roman selon quatre éléments :

 

  • L’Eau, c’est le Style.
    C’est la plume de l’écrivain, la poésie, la beauté du langage et le simple plaisir de lire de belles phrases.
  • L’Air, c’est la Fiction.
    C’est l’invention, qui prend deux formes, en général : l’intrigue (l’histoire que l’on raconte) et les personnages.
  • La Terre, c’est le Milieu que décrit le roman.
    C’est une époque ou c’est un lieu. C’est ce qu’apprend le lecteur sur la réalité que décrit le roman.
  • Enfin le Feu, c’est le Message.
    C’est la raison pour laquelle l’auteur a écrit son roman. C’est le message qu’il a voulu transmettre à son lecteur. Une philosophie, une morale ou, simplement, un sentiment, une impression.
***

 

 

J’espère que cette nouvelle vidéo vous a plu. Un vrai délice de retrouver ce roman.

Merci à Jean-Philippe (Depotte).

 

À vos succès d’écriture…

 

2 commentaires

  1. Isco dit :

    Merci pour le partage.

    Bonne continuité !

  2. hardy dit :

    Que j’aimerai être comme lui. Merci beaucoup

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cochez pour afficher un lien vers votre dernier article