Analyse d’un roman (24e épisode)

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Dans ce 24e épisode de la série « L’Alchimie du roman, Jean-Philippe Depotte analyse « Les Aventures d’Alice au pays des merveilles », de Lewis Caroll.

 

 

 

 

 

 

 Alice au Pays des Merveilles, suivi de De l’autre côté du miroir

 

À propos de Lewis Caroll

 

Lewis Carroll, de son vrai nom Charles Lutwidge Dodgson, nait en 1832, à Daresbury, près de Manchester.

Dès l’âge de 13 ans, le jeune Dogson s’adonne à la publication de petites revues littéraires élaborées avec ses frères et sœurs, qu’il rédige et parfois illustre lui-même, à l’usage des hôtes du presbytère où son père officie comme pasteur.

En 1851, le jeune Dodgson entre au Christ Church College d’Oxford dont il sort diplômé de mathématiques et où il devient enseignant en 1855.

En plus des mathématiques, Charles Dodgson se passionne pour les arts et la littérature. Dès 1855, il est employé à la bibliothèque d’Oxford et mène de front son travail de bibliothécaire, ses cours particuliers, les cours à l’Université et collabore à des revues littéraires.

Ainsi, à partir de 1856, il publie des poèmes et des nouvelles dans le magazine The Train, sous le pseudonyme de Lewis Carroll. Il se passionne également pour la photographie, art naissant.

L’inspiration pour Alice au Pays des Merveilles, suivi de De l’autre côté du miroir commence quand Mme Liddell, femme du doyen de l’université autorise le jeune professeur à fréquenter ses trois filles Lorina, Alice et Édith et à les prendre pour modèles de ses photographies.

C’est en 1862, au cours d’une balade en barque, que Lewis Carroll commence à raconter aux fillettes un conte merveilleux, dont il nomme le personnage principal Alice, comme la petite Liddell pour laquelle il se prend d’affection.

En 1865 paraît une première version d’Alice au pays des merveilles.

Le roman connaît de suite un grand succès. Dès 1867, Carroll envisage une « suite » illustrée : De l’autre côté du miroir qui paraît en 1871.

 

En 1876 paraît La chasse au Snark, suivie de Sylvie et Bruno, en 1889 toujours sous le pseudonyme de Lewis Carroll.

 

Au fil du temps naissent des conflits violents avec le doyen Liddell, inquiet de son attachement pour Alice, puis exaspéré par les pamphlets virulents de Lewis Carroll et de plusieurs autorités d’Oxford à son égard.

 

Lewis Caroll meurt le 14 janvier 1898 laissant inachevé son traité de logique, Symbolic Logic.

 

 

Les Aventures d’Alice au pays des merveilles, Lewis Caroll

 

D’abord tiré à 2000 exemplaires à sa sortie en juin 1865, l’ouvrage est réimprimé à 5000 exemplaires en décembre de la même année.  Le succès est immédiat, les critiques soulignent de façon unanime le génie de l’œuvre.

Le roman se classe dans le registre du fantastique. L’aventure suit un schéma simple, mais sa structure est inhabituelle. Lewis Carroll nous entraîne dans onze aventures et mondes différents qui n’ont comme point commun que la présence de l’héroïne. Autrement dit, plusieurs contes dans un grand conte. L’originalité se retrouve aussi dans l’espace temporel : le roman enfreint complètement la règle de l’unité du temps, car le temps est sans cesse déréglé.

Le récit est jalonné de nombreux jeux de langages, chansons, poèmes et devinettes. Souvent drôle avec ses passages humoristiques, ce conte dégage une atmosphère de rêve grâce aux nombreuses invraisemblances et à l’absurde.

Les Aventures d’Alice au pays des merveilles connaît encore de nos jours un succès colossal et international, très populaire auprès des enfants comme des adultes. Depuis sa parution, 3855 éditions ont été publiées dans 70 langues. Le roman a inspiré ttous les domaines artistiques : la musique, le cinéma, les bandes dessinées, les mangas, les séries télévisées, la philosophie, la littérature, la peinture et même la mode.

 

…Allez, je cesse de vous en parler et vous laisse regarder la vidéo.

***

 

Comme à son habitude, Jean-Philippe Depotte analyse le roman selon quatre éléments :

 

  • L’Eau, c’est le Style.
    C’est la plume de l’écrivain, la poésie, la beauté du langage et le simple plaisir de lire de belles phrases.
  • L’Air, c’est la Fiction.
    C’est l’invention, qui prend deux formes, en général : l’intrigue (l’histoire que l’on raconte) et les personnages.
  • La Terre, c’est le Milieu que décrit le roman.
    C’est une époque ou c’est un lieu. C’est ce qu’apprend le lecteur sur la réalité que décrit le roman.
  • Enfin le Feu, c’est le Message.
    C’est la raison pour laquelle l’auteur a écrit son roman. C’est le message qu’il a voulu transmettre à son lecteur. Une philosophie, une morale ou, simplement, un sentiment, une impression.

***

 

 

J’espère que cette nouvelle vidéo vous a plu. Un vrai délice de revenir sur les souvenirs de lecture de mon enfance.

Merci à Jean-Philippe (Depotte).

 

Quels souvenirs vous évoquent Alice au pays des merveilles ?

 

À vos succès d’écriture…

 

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4 commentaires

  1. CL dit :

    Merci pour ce vidéo. Je découvre tout nouvellement votre site et votre vidéo m’à fait beaucoup mieux comprendre cette oeuvre qui a grandement marqué ma vie, mon imaginaire. Vous avez une façon merveilleuse d’analyser sans tomber dans le rigide. Merci.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      Contente de lire que la vidéo vous a plu. En revanche, elle n’est pas de mon fait. Cette excellente série de vidéo est l’œuvre de Jean-Philippe Depotte. Il accepte que l’on partage son travail. Et je n’ai pas hésité un instant à le mettre en valeur sur mon blog considérant qu’on peut apprendre beaucoup sur l’écriture en décortiquant les œuvres des autres et leur travail d’écriture.

      Cordialement

  2. Lou Bulgari dit :

    Bonjour Marie-Adrienne,
    Je réitère mes remerciements pour votre site, une mine d’or aussi bien technique que littéraire que typographique que…
    Je viens répondre à votre question que vous m’avez posée, suite à un de mes commentaires à propos de votre article traitant du personnage principal, du protagoniste et du héros.
    Le stage avec John Truby, Anatomie d’un scénario, est très dense et très riche. Fort de sa formation en philosphie, John Truby structure sa présentation, comme un cours de mathématique – la philosophie et les mathématiques étant deux disciplines très proches, à mon sens. Ayant suivi un cursus scientifique, cela m’a bien convenu, ce qui ne fut pas le cas pour certaines personnes, plus « artiste », dessinatrice, scénariste, un peu déboussolé par le rythme et l’organisation du socours…. Tant par la structure que par le rythme j’ai eu l’impression de me retrouver encours de math sup. Quant au contenu,cela aide vraiment de connaître les 7 et 22 étapes qu’il propose et tout le reste. C’est très clair. Il y a toujours deux à quatre sessions de questions par jour, c’est très intéressant aussi. On regarde des scènes de films comme exemple illustrant la théorie (il y a environ 6 films à voir avant de suivre ce stage qu’il vous donne quelques temps avant le stage.)On y rencontre des personnes très intéressantes et aux parcours variés.
    Il vend un CD de sa théorie appliquée à la littérature ens se basant, comme exemple, sur des romans Américains connus.
    Il y a des remises pour ses différents produits lors du stage qui est bien organisé par la société Mille Sabords.
    Bien cordialement.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Merci pour votre contribution et votre retour d’expérience.
      Mêler les mathématiques à l’écriture… les Oulipiens se sont bien amusés avec ce genre de cocktail !
      J’espère participer à la prochaine master class. L’expérience doit valoir le coup. Et offrir de belles rencontres.

      À vos succès d’écriture

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