Analyse d’un roman (22e épisode)

Partager :

Dans ce 22e épisode de la série « L’Alchimie du roman, Jean-Philippe Depotte analyse « 1984 », le plus célèbre roman de George Orwell. Une référence dans le domaine de l’anticipation, de la dystopie et de la science-fiction en général.

 

 

 

 1984

 

9782070368228

À propos de George Orwell

Plus connu sous le nom de George Orwell, Eric Arthur Blair est né le 25 juin 1903 en Inde, où son père était fonctionnaire. Il rentre en Angleterre en 1904 sans son père, qu’il ne reverra qu’en 1907 puis en 1911.

Il souhaite assez jeune être écrivain, mais il est assez médiocre.

En 1922, Eric Blair prend l’uniforme et retourne aux Indes pour servir en Birmanie où la situation politique est tendue. Orwell livrera ses impressions de ces cinq années d’ennui profond dans Une Histoire birmane.

Il rentre ensuite en Angleterre en 1927 et décide de se consacrer à l’écriture. Cependant, malgré son travail acharné, Orwell ne semble pas disposer de talent particulier. Il cherche la matière pour un nouvel ouvrage.

De 1928 à 1929, Orwell s’installe à Paris pour écrire. Il publie parfois quelques articles pour journaux communistes. Il accepte un poste d’enseignant dans une petite ville, Hayes mais s’y ennuie et se met à l’écriture. Dans la dèche à Paris et à Londres qui paraît en 1933, l’auteur écrit pour la première fois sous le pseudonyme de George Orwell.

Les ventes sont bonnes mais les critiques mauvaises. Une pneumonie le fait démissionner et il revient à Londres. Rétabli, il travaille dans une librairie d’Hampstead.

En 1936, il épouse Eileen O-Shaugnessy. À la même époque paraît son ouvrage sur les conditions de vie des mineurs du nord de l’Angleterre, Le quai de Wiqan. Ce livre marque un tournant, Orwell s’oriente vers le socialisme et la lutte contre l’injustice sociale et la misère.

Pendant la guerre d’Espagne, il rejoint les milices du POUM (Parti ouvrier d’unification marxiste) avec sa femme. Il participe à des combats au cours desquels il est blessé.

De retour à Londres, il est choqué par les intellectuels de gauche. En 1938, il rédige Hommage à la Catalogne  dans lequel il livre ses témoignages.

Alors que la Seconde Guerre mondiale se profile, Orwell, contre la guerre, critique la position des fronts populaires. Il finit par s’engager en 1940 dans la Home Guard, et devient producteur pour la BBC en 1941.

Orwell envoie aussi des articles à une revue américaine d’inspiration troskiste, The partisan review. À cette époque, il écrit un essai Le Lion et la licorne dans lequel il développe ses idées.

En 1943, il démissionne de la BBC et rejoint The tribune. Commence alors la rédaction de La Ferme des animaux. L’ouvrage est prêt dès février 1944, mais ne paraît qu’en août 1945, pour des raisons politiques. La même année, Orwell démissionne et devient envoyé spécial pour The Observer, en Allemagne et en France.

Sa femme meurt alors qu’il est à Cologne. Il rentre à Londres et écrit 1984.

Dès août 1945, Orwell est vice-président du « Freedom Defense Committee » qui défend et promeut les libertés fondamentales des hommes et des organisations.

1984 est publié en 1949.

Le 13 octobre, Orwell épouse Sonia Brownell.

Atteint de tuberculose et gravement malade, Orwell décède le 21 janvier 1950.

En 2008, le magazine Times le classe second dans sa liste des « 50 plus grands écrivains britanniques depuis 1945 ».

 

1984, de George Orwell

 

Comme à son habitude, Jean-Philippe Depotte analyse le roman selon quatre éléments :

 

  • L’Eau, c’est le Style.
    C’est la plume de l’écrivain, la poésie, la beauté du langage et le simple plaisir de lire de belles phrases.
  • L’Air, c’est la Fiction.
    C’est l’invention, qui prend deux formes, en général : l’intrigue (l’histoire que l’on raconte) et les personnages.
  • La Terre, c’est le Milieu que décrit le roman.
    C’est une époque ou c’est un lieu. C’est ce qu’apprend le lecteur sur la réalité que décrit le roman.
  • Enfin le Feu, c’est le Message.
    C’est la raison pour laquelle l’auteur a écrit son roman. C’est le message qu’il a voulu transmettre à son lecteur. Une philosophie, une morale ou, simplement, un sentiment, une impression.

 

***

 

Je vous laisse découvrir cette nouvelle vidéo (Alchimie d’un Roman, épisode 22 – 11’18).

 

 

J’espère que cette nouvelle vidéo vous a plu. Merci à Jean-Philippe (Depotte).

 

À vos succès d’écriture…

 

Si cet article vous a plu, partagez-le via votre messagerie, Facebook, Twitter et autre.

 

2 commentaires

  1. Le parcours littéraire de George Orwell, avec des débuts frustrants, est très réconfortant pour les jeunes écrivains qui aiment les mots. Il doit être patient, doit persévérer sur la voie qu’il s’est tracé, parce qu’il aime écrire, non pas pour faire fortune, mais pour voir se dessiner sous sa plume l’univers où il aurait aimé vivre sa vie. Au reste, ne dit-on pas que « le talent est une grande patience? »
    Le dernier article de Liberto Borges : Un week-end fabuleux chap.5My Profile

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cochez pour afficher un lien vers votre dernier article