À qui la faute ?

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Pas de conseils ni de techniques ou d’astuces d’écriture, je fais une pause ! Plus exactement, je me repose à la plage. Mais pas question de vous laisser sans rien…

 

 

 

 

Il y a quelques jours, je suis tombée sur un article vraiment intéressant.

L’article est tiré du magazine Que choisir de janvier 2012.

Certes, il date un peu mais reste parfaitement d’actualité. Il traite de deux thèmes relatifs à l’édition : les conséquences des réductions des services de correction chez les éditeurs et la réactualisation des textes en littérature jeunesse.

Cliquez ici pour lire l’article (PDF)

L’édition réduit le nombre de ses correcteurs

 

Par souci d’économie, les services de correction ont presque tous disparu des maisons d’édition, mêmes les plus réputées. Résultat : aujourd’hui, il est presque impossible d’ouvrir un livre sans rencontrer une faute…

Je vous laisse découvrir l’article. C’est éloquent !

 

Hachette revisite les livres jeunesse

 

Quant à la littérature jeunesse, si vous lisez l’article, vous découvrirez comment et pourquoi Hachette a procédé à la réactualisation des livres de Fantômette, d’Alice, des Six compagnons, etc. !

Le but est de rendre les textes d’Enid Blyton plus accessibles aux enfants d’aujourd’hui.

Alors exit le passé simple, les textes sont désormais au présent. Escamotés les termes désuets (saltimbanques, roulotte, etc). Sans oublier le politiquement correct. L’enfant autrefois battu est désormais juste grondé.

Je vous recommande de lire cette autre partie de l’article.

Enfant, j’ai dévoré les collections entières des Alice et du Club des cinq et j’ai eu un petit pincement au cœur en lisant l’article. Qu’ont-ils fait à ces livres qui m’ont offert tant de beaux moments de lecture ?

Si le sujet vous intéresse, lisez aussi cet autre article en cliquant sur ce lien. Vous découvrirez d’autres raisons à cette réactualisation.

http://www.liberation.fr/culture/2011/07/30/tutoiement-de-rigueur_752228

 

Je vous laisse réagir en commentaire sur ces articles et vous dis à très vite !
À vos succès d’écriture…

 

9 commentaires

  1. Absolument scandaleux! Comment enseigner ensuite la langue Française à nos enfants, si on leur donne à lire des livres mal écrits? A quand le livre en langage SMS?

    On constate là les dérives du monde de l’édition qui n’est plus qu’un business. C’est en ce sens que j’ai fait un choix drastique: l’auto-édition.
    Jusqu’ici, on considérait les auteurs auto-édité comme des recalés. De plus en plus en plus d’auteurs choisissent cette voie pour leur premier roman.

    C’est mon choix, car je ne cautionne pas cette démarche mercantile. Oui comme tout le monde il y a des coquilles dans mon texte écrit en premier jet. Par la fatigue, l’inattention, des fautes de frappe se glissent, parfois une erreur de concordance des temps…
    Et je ne conçois pas de travailler sans correcteurs!

    Pour ma part il y a deux personnes qui font ce travail: une personne qui opère une lecture rapide du texte et décèle les erreurs les plus visibles.
    Et ma correctrice principale, sans qui je ne pourrai jamais espérer publier mon livre et dont je ne souhaite pour rien au monde me séparer!

    L’erreur est humaine, la bêtise aussi.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Merci pour ce long commentaire.

      Le livre en langage sms existe déjà : Avec maman (Alban Orsini)

      L’auto édition c’est effectivement une solution qui séduit de plus en plus. Les éditeurs finiront un jour par être pris à leur propre système.

      Le parcours de l’auto édition n’est pas plus compliqué à vivre que celui de l’édition. C’est un choix. Mais si l’on veut être lu (ce qui est le propre d’un écrivain) il ne faut pas négliger la partie promotion. Pour faire connaitre son livre et aussi le vendre. Dans les divers salons du livre où j’étais invitée j’ai toujours été surprise de l’attitude de certains auteurs auto édités. Ils étaient assis derrière leur stand, la tête baissée, préoccupés à tapoter sur leur téléphone portable, à lire leur journal… plutôt que d’essayer de parler de leur livre aux visiteurs. Et à la fin de la journée, ils se plaignaient de n’avoir vendu que deux livres ! Que croyaient-ils que les lecteurs allaient se jeter leur livre ? Il ne faut pas négliger cet aspect-là de la vie d’un écrivain. Car si vous voulez faire connaitre votre travail, il faudra aussi mouiller la chemise pour vous faire connaitre. J’ai rédigé un article il y a peu sur les diverses façons de faire la promotion d’un livre (auto édité ou non). Après avoir surmonté tous les obstacles de l’écriture, il faudra changer de casquette pour celle de vendeur si vous voulez vous faire connaitre !

      Cordialement

      • C’est un fait, il faut être « moultitâches ».
        Mais je ne pense pas qu’un auteur auto-édité se dise « peu importe si je fais une faute par mot, l’important c’est de vendre un maximum. »

        Ça me semble un peu fou!

        Quand on écrit, c’est pour être lu, mais aussi parce qu’on aime ça, parce qu’on aime les mots et raconter des histoires. Comment le faire sans y accorder une attention toute particulière à la qualité du texte?

        D’autant plus qu’il existe pour les plus réticents des logiciels qui permettent d’aider à la correction. Même Word est doté d’un correcteur intégré.

        Bref, je trouve cet article vraiment triste. Le monde de l’édition n’en sort pas grandi!

  2. marcel dit :

    Bonjour, vraiment affligeant !!! Moi qui est déjà du mal à lire les SMS, comment vais je lire les nouveautés?
    Merci
    Marcel
    Le dernier article de marcel : LE TALENT ET LE DESIRMy Profile

  3. Cora dit :

    j’arrive un peu en retard mais je viens juste de découvrir les liens mis dans le texte. Ce qui est également choquant, en plus du niveau de langue qui baisse et la bêtification des enfants, c’est que le contexte historique des personnages disparaît. A force de tout ramener au présent, comment les enfants apprendront-ils les différentes époques et traditions qui leurs sont reliées ? C’est une perte colossale d’informations historiques!

    Bref, merci pour cet article, je ferai encore plus attention aux livres modernes pour mon petit garçon. Dans mon cas, les boutiques de secondes mains et les vides-greniers, où l’on trouve des anciennes éditions, ont de beaux jours devant eux 🙂

  4. Calisshna dit :

    je n’ai pas tout lu, surtout lu les commentaires, je réagis par rapport à certains. Je dirais qu’importe, les adaptations pour « notre époque » l’objectif est de faire lire les enfants et les amener dans un monde plus ou moins imaginaire. ça me rappelle des livres que j’ai lu traduits dans les années 50 et comme je les ai lu dans les années 90 … y a un petit décalage. Que ça soit de la SF, de l’héroic fantasy ou des policiers, le problème n’est pas « ho mon dieu ils maltraitent la langue » mais plutôt comment on transmet un messe/une histoire/un mythe. pour moi, les langues et surtout celle que je parle tous les jours est comme un organisme vivant, acquérant de nouvelles facultés, mots, tournures par le fait de journalistes, écrivains ou commentateurs et laissant tomber dans l’oubli d’autres qui ne sont plus utilisées. La langue ne s’occupe pas de nos différents égos, elle avance avec ou sans nous en bien ou en mal, et nous, on peut seulement tenter d’aller dans un sens qui nous plait.

  5. La séance de dédicace dans une librairie est un moyen efficace pour à la fois vendre des livres, placer votre ouvrage dans une librairie et vous faire connaitre à un niveau local.

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