À la découverte des écrivains américains contemporains (7)

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Nous restons dans le Maine mais montons plus au nord jusqu’à East Boothbay où François Busnel rencontre Richard Ford.

Biographie et œuvre de Richard Ford

 

Richard Ford est né en 1944 à Jackson (Mississippi). L’année de ses 16 ans, il perd subitement son père, commis voyageur. Il travaille alors pour les chemins de fer, collabore à des magazines new-yorkais, enseigne dans le secondaire.

 

 

Après un bref passage en droit, il abandonne ses études et se tourne vers l’écriture à vingt-quatre ans. Pendant deux ans, il suit un programme d’écriture. Mais c’est 1976, soit huit ans plus tard, qu’il publie son premier roman, Une mort secrète.

 

Puis viennent Au bout du rouleau, en 1981; Un week-end dans le Michigan, en 1986 ; Une saison ardente en 1989 et Indépendance (en 1995 et qui obtient le prix Pulitzer 1996) – une suite au roman Un week-end dans le Michigan – ; l’État des lieux (2006).

 

Outre  Ma mère, un essai sur le cancer de sa mère emportée en 1980, Richard Ford a signé des nouvelles Rock Springs, en1987 ; Une situation difficile, 1997  et Péchés innombrables, 2002.

 

Marqué par Joseph Conrad, proche de Raymond Carver, il est tour à tour classé parmi les auteurs « sudistes » puis dans « l’école du Montana. Écrivain des voyages et des déplacements perpétuels, Ford se partage aujourd’hui entre La Nouvelle-Orléans et le Montana, où il a pour voisins, les auteurs James Crumley, Jim Harrison, Thomas McGuane…

 

Voilà de quoi se régaler de lecture :

 

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Richard Ford et l’écriture

 

Richard Ford est parvenu à établir une œuvre qui s’étale sur une quarantaine d’années. La banlieue et la classe moyenne sont au cœur de ses intrigues. Il dépeint non pas des aventures extraordinaires, mais les petits riens du quotidien et retranscris une atmosphère propre à ce milieu.

 

Comme John Cheever ou John Updike, Richard Ford  décrit une banlieue étriquée et aseptisée. Il dénonce le conformisme, le manque d’ouverture d’esprit…

 

Il se dit très influencé par les modernistes américains des années 1920 comme Sherwood Anderson ou Sinclair Lewis, auteurs qui ont également dénoncé l’Amérique provinciale et ses hypocrisies. Faulkner et Fitzgerald s’ajoutent à cette liste non exhaustive. Tous inscrivent leurs œuvres dans une réalité sociale.

 

Richard Ford n’est pas un écrivain rapide. En quarante ans, il n’a publié que neuf livres… Mais en examinant de plus près sa méthode de travail, on comprend mieux.

 

Il commence par passer un an à simplement penser à son livre. Sans écrire mais « Tout en y pensant, je remplis un gros cahier relié. Dans ce cahier, il y a des intercalaires comme dans les cahiers d’écolier. Sur les intercalaires, il écrit le prénom de chaque personnage, celui d’un lieu ou d’un temps, d’une période. L’idée, c’est d’accumuler du matériau. Il prend des notes, établis des rapprochements entre ses personnages.  Au bout d’un an, il se met à étudier. Ce n’est qu’ensuite qu’il s’empare de son stylo-bille et écrit  son roman.

 

Cette étape dure environ 3 ans et demi. Ensuite, il passe 6 semaines à taper son texte sur ordinateur et à le lire à son épouse à qui tous ses livres sont dédiés. Si vous avez bien suivi, il passe environ plus de 4 ans et demi à élaborer un roman.

 

Je vous laisse maintenant écouter Richard Ford (vidéo 13’12) :

 

 

Si vous ne connaissez pas cet écrivain américain, je vous engage à le lire.
Si vous le connaissez, indiquez lequel des livres de Richard Ford vous a plu

 

À bientôt…

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