Il arrive un moment, en écriture, où plus rien n’avance vraiment.
Le texte n’est pas mauvais. Il n’est pas abandonné non plus.
Mais il stagne. On relit. On corrige. On hésite.
Et pourtant, rien ne bouge.
Quand cela arrive, le problème n’est pas toujours le texte lui-même.
Parfois, c’est la question que l’on se pose qui n’est pas la bonne.
La question à te poser
Si ton texte stagne, essaie ceci :
Qu’est-ce que je cherche à éviter en écrivant cette scène (ou ce passage) ?
Pas ce que tu cherches à réussir.
Pas ce que tu veux “bien faire”.
Ce que tu évites.
Pourquoi cette question change tout
Quand un texte n’avance plus, ce n’est pas toujours par manque d’idées.
C’est souvent parce que quelque chose dérange, même légèrement :
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une émotion inconfortable,
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une décision narrative à trancher,
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un enjeu à assumer,
-
une scène à rendre plus risquée.
Alors, sans s’en rendre compte, on :
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rallonge,
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explique,
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contourne,
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adoucit.
Le texte devient prudent.
Et la prudence est l’ennemie du mouvement.
Comment utiliser cette question concrètement
Relis le passage qui bloque et demande-toi :
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Qu’est-ce que je n’ose pas montrer ici ?
-
Qu’est-ce que je retarde ?
-
Qu’est-ce que je pourrais écrire… mais que je préfère lisser ?
Il ne s’agit pas de forcer.
Il s’agit de regarder honnêtement.
Souvent, le simple fait d’identifier ce point d’évitement suffit à :
-
débloquer la scène,
-
raccourcir le texte,
-
redonner une direction.
Un texte ne stagne pas toujours parce qu’il manque quelque chose.
Parfois, il stagne parce qu’il évite quelque chose.
Changer la question, c’est souvent relancer le mouvement.
Ces micro-blocages sont fréquents chez les auteurs qui écrivent sérieusement.
Si tu aimes ce type de pistes simples pour relancer un texte,
le blog explore régulièrement ces zones de l’écriture.
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