Il y a ce moment, très précis. Tu relis ton texte. Ce n’est pas mauvais. Ce n’est même pas raté. Mais… ce n’est pas ça. Impossible de dire exactement ce qui cloche. Impossible aussi de lâcher le texte tranquillement. Alors tu corriges. Puis tu corriges encore. Et l’insatisfaction reste. Si tu te reconnais là-dedans, laisse-moi te dire une chose tout de suite : le problème n’est pas ton niveau.
L’erreur la plus courante : croire que l’insatisfaction est un défaut
On confond souvent insatisfaction et incompétence.
On se dit :
-
« Si j’étais vraiment douée, je serais satisfaite. »
-
« Si je savais écrire, ce texte me semblerait abouti. »
C’est faux.
Les auteurs qui ne ressentent jamais d’insatisfaction sont rarement ceux qui vont loin.
Ils s’arrêtent vite.
Ou ils écrivent en pilote automatique.
L’insatisfaction apparaît quand quelque chose en toi sait qu’il y a mieux possible, même si tu n’as pas encore les outils pour l’atteindre.
Le vrai problème n’est pas ce que tu écris, mais ce que tu ne sais pas encore nommer
Ce qui crée le malaise, ce n’est pas le texte.
C’est l’écart invisible entre :
-
ce que tu voulais faire,
-
et ce que le texte fait réellement.
Mais tant que cet écart reste flou, tu tournes en rond :
-
tu réécris sans direction,
-
tu doutes sans comprendre,
-
tu ajustes à l’instinct… sans levier clair.
L’insatisfaction devient alors épuisante, parce qu’elle n’est pas outillée.
Quand l’insatisfaction devient un signal précieux
À partir du moment où tu sais lire ce signal, tout change.
L’insatisfaction peut dire :
-
le point de vue n’est pas le bon
-
la tension est trop faible
-
le texte dit trop, ou pas assez
-
la voix n’est pas encore assumée
Ce n’est plus une accusation.
C’est une indication de travail.
Et surtout : elle n’apparaît que chez ceux qui ont déjà une exigence réelle.
Ce que font les auteurs qui avancent malgré le doute
Ils ne cherchent pas à faire taire l’insatisfaction.
Ils apprennent à travailler avec elle.
Ils se posent de meilleures questions que :
« Est-ce que c’est bien ? »
Ils demandent plutôt :
-
Qu’est-ce que ce texte essaie de faire ?
-
Où perd-il de sa force ?
-
Quel choix n’est pas encore assumé ?
Là, l’insatisfaction cesse d’être un poids.
Elle devient un moteur.
Conclusion
Si ton texte ne te satisfait jamais complètement, ce n’est pas un défaut à corriger, mais un signal à apprendre à lire. C’est précisément ce travail-là que propose Tisseurs d’Histoires. Clique sur le lien ci-dessous et découvre un espace pensé pour celles et ceux qui veulent aller plus loin dans leur écriture, sans se trahir.