Écrire seul est souvent le point de départ. On commence dans un carnet, un fichier, une pièce tranquille. Personne pour juger, personne pour interrompre. Cette solitude a quelque chose de rassurant : elle protège l’élan, elle laisse la place à la voix intime. Mais à un moment, une question s’invite, discrète mais insistante : est-ce que continuer seul suffit vraiment à avancer ?
1/ Quand écrire seul fonctionne très bien
Écrire seul fonctionne tant que l’écriture est un espace d’exploration. Quand il s’agit de chercher, d’essayer, de se tromper. La solitude permet l’audace. On ose des chemins qu’on n’oserait pas montrer. On écrit mal, parfois très mal — et c’est sain. À ce stade, la progression est réelle. On apprend en faisant. On affine son oreille. On reconnaît peu à peu ce qui sonne juste pour soi.
2/ Le moment où quelque chose se grippe
Puis vient un palier. Le texte avance moins vite. Les mêmes doutes reviennent. On retravaille, on corrige, on améliore… sans être sûr d’aller dans la bonne direction. Ce n’est pas un manque de talent. Ni de travail. C’est souvent un manque de repères extérieurs. Se relire en boucle finit par brouiller le regard. Ce qui devrait s’éclaircir devient flou. On hésite plus qu’on n’écrit.
3/ La solitude n’est pas toujours le problème
On accuse parfois la solitude à tort. En réalité, ce n’est pas être seul qui bloque — c’est rester seul trop longtemps face aux mêmes questions. À ce stade, l’écriture n’a plus seulement besoin de silence. Elle a besoin de confrontation, de contraste, de mise en perspective. Non pas pour se conformer, mais pour mieux discerner.
Écrire seul est une force. Mais ce n’est pas une solution universelle.
Il arrive un moment où progresser ne dépend plus de travailler davantage, mais de changer de cadre.
Pas pour renoncer à sa liberté — au contraire, pour la retrouver autrement.
Reconnaître ce moment-là, c’est déjà un geste d’auteur.
qu’entendez vous par « changer de cadre »; personnellement, je ne peux concevoir l’écriture qu’en étant « isolé » pour un temps donné raisonnable.
Bonjour
Quand je parle de changer de cadre, je ne parle pas forcément de renoncer à l’isolement. Le cadre, ce n’est pas seulement le lieu ou la solitude, mais aussi la manière de se relire, les contraintes qu’on s’impose, ou le regard (ponctuel) qu’on accepte sur son texte. On peut écrire seul — et parfois avoir besoin de faire évoluer ce qui entoure cette solitude pour continuer à progresser. A vos succès d’écriture
Oui, je vous rejoins complètement. L’écriture n’est pas un exercice en vase clos : elle se nourrit des autres, de leurs expériences, de ce qu’ils nous font traverser. La solitude est précieuse au moment de la rédaction… à condition d’avoir fait le plein avant. Cette idée de “provisions” est très parlante. Merci pour ce partage.
Oui, ce sont des questions légitimes. Je pense aussi que l’écriture doit être tout sauf du nombrilisme. Il faut sans cesse s’enrichir des autres et des expériences qu’ils feront vivre. Peut-être est-ce en cela que la solitude ne vaut que durant la rédaction à partir du moment où l’on a suffisamment de provisions.
Merci !
Patrice, je vous rejoins complètement. L’écriture n’est pas un exercice en vase clos : elle se nourrit des autres, de leurs expériences, de ce qu’ils nous font traverser. La solitude est précieuse au moment de la rédaction… à condition d’avoir fait le plein avant. Cette idée de “provisions” est très parlante. Merci pour ce partage. A vos succès d’écriture
C’est vrais que au début on le fesait à deux avec ma copine trisomite et on à arrêter car mon premier tomme devenait compliquer pour elle du coup j’ai fait 2 tome seul. Et à vrais dire je me demande si un club de lecture serai mieux. Pour partager les idéé
Merci pour votre partage. Vous avez déjà vécu plusieurs façons d’écrire, et c’est très précieux. Un club de lecture peut effectivement être une bonne idée pour partager des idées et avancer sans être seul. Continuez