Après presqu’un mois de challenge, tu commences à mieux voir où tu vas, ce que tu veux écrire… et ce que tu évites d’écrire. Et c’est là qu’une vérité douce-amère apparaît :
Ton roman parle de toi.
Même quand tu prétends que non.
Tu peux changer les prénoms, les pays, l’époque, les costumes d’époque,
tu peux faire exploser des planètes,
invoquer des fantômes,
ou peindre une romance dans un café de Lisbonne…
Il restera toujours un parfum de toi.
Parce que ton imaginaire n’invente jamais entièrement : il transforme.
1/ Ce que tu écris, c’est ce que tu traverses
Pas forcément au sens littéral.
Mais ton roman porte la trace de ce qui t’habite :
une blessure, un désir, une question que tu tournes entre tes doigts depuis des années.
Les thèmes que tu choisis ne viennent jamais au hasard.
Ils viennent de ton vécu, même dilué, même habillé.
Tu explores l’abandon ?
La liberté ?
L’injustice ?
Le pardon ?
Ce sont peut-être des mots que ton histoire personnelle n’a pas fini de déplier.
2/ Ton personnage principal… c’est un prisme
Pas un clone.
Un prisme.
Il a une couleur de toi — une nuance, un trait, une faille, une force — poussée à l’extrême, déplacée ailleurs, rendue romanesque.
Il peut être plus courageux, plus maladroit, plus colérique, plus rêveur,
mais il porte une part de ton monde intime.
Même ton antagoniste.
Oui, lui aussi.
Il incarne ce que tu combats, ce que tu redoutes, ou ce dont tu veux te libérer.
3/ Le conflit que tu écris est rarement neutre
Tu crois raconter une histoire ?
Tu es en train de résoudre une équation intérieure.
Le conflit central de ton roman reflète souvent :
-
une tension que tu comprends très bien,
-
une injustice que tu détestes,
-
une quête que tu vis toi-même,
-
un choix que tu n’as pas encore osé faire.
C’est pour ça que certains projets te portent…
et que d’autres refusent obstinément d’avancer :
ton inconscient vote.
Il dit oui ou non.
4/ Ton roman révèle ce que tu admires
Les personnages auxquels tu donnes le beau rôle —
ceux qui brillent, ceux qui guérissent,
ceux qui osent, ceux qui choisissent —
sont souvent les forces que tu veux développer en toi.
Ton roman est aussi un miroir dirigé vers l’avenir.
Un “toi” possible.
Un “toi” en devenir.
5/ Et ce que tu ne veux pas écrire dit encore plus
Les zones que tu évites,
les scènes que tu repousses,
les émotions que tu contournes…
Ce sont des signaux précieux.
Ton roman te parle.
Il te chuchote peut-être :
“Là, regarde. Il y a quelque chose.”
Bonjour M A ,
L’auto fiction c’est exactement ce que tu dis.
Dans l’écriture il y a toujours une part de soi consciente ou inconsciente.
Sauf à écrire une notice de montage, une recette. Tout dépend du type de texte que l’on écrit.
Merci pour ton message ! Oui, à moins d’écrire la notice d’un meuble suédois à 43 vis (et encore…), on glisse toujours un peu de soi dans ses textes. C’est justement cette présence discrète — consciente ou pas — qui rend l’écriture si vivante.
A tes succès d’écriture