Les auteurs disposent de nombreux outils pour narrer leur histoire. Dans cet article, nous allons nous concentrer sur l’analepse.

 

Qu’est-ce que l’analepse  ?

 

Bien que la plupart des histoires progressent chronologiquement, parfois il est utile de faire intervenir un incident du passé de votre personnage. L’analepse est donc le pendant littéraire du flashback au cinéma.

Le but du flashback est d’influencer les événements ultérieurs, d’approfondir l’histoire ou de révéler le personnage.

Un flashback peut prendre la forme d’une réflexion, d’un souvenir, d’un rêve ou d’un dialogue. Il rompt la chronologie normale du récit et projette le lecteur hors de son déroulement.

La technique n’est pas facile à manipuler. Mais judicieusement utilisé, le flashback amène richesse, profondeur, crédibilité et émotion à votre histoire.

Parce qu’il implique généralement un décalage de temps et de lieu, vous avez besoin de transitions appropriées pour rendre la lecture lisible.

5 règles à suivre pour bien utiliser les flashback

 

Quand lancer un flashback ?

Dans le quotidien, les souvenirs ne surgissent pas de nulle part, mais ils sont déclenchés par quelque chose : une rencontre fortuite, une odeur, une image, une action, une parole… Et  ces déclencheurs ramènent dans le passé.

Alors dans votre roman, vous devez procéder de la même façon et veiller à ce qu’un stimulus externe pousse la conscience de votre personnage à ce retour arrière. Le flashback devient un excellent moyen d’ajouter de la profondeur à votre roman.

Quelques précautions sont à prendre.

1/ Débuter un récit par un flashback n’est pas conseillé. Si un incident particulier est essentiel à votre début de récit, mieux vaut débuter ce récit au moment même de ce fait dans la vie de votre personnage plutôt que de recourir au flashback trop rapidement.

2 / Évitez les flashback dans les scènes d’action majeure. Par exemple, si un randonneur est soudainement alerté par l’approche d’un ours surgissant de derrière un buisson. Ne ralentissez pas la confrontation et l’action en laissant, par exemple, le personnage méditer sur son adolescence et sa fascination pour cet animal !

 

Comment faire revenir dans le présent ?

 

Trouver la bonne raison de lancer son flash-back ne suffit pas à le rendre intéressant. L’autre point à ne pas négliger, c’est de trouver le bon moment ou le bon moyen de faire revenir votre personnage dans le présent.

Donnons un exemple.

Supposons que votre personnage voit une maman sermonner violemment son enfant. Cette scène est le déclencheur qui lui fait revivre les punitions que son père lui infligeait enfant. Ce flashback offre l’occasion de parler de la violence et des conséquences sur sa personnalité. Elles pourraient expliquer l’homme qu’il est devenu.

Le flashback terminé, il faut reprendre le cours du récit. Le klaxon d’une voiture alors votre personnage se trouve au beau milieu de la rue peut mettre fin à la scène de flashback. Le lecteur comprendra alors pourquoi le personnage est revenu dans le présent. Cela vous permettra aussi de reprendre la main (si je puis dire) et de remettre votre lecteur là où vous étiez dans votre récit.

Ainsi, un flashback s’ouvre et se ferme !

 

Combien de temps doit durer le flashback ?

 

Ne vous étalez pas. Un flashback doit évoquer un moment ou un point clé et s’y limiter. Ne commencez pas à faire une histoire dans l’histoire avec des pages et des pages de souvenirs. Ce serait la meilleure façon de perdre votre lecteur.

 

Quel est le but caché d’un flashback ?

 

Je dirai identique à tous les outils que l’auteur utilise : faire avancer l’histoire.
et dévoiler un peu plus les personnages au lecteur.

En réalité, c’est assez similaire dans la vie. Quand vous rencontrez quelqu’un, il se raconte peu à peu en revenant sur son passé.

Si votre nouvel ami peut s’étaler et revenir à souhait sur son passé, pour vous auteur, il faut garder à l’esprit que vous n’avez qu’un livre pour raconter votre histoire.

Alors il faut raconter utile et l’utile, c’est ce qui fait avancer votre histoire. Plus explicitement, vous recourez au passé mais avec juste ce qu’il faut pour faire avancer le présent de votre histoire.

 

Des flashback… mais pas trop !

 

En effet, utilisez des flashback si et seulement si vous n’avez pas d’autre moyen efficace pour donner un élément d’information important.

Pourquoi ?

Parce que trop de flashback nuisent au récit principal.

À force d’aller et venir dans votre narration, vous risquez de perdre vos lecteurs qui ne sauront plus quelle histoire vous voulez leur raconter. Celle des flash-back ou celle en toile de fond.

Voilà quelques précisions sur cet outil précieux qu’est le flashback.

 

À vos succès d’écriture…

 

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