Autrice avançant sur un chemin lumineux au lever du soleil, laissant derrière elle des feuilles remplies de doutes et de croyances limitantes.Cet article est le huitième et dernier épisode de ma série : Si je devais me lancer dans l’écriture aujourd’hui

Et aujourd’hui est aussi un jour un peu particulier pour moi. C’est mon anniversaire.

Alors, pour conclure cette série, j’ai eu envie de partager quelque chose de très simple…

Peut-être même la chose la plus importante que j’ai comprise au fil des années.

Parce que lorsque j’ai commencé à écrire, je croyais que certaines choses étaient absolument indispensables.

Je pensais qu’il me les fallait avant de pouvoir avancer.

Avant d’avoir le droit de me sentir écrivain.

Avant de pouvoir me prendre au sérieux.

Aujourd’hui ?

Je ne les regarde plus du tout de la même manière.

 

Je pensais qu’il fallait être légitime

 

Pendant longtemps, j’ai attendu.

Attendu d’avoir davantage lu.
Davantage appris.
Davantage progressé.

Comme s’il existait quelque part un diplôme invisible autorisant enfin quelqu’un à se dire :

« Oui. Maintenant, tu peux écrire. »

Le problème, c’est que cette légitimité n’arrive jamais.

Ou plutôt :

elle ne tombe jamais du ciel.

Elle se construit.

Texte après texte.
Page après page.
Projet après projet.

Et parfois même…
doute après doute.

 

Je pensais qu’il fallait avoir la bonne méthode

 

J’ai cherché des méthodes.

Beaucoup.

Certaines m’ont aidée.
D’autres non.

Mais avec le recul, je crois que j’accordais parfois trop d’importance à la méthode…

…et pas assez à la pratique.

Parce qu’aucune méthode ne peut écrire à notre place.

Aucune méthode ne peut remplacer les heures passées à chercher une phrase.

Aucune méthode ne peut faire disparaître totalement les doutes.

La meilleure méthode reste toujours celle qui nous aide à continuer.

 

Je pensais qu’il fallait arrêter de douter

 

Celle-ci m’a fait perdre beaucoup de temps.

Je croyais qu’un jour, les auteurs expérimentés finissaient par être sûrs d’eux.

Qu’ils écrivaient avec assurance.
Sans hésiter.
Sans remettre leur travail en question.

Puis j’ai découvert quelque chose d’assez rassurant.

Les auteurs doutent aussi.

Simplement, ils continuent malgré ce doute.

Et c’est une différence immense.

 

Je pensais qu’il fallait trouver l’idée parfaite

 

Combien de projets n’ai-je jamais commencés parce que j’attendais une meilleure idée ?

Une idée plus originale.
Plus ambitieuse.
Plus brillante.

Aujourd’hui, je crois qu’une idée imparfaite écrite jusqu’au bout vaut infiniment plus qu’une idée géniale qui reste dans un carnet.

Les histoires naissent rarement parfaites.

Elles le deviennent parfois parce qu’on leur donne une chance d’exister.

 

Je pensais pouvoir avancer seule

 

Et c’est probablement la croyance que je regrette le plus.

Pendant longtemps, j’ai cru que je finirais par tout comprendre seule.

Que les réponses viendraient avec le temps.

Que les blocages finiraient par se résoudre d’eux-mêmes.

Que je trouverais mon chemin sans aide extérieure.

Cette idée semble presque noble.

Presque romantique.

L’écrivain solitaire.
Face à sa page blanche.
Face à son destin.

Mais la réalité est souvent différente.

Écrire seule est possible.

Progresser seule est possible.

Mais pourquoi rendre le chemin plus difficile qu’il ne l’est déjà ?

Avec le recul, si je devais me lancer dans l’écriture aujourd’hui, je chercherais beaucoup plus vite :

des échanges,
des retours,
des personnes qui comprennent ce que je traverse,
un cadre qui m’aide à avancer.

Pas parce que je serais incapable d’écrire seule.

Mais parce que certaines choses deviennent plus simples lorsqu’on cesse de porter tout le poids du parcours sur ses seules épaules.

 

Ce qui compte vraiment pour progresser en écriture

 

Après toutes ces années, je crois que ce qui compte le plus n’est pas :

  • d’être légitime,
  • d’être parfaite,
  • d’avoir la meilleure méthode,
  • de ne jamais douter.

 

Je crois que ce qui compte vraiment, c’est :

continuer.

Continuer à apprendre.
Continuer à écrire.
Continuer à essayer.
Continuer à raconter.

Et surtout…

continuer suffisamment longtemps pour devenir l’auteur que l’on est en train de devenir.

 

Une dernière chose

Si cette série t’a parlé.

Si tu t’es reconnu dans certains doutes.

Si tu as parfois eu l’impression d’avancer seul.

Alors j’ai une bonne nouvelle.

Les inscriptions à Tisseurs d’Histoires sont actuellement ouvertes.

J’ai créé cet espace pour aider les auteurs à avancer avec davantage de clarté, de régularité et de confiance.

Pas pour écrire à leur place.

Mais pour leur éviter certains détours que j’aurais aimé contourner moi-même.

 

 Découvrir Tisseurs d’Histoires

 

Et puisque ce dernier article paraît le jour de mon anniversaire, j’ai décidé de prolonger exceptionnellement les inscriptions jusqu’au 8 juin à 23h30.

 

Merci d’avoir suivi cette série.

Peut-être que certaines idées t’accompagneront encore un peu.

 

Et si je devais conclure en une phrase ?

Je dirais simplement :

N’attends pas de te sentir prêt pour écrire.

Écris. Et laisse le chemin faire le reste.

 

A tes succès c’écriture…
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