L’Espresso Book Machine révolutionne l’édition !

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Mi-mars, j’animais une formation à l’écriture web chez Amigraf, spécialiste de la formation Print et Web et j’ai pu voir fonctionner l’Espresso Book Machine en démonstration dans l’établissement…

 

 

 

L’Espresso Book Machine, qu’est-ce que c’est ?

 

 

L’Espresso Book Machine est une technologie américaine qui permet en quelques minutes l’impression de livres à la demande à partir de fichiers doc, PDF ou ePub.

Cette machine, la voilà !
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Découvrez cette courte vidéo tournée dans les locaux d’Amigraf et diffusée au JT de TF1 le 21 mars 2015 :

 

 

 

Cette Expresso Book Machine fut l’une des attractions du 35e Salon du livre de Paris qui s’est tenu du 20 au 23 mars 2015. Deux Espresso Book Machine étaient installées pendant toute la durée du salon sur le stand de deux éditeurs La Martinière et les Presses Universitaires (PUF).

Le procédé est assez simple. On sélectionne sur un ordinateur, à partir d’un catalogue en ligne un livre numérique ou numérisé, un fichier contenu, un fichier couverture. Puis on lance l’impression. Quelques minutes plus tard, du poche au grand format sur divers types de papier (bouffants, couchés, offset, en noir et blanc…), le livre papier sort de la machine, relié et massicoté.

Aujourd’hui, avec cette machine, il est possible d’imprimer en 7 minutes un livre de 220 pages, sans différence avec l’ouvrage imprimé de façon traditionnelle. Et croyez-moi, c’est très impressionnant à voir !

Cette impression à la demande arrive comme une solution pour de petits tirages (de 1 à 300 ouvrages), mais elle possède d’autres atouts entre autres, de répondre à la rupture de stock autant qu’à l’épuisement des livres anciens.

Aux États-Unis, l’Espresso Book Machine est déjà présente dans quelques librairies. À New York, à la librairie Mc Nally Jackson, des clients attendent l’impression du livre commandé, en sirotant un café.

Cette Espresso Book Machine s’annonce comme une revanche du livre papier sur le livre numérique. Si on voyait le numérique comme une menace à l’industrie du livre, aujourd’hui, cette machine offre une opportunité aux auteurs, aux libraires et aux imprimeurs. En effet l’impression à la demande induit une notion de rentabilité. Un livre produit, un livre vendu. Plus d’incertitude sur la vente !

En outre, cette solution apporte une solution écologique. Quand on sait que chaque année, près de 30 000 livres sont pilonnés, ce sera moins de papier gaspillé et une gestion des stocks maîtrisée !

 

Il ne reste plus qu’à écrire de belles histoires…

 

À vos succès d’écriture…

 

12 commentaires

  1. Marie-Thérèse Delfosse dit :

    Bonjour Marie-Adrienne,

    C’est extraordinaire tout ce que vous nous faites découvrir ! C’est toujours très intéressant !
    Je n’en suis pas encore au stade d’imprimer mon livre de souvenirs, mais je tenais à vous laisser ce petit message de remerciements pour les conseils que vous m’avez donnés.

    Malgré la charge de travail, vous avez trouvé un moment pour guider ma première ébauche. Je vous remercie pour votre gentillesse et votre savoir-faire qui me donnent du courage pour avancer car il y a encore beaucoup à faire.

    Je vous souhaite une très belle journée, Marie-Thérèse.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Marie-Thérèse

      Votre commentaire est touchant.
      Je suis contente d’avoir pu vous aider et vous donner le courage d’avancer.
      Ma journée sera belle et pleine d’écriture !

      Bien à vous

  2. Scapa dit :

    Très bien. La question qui fâche : l’impression d’un livre (A4) recto/verso revient à combien par exemplaire ???
    Merci…
    S. SCAPA

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      La question ne fâche pas mais j’avoue que je ne m’en suis pas vraiment préoccupée, tellement subjuguée par cette naissance d’un livre sous mes yeux.
      Cependant, j’ai cru comprendre que le coût serait pas beaucoup plus important qu’une impression traditionnelle. Il faut savoir qu’à la base, le coût de l’impression est fonction du nombres de pages… donc donner un prix ainsi ce n’est pas facile. Je vais essayer d’en savoir davantage.

      Bonne journée

  3. Frederic dit :

    Bonjour,

    Vous savez quoi ?

    Sur le coup, j’ai cru qu’il allait être question d’une machine infernale qui écrirait des histoires toute seule !!!
    Un vrai cauchemar !!

    Tiens, je vais écrire une nouvelle là-dessus. Et je m’en ferai un exemplaire numéroté…
    Oui, oui…pas bête du tout ça, une excellente idée même.
    Huxley, réveille-toi ; le meilleur des mondes est sur le point de naître !!

  4. J’ai passé pas mal de temps au salon du livre, mais je suis visiblement passée à côté de cette extraordinaire machine – ou au contraire je ne suis pas passée à côté. Si le prix de vente du livre reste raisonnable je pense que ça peut totalement changer le fonctionnement des librairies et des éditeurs. Plus de stock à gérer (à part de l’encre et du papier) et tous les livres du monde disponibles en quelques minutes … ça me donnerait presque envie d’ouvrir un café-librairie avec aucun livre et juste cette grosse machine ^^
    En attendant que toutes les librairies en soient équipées, il y a toujours la solution de l’impression à la demande en ligne sur CreateSpace ou Lulu par exemple.
    Le dernier article de Sandie Constancias : Atelier auto-édition : Publiez sur Amazon et faites le marketing de votre livreMy Profile

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Ah dommage de ne pas l’avoir vue fonctionner ! A mon avis, on devrait en voir sous peu dans quelques grandes villes. L’Espresso book Machine est désormais tout à fait opérationnelle et devrait vite intéresser et permettre la naissance de nouveau projet autour du livre.

      Bonne journée

  5. Joëlle dit :

    Quelle machine !
    C’est une bonne chose pour les librairies, je ne savais pas (je suis peut-être naïve) qu’on détruisait (autant) de livres par an. Pour moi c’est une denrée impérissable et donc je ne me suis jamais posée la question. En y réfléchissant, avec le nombre de livres qui débarquent sur le marché ce n’est pas étonnant de détruire les vieux invendus !

    D’un autre côté cette machine me fait un peu peur, si elle révolutionne les marchés des libraires et des imprimeurs elle risque de donner un grand coup dans le monde de la reliure.
    Ce qui me préoccupe car c’est justement mon métier. Bien que je sois dans l’artisanat et non l’industrielle et que la fabrication des brochés par milliers ne me concerne pas.
    C’est tout de même une machine intéressante. Le point positif c’est que, comme mentionné dans la vidéo, cela risque de donner un petit coup de pouce au livre papier ! Comme quoi l’être humain n’est pas encore tout à fait prêt à passer au « tout numérique ».

    Merci pour cet article !
    Bon week-end !

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      Eh oui, une quantité énorme de livres passent chaque année au pilon !
      Sinon des beaux livres avec de belles couvertures de cuir par exemple, il en existera toujours. Et la reliure aura toujours de belles pièces à faire.

      Bien à vous

  6. Lucie dit :

    Je ne comprends pas bien l’intérêt de cet article, ni l’intérêt pour cette machine puisqu’elle n’est plus fabriquée depuis 2013. Xerox reconnaît son obsolescence.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      D’où tenez-vous l’info qu’elle ne se fabrique plus ? Les modèles ont évolué. Et celui que j’ai vu en démonstration et le modèle qui était en démonstration au dernier salon du livre de Paris se fabriquent bien et même ils prennent place dans divers sites. Librairies, bibliothèques…

      Bien à vous

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