Petits potins des Goncourt

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Décerné la première fois le 21 décembre 1903, le prix Goncourt est le prix littéraire français le plus ancien. Si en 111 ans, il a rendu des écrivains heureux, il a aussi fait coulé de l’encre, engendrer des ragots et connu de jolis ratés. Découvrez quelques potins à propos de ce prix toujours considéré comme le plus prestigieux.

 

 

Présentation du prix Goncourt

 
Le prix Goncourt est un prix littéraire français récompensant des auteurs d’expression française. Il est décerné chaque année au début du mois de novembre après trois présélections successives, en septembre et en octobre, parmi les romans publiés dans l’année en cours.
 
Le montant du prix n’étant que de 10 euros, son intérêt n’est aucunement financier. En revanche, l’auteur couronné reste assuré d’un gros tirage de son livre.

Mode de scrutin

 

1. Le vote est oral.

2. Avant chaque tour de scrutin, on tire au sort le nom d’un juré qui annonce son vote.
Puis on tire au sort le nom d’un deuxième votant, qui exprime son choix. Et ainsi de suite jusqu’à ce que tous se soient exprimés.

3. Au cours des dix premiers tours, le prix ne peut être attribué qu’à la majorité absolue. Du onzième au treizième tour, la majorité relative suffit. En cas d’égalité, la voix du président départage automatiquement au quatorzième tour.

 

Petites histoires des Goncourt

 

Cliquez ici pour télécharger la liste complète des lauréats depuis 1903
 

1ère histoire

 
En 1903, le premier prix Goncourt est décerné à John-Antoine Nau (de son vrai nom Eugène Léon Édouard Torquet) pour « Force ennemie », aux éditions de la Plume.
 
Le jury ne se réunit pas encore chez Drouant célèbre grand restaurant parisien. L’établissement accueille mensuellement (le premier mardi de chaque mois) depuis 1914 les jurés du prix Goncourt et ceux du prix Renaudot depuis 1926.
 
Lorsque Force ennemie fut couronné par le prix Goncourt en 1903, John-Antoine Nau n’avait publié jusque-là que des nouvelles et quelques vers à compte d’auteur.

C’est donc l’œuvre d’un parfait inconnu qui circula parmi les membres du jury et qui finit par remporter le prix cette année-là.
 
Le roman n’eut par la suite qu’un succès médiocre. Le Goncourt n’eut même aucun effet sur la vente des ouvrages ultérieurs de l’auteur. Fasciné par la mer, John-Antoine Nau se préoccupait plus d’elle que de sa plume !

 

2e histoire

 

Née à Paris le 25 août 1845, Louise Charlotte Ernestine Gautier, dite Judith Gautier (fille de Théophile Gautier) devint la première femme élue au jury du Goncourt en octobre 1910.

Elle succéda à Jules Renard décédé qu’elle appréciait peu. C’était semble-t-il assez réciproque puisque ce dernier n’avait pas hésité à la désigner en ces termes dans son journal :

« une vieille outre noire, mauvaise et fielleuse, couronnée de roses comme une vache de concours »

Élégant, non ?
Judith Gautier fut l’une des femmes les plus fascinantes de son époque, talentueuse, belle, excentrique et généreuse. Sa beauté et sa grande indépendance d’esprit lui valurent de nombreux admirateurs : « C’est le plus parfait de mes poèmes », disait d’elle son père.

Judith Gautier était une auteure prolifique (romans poésies, pièces de théâtre) et passionnée de l’Extrême-Orient. Elle mourut à Dinard le 26 décembre 1917.
 
Vous découvrirez la suite de ces petites anecdotes du Goncourt dans un des prochains articles.
 
D’ici là, sans trop rêver au Goncourt,

À vos succès d’écriture…

Un commentaire

  1. Louise dit :

    Bonjour,
    Cette petite histoire sur Goncourt est vraiment intéressante.
    Merci de partager ce récit.

    Amicalement.

    Louise.

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