Les 27 conseils d’écriture d’un expert

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bernard-werberDémarrons l’année avec 27 conseils d’écriture à ne pas manquer…

Ces conseils d’écriture sont ceux que Bernard Weber délivrent aux écrivains en herbe sur son site http://www.bernardwerber.com. Merci à lui.

 

 

Né le 18 septembre 1961 à Toulouse, Bernard Werber, est un écrivain français de science-fiction. Traduit dans une trentaine de langues, l’auteur a déjà vendu plus de 20 millions de livres dans le monde. Notamment connu pour La Trilogie des fourmis, son œuvre mêle mythologie, spiritualité, philosophie, science-fiction, biologie et futurologie.

 

Tout cela pour dire, qu’en matière d’écriture, on peut lui faire confiance… l’homme sait de quoi il parle !

Et surtout, il n’est pas avare de transmettre et de partager son expérience. Notons-le, car c’est assez rare dans le monde de l’écriture.

Lisez donc attentivement ces conseils d’expert.

1. Le désir 

 

Écrire ? Au commencement est le désir. Se demander pourquoi on a envie d’écrire. Si c’est pour faire une psychanalyse par écrit (et donc économiser 25 ans et 100 000 euros) mieux vaut renoncer. Si c’est pour gagner de l’argent ou avoir de la gloire, ou passer à la télévision ou épater sa maman, renoncer.

La seule motivation honorable me semble être : parce que l’acte d’écrire, de fabriquer un monde, de faire vivre des personnages est déjà une nécessité et un plaisir en soi  (on peut aussi admettre comme motivation : épater une fille dont on est amoureux).

2. Les handicaps

 

Le principal problème de l’écriture, c’est que c’est un acte solitaire absolu. On est seul avec sa feuille et soi même. Si on a rien à dire aux autres ni à se dire à soi même, l’écriture ne va que vous faire mesurer ce vide intérieur. Désolé. Il n’y a pas d’acte qui ne soit pas avec des contreparties.

Si vous devenez écrivain professionnel «sérieux » préparez vous à passer au moins 5 heures par jour enfermé seul devant un ordinateur, une machine à écrire ou un calepin. Vous en sentez-vous capable?

3. Un artisanat

 

On dit que pour réussir il faut trois choses: le talent, le travail et la chance. Mais que deux suffisent. Talent plus travail, on n’a pas besoin de chance. Talent plus chance, on n’a pas besoin de travail. Travail plus chance, on n’a pas besoin de talent. Vu qu’on ne peut pas agir sur la chance, mieux vaut donc le talent et le travail.

Comment savoir si on a le talent…? En général les gens qui ont le talent d’écrire ont déjà pris l’habitude de raconter des histoires à leur entourage. Ils prennent plaisir à relater des événements vécus ou lus, et naturellement on a envie de les écouter. Ce n’est pas obligatoire mais c’est un premier signe. Souvent les gens qui racontent bien les blagues finissent par comprendre les mécanismes d’avancée d’une intrigue et d’une chute. La blague est l’haïku du roman. D’ailleurs tout bon roman doit pouvoir se résumer à une blague.

4. Lire

 

On doit lire le genre de livres qu’on a envie d’écrire. Ne serait-ce que pour savoir ce que les autres auteurs, confrontés aux mêmes problèmes, ont fait. On doit aussi lire les livres des genres qu’on n’aime pas forcément ne serait ce que pour savoir ce qu’on ne veut pas faire.

5. Se trouver un maître d’écriture

 

Se trouver un maître ne veut pas dire copier, ni plagier. Cela veut dire être dans l’esprit, la liberté, la manière de développer les histoires de tel ou tel. Il n’y a pas de contradictions avec la loi un peu plus bas sur l’originalité.

Lire peut vous permettre de décomposer les structures comme si on démontait un moteur de voiture Mazeratti pour voir comment c’est fait. Cela ne vous empêche pas de construire autrement une Lamborghini.

6. Accepter le statut d’artisan

 

Écrire est un artisanat. Il faut avoir le goût à ça, puis l’entretenir régulièrement. Pas de bon écrivain sans rythme de travail régulier. Même si c’est une fois par semaine. Ensuite on est tout le temps à l’école. Chaque livre va nous enseigner un petit truc nouveau dans la manière de faire les dialogues, le découpage, de poser vite un personnage, de créer un effet de suspense. C’est ça l’artisanat. Surtout ne vous laissez pas impressionner par les passages des écrivains à la télévision ou les interviews de ces écrivains… Ce ne sont que des attitudes.

Le vrai artisanat ne peut pas être montré là-bas. Et n’oubliez pas que ce n’est pas parce qu’un auteur passe bien à la télé ou est beau ou souriant que c’est un bon artisan. C’est juste un bon type qui passe à la télé dans le rôle d’écrivain.

En général plus ils sont sérieux, plus ils impressionnent. La seule manière de savoir ce que vaut un écrivain est de le lire. La seule manière de savoir ou vous en êtes dans votre artisanat est de demander à vos lecteurs ce qu’ils pensent de vos livres.

7. L’inspiration

 

En fait, bien souvent, l’inspiration vient d’une résilience. On souffre dans sa vie donc on a besoin d’en parler par écrit pour prendre le monde à témoin.

Par exemple quelqu’un vous a fait du mal; vous ne vous vengez pas par des actes, vous vous vengez par écrit en fabriquant une poupée à son effigie et en y plantant des aiguilles d’intrigue. A la fin le héros casse la figure à la poupée à l’effigie de votre adversaire.

On dit que les gens heureux n’ont pas d’histoire. Je le crois. Si on est complètement heureux satisfait de tout ce qu’on a déjà pourquoi se lancer dans l’aventure hasardeuse de l’écriture ?

A la limite je conçois qu’une fois qu’on est écrivain professionnel l’écriture devienne en soi une sorte de quête du Graal, du livre parfait, mais là encore c’est une frustration à régler. Donc une souffrance. Oui dans l’écriture il y a forcément une vengeance contre quelque chose ou quelqu’un. Ou en tout cas un défi à relever.

8. L’originalité

 

Un livre ou une histoire doit apporter quelque chose de nouveau. Si ce que vous faites est dans la prolongation de tel ou tel ou ressemble à tel ou tel ce n’est pas la peine de le faire. Tel ou tel l’a déjà fait. Il faut être le plus original possible dans la forme et dans le fond. L’histoire ne doit ressembler à rien de connu. Le style doit être neuf.

Si on dérange des imprimeries et si on abat des arbres pour avoir de la pâte à papier, c’est qu’il faut avoir quelque chose à apporter en plus avec son manuscrit.

9. La fin

 

Si le lecteur découvre qui est l’assassin ou comment va se terminer le livre dès le début ou le milieu, vous n’avez pas rempli votre contrat envers lui. Du coup, pour être sûr d’avoir une fin surprenante, il vaut mieux commencer par écrire la fin puis le cheminement qui empêchera de la trouver.

10. Surprendre

 

Il faut surprendre à la conclusion, mais il faut toujours avoir une envie de surprendre à chaque page. Il faut que le lecteur se dise à chaque fois «ah ça… je ne m’y attendais pas». Les romains inscrivaient à l’entrée des théâtres « Stupete Gentes » qu’on pourrait traduire « Peuple préparez vous à être surpris ». Surprendre son lecteur est une politesse.

11. Ne pas vouloir faire joli

 

Beaucoup de romanciers surtout en France, font du joli pour le joli. Ils enfilent les phrases tarabiscotées avec des mots de vocabulaire qu’il faut chercher dans le dictionnaire comme on enfile des perles pour faire un collier. Cela fait juste un tas de jolies phrases. Pas un livre. Ils feraient mieux d’être poètes. Au moins c’est plus clair.

Toute scène doit avoir une raison d’être autre que décorative. Le public n’a pas (n’a plus?) la patience de lire des descriptions de paysages de plusieurs pages ou il ne se passe rien, ni des dialogues sans informations qui n’en finissent pas. La forme ne peut pas être une finalité, la forme soutien le fond. Il faut d’abord avoir une bonne histoire ensuite à l’intérieur on peut aménager des zones décoratives, mais sans abuser de la patience du lecteur.

12. Recommencer

 

Ne pas avoir peur de tout recommencer. En général le premier jet est imparfait. On a donc deux choix, soit le rafistoler comme une barque dont on répare les trous dans la coque avec des bouts de bois, soit en fabriquer une autre.

Ne pas hésiter à choisir la deuxième solution. Même si l’informatique et le traitement de texte autorisent toujours des rafistolages. C’est un peu comme le « master mind ». C’est parfois lorsqu’on a tout faux qu’on déduit le mieux comment faire juste. J’ai refait 120 fois « les fourmis » et franchement les premières versions n’étaient pas terribles.

13. Les lecteurs tests

 

Trouver des gens qui vous lisent et qui n’ont pas peur de vous dire la vérité. La plupart des gens auxquels vous donnerez votre manuscrit à lire se sentiront obligés de vous dire que c’est la 7e merveille du monde. Cela ne coûte pas cher et ça n’engage pas ; Par contre dire à un auteur, « Ton début est trop long, et ta fin n’est pas vraisemblable » signifie souvent une fâcherie avec l’auteur.

Pourtant ce sont ceux qui auront le courage de vous dire cela qui seront vos vrais aides. Et c’est à eux qu’il faudra donner en priorité vos manuscrits à lire pour avoir un avis. Vous pouvez aussi écouter les félicitations pour les scènes réussies. Mais ne soyez pas dupe. Mettez votre ego de coté. Fuyez les flatteurs qui ne sont pas capables d’expliquer pourquoi cela leur a plu.

14. Raconter à voix haute

 

Ne pas hésiter à raconter oralement votre histoire. Tant pis si vous prenez le risque de vous faire piquer l’idée. En le racontant oralement, vous sentez tout de suite si cela intéresse et vous vous obligez à être synthétique et efficace. Voir en direct ses lecteurs réagir à une histoire est très instructif.

15. Les personnages

 

Soigner les caractères des personnages principaux en faisant une fiche avec leur description physique, leur tics, leurs vêtements, leur passé, leur blessures, leurs ambitions. Prenez pour fabriquer un personnage des caractéristiques à vous ou a des amis proches.

Bref, des êtres que vous connaissez un peu en profondeur. Il faut les rendre attachants et crédibles. Il faut que les gens puissent se dire « Ah oui, ce genre de personne cela me rappelle un tel ». Qu’ils se reconnaissent en eux, c’est encore mieux.

16. L’adversité

 

Il faut que votre héros ait un problème à régler. Plus le problème est gros plus l’intérêt du lecteur est fort. L’idéal est de donner des handicaps au héros de manière a ce qu’on se dise il n’y arrivera jamais.

Exemple : l’enquêteur est aveugle et le tueur est non seulement le roi de la maffia mais en plus il a des talents de télépathie et c’est quelqu’un qui a beaucoup de chance. Plus le héros est maladroit plus le méchant est fort plus on est intéressé.

Le système est : l’auteur met son héros dans des problèmes que le lecteur jugera insurmontables et l’auteur sauve à chaque fois in extremis son héros d’une manière que le lecteur n’avait pas prévu.

17. Alterner les formes

 

Les lecteurs ont souvent des journées fatigantes, ils lisent pour se détendre, donc il faut penser à ne pas les ennuyer. Pour cela, alterner les scènes d’actions et de dialogues. Mettre le maximum de coups de théâtre inattendus. Ne pas oublier que la lecture est un plaisir et que l’objectif n’est pas que le lecteur se dise que l’auteur est doué; il doit se dire « mais qu’est-ce qui va arriver à la scène suivante »?

18. Transmettre du savoir

 

La fonction des livres est aussi d’apprendre des choses. La forme est un élément, mais si après avoir lu un livre un lecteur sait quelque chose qui lui permettra de nourrir les conversations ou les dîner, c’est quand même un intérêt de la lecture.

19. Aller voir sur place

 

Un : s’informer. Deux : réfléchir. Trois : écrire.

S’informer est indispensable. On ne parlera bien d’un lieu que si on y est allé pour faire des repérages. On ne parlera bien d’un métier que si on a discuté avec une personne qui la pratique. Évidemment on peut imaginer, mais le plus on se frottera au réel, le plus on découvrira de choses et on pourra raconter d’anecdotes vraies. Et le lecteur sent tout de suite ce qui est pur délire d’auteur et ce qui est une observation réelle.

20. Avoir une volonté d’être compris par tous

 

Souvent les critiques parisiens taxent les auteurs qui touchent tous les publics « d’auteurs populaires ». Avec une connotation péjorative dans le mot populaire, sous entendu que si cela plaît au grand public c’est que ce n’est pas de la grande littérature. Victor Hugo se vantait d’être un auteur populaire, de même que Alexandre Dumas, Jules Verne et Flaubert. Mozart faisait de la musique populaire et s’en flattait.

Tous les auteurs « non populaire » qui vivaient à la même époque ont été oubliés, qu’ils soient grand poètes, grands académiciens, grands écrivains de cours ou de salon. L’histoire les a balayés avec leurs jolies tournures de phrases et leur effets de manches.

De même que tous les auteurs maudits qui revendiquaient comme un titre le fait de n’être compris que par un public restreint on en effet été effacés. Logique. Il est beaucoup plus difficile de plaire au large public qu’à un groupe de soit disant arbitres des élégances. Faire simple et clair réclame beaucoup plus de travail que de faire grandiloquent, incompréhensible, et rempli de sous entendus que l’auteur est le seul à connaître.

21. Se plaire à soi même

 

Pour plaire au lecteur il faut se mettre à sa place. Écrire des livres qu’on aurait envie de lire si ce n’étaient pas les nôtres. Ne jamais se dire « j’écris cela, ça ne me plaît pas, mais ça leur plaira ». On est soi-même la première personne qui doit s’amuser à lire le livre. Répétons-le: S’il n’y a pas de plaisir d’écriture, il ne peut pas y avoir de plaisir de lecture ensuite.

22. L’initiation des personnages

 

Une bonne histoire est aussi une initiation. Au début le héros dormait sur ses lauriers ou sa fainéantise. Une situation de crise va l’obliger à s’apercevoir qu’il est beaucoup plus que ce qu’il croit. Mettre les personnages en situation de danger pour les obliger à révéler leurs talents cachés. Et le lecteur en vivant dans la peau du personnage va faire la même expérience de transformation. Un bon livre est un livre qui transforme son lecteur en le faisant se prendre pour le héros.

23. Faire des plans

 

Quand vous avez un bon premier jet brut, essayez de trouver une manière de le découper de l’organiser pour qu’il soit rangeable dans des chapitres. En général on organise le livre en trois actes: Début. Milieu. Fin.

Début. Le début est en général le lieu de la scène d’exposition. On découvre où ça se passe. Quand ça se passe. Qui agit. Et le plus rapidement possible quelle est la problématique. L’idéal est de réduire au maximum le décollage du début, il faut que l’exposition soit la plus rapide possible pour que le lecteur n’attende pas avant d’être dans l’histoire.

Le milieu. Le milieu est souvent le ventre mou du livre. On prolonge la problématique, on en invente des secondaires, on gère la progression dramatique.

La fin c’est soit le coup de théâtre surprise, soit la grande explication de l’histoire cachée, soit l’apothéose.

24. Les portes ouvertes, portes fermées

 

Dans les scènes du début on ouvre des portes. Ce sont des problématiques: « qui a tué? », « vont-ils s’aimer? », et « qui est cette dame en noir qui surgit de temps en temps? ». A la fin il faudra penser à toutes les refermer. « C’est le fils du paysan qui a tué », « ils vont s’aimer mais cela ne sera pas facile », et « la dame en noir c’est en fait le fils caché de la concierge déguisé en femme depuis son voyage au Brésil ou il a connu l’enfer et qui recherche l’identité de son vrai père » Bien vérifier qu’il n’y ait pas de portes ouvertes béantes (soudain on ne parle plus de la dame en noir) ni de portes fermées qui n’ont pas été ouvertes (soudain un personnage révèle qui il est, mais on n’en parlait pas au début).

25. L’envoi aux éditeurs

 

Investir dans la photocopieuse et envoyer son manuscrit à un maximum d’éditeurs. De préférence ceux qui ont des livres qui ressemblent dans leur genre au votre. Pas la peine d’envoyer de la science-fiction à un éditeur de poésie.

26. Les lettres de refus

 

Les éditeurs reçoivent une centaine de manuscrits par jour. Donc ils ont du mal à distinguer le bon grain de l’ivraie. Ils utilisent pour cela des lecteurs, soit des professeurs de français à la retraite, soit des étudiants, soit des amis qui aiment lire qui leur font ensuite des fiches.

Ces gens sont souvent payés pour ce travail mais font aussi parfois cela par passion personnelle. Si les éditeurs vous répondent tous que cela ne leur plaît pas, ce n’est pas définitif.

Essayez de savoir pourquoi en les appelant et refaites un manuscrit en tenant compte de leurs remarques. Ou s’il n’y a pas de remarque, refaites quand même un manuscrit en tenant compte de l’avis de vos lecteurs négatifs ou de votre propre évolution.

Puis renvoyer, il y a quand même une part de chance en renvoyant au même éditeur vous pouvez finir par tomber sur quelqu’un qui vous comprenne et vous défende dans les comités de lecture (personnellement j’ai renvoyé mon manuscrit pendant 6 ans à tous les éditeurs et j’ai reçu trois lettres de refus de mon éditeur actuel). Le découragement fait partie du mode de sélection.

27. Ne pas faire d’édition à compte d’auteur

 

Si personne n’est prêt à payer pour votre manuscrit c’est peut être parce qu’il n’est pas bon. Cette hypothèse ne doit jamais être oubliée. Tout le monde n’a pas forcément de talent. Et ce n’est pas grave. A la limite tentez la musique. Par contre les éditeurs qui proposent de vous de payer pour vous éditer ne distribuent que peu ou pas votre livre. Vous allez juste vous retrouver avec un tas de bouquins dans votre chambre à distribuer à vos amis. Autant faire vous même vos tirages avec votre ordinateur.

 

Tous ces conseils sont à lire, à relire et à méditer avant d’appliquer sans modération !
Avant de finir, dites en commentaire quelles résolutions vous avez prises en matière d’écriture pour 2014.

 

À vos succès d’écriture…

 

 

4 commentaires

  1. Sanna dit :

    Bonjour Marie-Adrienne. Et à tous ceux qui lisent ces mots, que 2014 vous mette des étoiles dans les yeux et dans vos écrits ! Je suis content de revoir ces conseils… certains m’avaient échappés. Pour répondre à votre question, je souhaite ardemment, et tout simplement, « continuer » mon cheminement. Ce qui n’est pas, à mon sens, la chose la plus évidente ni la plus facile… Merci de nous aider, c’est précieux, et j’y tiens.

  2. Myriame dit :

    Houla, cela faisait très longtemps que je ne suis pas venue!
    Tout d’abord, passez une bonne année remplie de bonheur et de joie. Tout ces conseils nous aident énormément, comme tout les articles que vous publiez. Merci encore !

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