Écrivez, Amazon peut s’occuper du reste !

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Depuis le passage au numérique, le monde de l’édition est en pleine mutation. Kindle direct publishing, la multinationale Amazon propose l’autopublication sous forme d’e-books aux auteurs…

 

 

 

 

Ce service d’autopublication d’Amazon a changé la vie de plusieurs auteurs. Sans passer par un éditeur, ils mettent désormais leurs romans en ligne sous la forme d’e-books. Le prix de vente est compris entre 0,89 et 1,49 euro l’exemplaire (70 % de cette somme leur revient).

De quoi inquiéter les éditeurs traditionnels, alors même qu’Amazon détient déjà un quasi-monopole sur le marché du livre électronique avec la liseuse Kindle.

L’entreprise américaine détient par ailleurs 200 millions d’adresses d’acheteurs et est aujourd’hui valorisée à 160 milliards de dollars en Bourse.
 

 
Au travers du parcours de quatre auteur (e) s, le documentaire, que je vous propose de regarder, dissèque le système KDP d’Amazon :

Agnès Martin-Lugand, une ancienne psychologue, a autoédité en e-book son roman Les gens heureux lisent et boivent du café en octobre 2012 via la plate-forme Amazon.

– Le journaliste munichois Oliver Pötzsch a dépassé le million d’e-books vendus par la multinationale de Seattle en juin 2013, grâce à sa trilogie mettant en scène un bourreau bavarois et ses descendants, entre le XVIe et le XIXe siècle.

Amanda Hocking, du Minnesota, a vite fait fortune avec ses aventures paranormales.

– Émily Bold, elle a trouvé un public international grâce à ses romans d’amour qui se déroulent en Écosse.

Des entretiens avec ces écrivain (e) s, avec des éditeurs allemands et français — dont Antoine Gallimard — ainsi que des reportages aux foires du livre de Londres, New York et Francfort permettent d’en connaître davantage sur la partie édition d’Amazon, de s’interroger sur l’avenir du livre et d’aborder des questions comme les droits d’auteur, le prix unique, l’uniformisation des goûts, la diversité culturelle, ou encore la mort annoncée des petits libraires…

Je vous laisse découvrir cette vidéo (52’08) riche d’enseignements.

(Merci à Arte et à Néo Entreprise pour sa mise en ligne)

 

À  vos succès d’écriture…

 

10 commentaires

  1. Bonjour,

    Merci d’avoir mis sur votre blog ce reportage très intéressant, je l’avais loupé sur Arte.

    Amicalement,
    Isa

  2. evelyne dit :

    Super Marie-Adrienne de nous ouvrir des horizons et de baliser aussi les chemins. La semaine commence avec une note tonique!

  3. Nilse L'Hoïs-Goyon dit :

    Je suis interloquée…
    Merci de ces info qui m’étaient inconnues.
    Je me sens quelque part bouleversée.
    J’en appelle à plus Haut que moi pour me guider, m’éclairer.

    Merci encore.

    Nilse

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour Nilse

      Comme je le disais, c’est toujours bien de connaitre les choses. Maintenant, il n’y a pas de solution idéale à l’édition. Ça se saurait !

      Bien à vous

  4. Zahardonia dit :

    Merci beaucoup d’avoir partagé ce documentaire très intéressant !

    Quant à l’édition, je trouve que les maisons sont mal placées pour critiquer la plate-forme d’auto-édition Kindle. Les éditeurs sont tellement exigeants dans leurs choix et tellement restrictifs dans les termes de contrats. La majorité des maisons d’édition ne cherchent plus de « bons auteurs » mais des « auteurs de best-seller », ils sont autant dans la course à l’oseille qu’Amazon.
    De plus, très souvent, l’auto-édition sert de « période de test » pour les éditeurs qui n’ont plus qu’à se pencher pour ramasser les auto-publiés à succès.

    Bref, je m’arrête là. Je ne vais pas lancer la polémique dans les commentaires, ça ne changera pas le monde ! 😀

    Encore merci pour ce partage (et pour le reste) ! 😀

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      Les éditeurs voient de toute évidence des auteurs échapper à leur système. Mais court-circuiter le système établi se joue aussi aujourd’hui dans d’autres domaines que la littérature : la musique, le financement… Ce documentaire a l’avantage d’évoquer les avantages et les inconvénients de ce type d’édition. C’est juste bien d’en être informé. Après, chacun peut faire en connaissance de cause.

      Bien à vous

  5. Elisa Tixen dit :

    Certes, de belles histoires circulent depuis l’apparition de KDP et c’est une réelle opportunité pour les auteurs indépendants… à condition de disposer ou d’acquérir rapidement des compétences en marketing pour promouvoir ses e-books et éviter qu’ils se retrouvent noyés dans la masse. Ce qui demande du temps, au détriment de l’écriture mais rien d’impossible. Alors haut les coeurs 🙂
    Le dernier article de Elisa Tixen : Le vieux bancMy Profile

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Elisa, des belles histoires, il y en aussi dans l’édition traditionnelle. Je pense au succès fait par le bouche-à-oreille au premier roman de l’Ivoirien Armand Gauz »Debout-Payé ». Un succès surprise de la rentrée littéraire 2014. Paru fin août aux éditions du Nouvel Attila avec un tirage initial de 4 000 exemplaires, « Debout-Payé » a conquis la critique et les lecteurs. Le livre en est déjà à son cinquième retirage et totalise à ce jour 20 000 exemplaires.

      Bien à vous

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