Avez-vous peur de ne pas être assez bon ?

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Est-ce que la pensée de ne pas être assez bon vous bloque ? Est-ce qu’elle vous fait paniquer ou vous obsède constamment ?

Eh bien, sachez que vous souffrez simplement d’une des causes très connues de procrastination : la peur de ne pas être assez bon.

Quatre peurs majeures peuvent pousser à la procrastination.

  1. la peur du succès
  2. la peur de l’échec ou du rejet.
  3. La peur du rejet
  4. Et la peur de ne pas être assez bon

Relisez l’article qui évoque les peurs peuvent empêcher d’écrire.

En quoi consiste exactement la peur de ne pas être assez bon ?

 

Cette peur résulte d’une course à la comparaison. Nous avons tendance à nous juger et nous comparer par rapport à une norme.

Cette comparaison se fait entre ce que nous « savons » de nous-mêmes et ce que nous « pensons » à propos des autres.

En d’autres termes, nous nous retrouvons à comparer les aspects négatifs de nous-mêmes que nous pensons vrais à l’image positive que l’on se fait des autres. Plus clairement, nous voyons les mauvais aspects de notre propre vie, mais jamais ceux des autres.

Voici quelques signes communs à ceux qui souffrent de la peur de ne pas être assez bon :

  • Vous vous comparez toujours aux autres
  • Vous pensez que tout le monde est mieux que vous
  • Vous avez l’impression d’être jugés par tous les gens qui vous entoure
  • Vous manquez de confiance en vous
  • Vous doutez de vos capacités d’écriture
  • Vous essayez toujours d’être parfait dans toutes les situations et circonstances
  • Vous vous réprimandez de ne pas être parfait
  • Vous êtes un perfectionniste

Si vous vous reconnaissez dans cette liste, alors vous êtes victimes de cette peur.

La crainte de ne pas être assez bons se manifeste de centaines de façons différentes. Sur l’écriture, les conséquences peuvent être lourdes. Entre autres, on évite l’écriture ou on ne la soumet jamais.

Mais la peur de ne pas être assez bon vient d’une chose : le manque de confiance en soi.

Quand on manque de confiance en soi, tout ce qu’on écrit n’est jamais assez bon. Et rien n’est jamais réussi parce qu’on se persuade toujours de ne pas avoir la capacité de bien faire.

C’est dommage ! Car si vous croyez en vous et en votre écriture, vous pouvez arriver à quelque chose. Rien n’est hors de votre portée.

Mesures à prendre contre la peur de ne pas être assez bon

Croyez en vous

 

Vous devez prendre confiance et croire en vous. Vous devez vaincre cette peur tenace de ne pas être assez bon. Si votre pire ennemi c’est vous-même, cela signifie que vous pouvez également devenir votre meilleur ami. C’est juste une façon différente de penser !

Écrivez toutes les choses ou vous êtes bon

 

Pour commencer, sachez apprécier en quoi vous êtes bon et tirez-en avantage.

Faites une liste de toutes les choses ou vous êtes bon. Écrivez-les.

Faire les crêpes,
savoir organiser une fête,
avoir une bonne mémoire
Savoir créer des personnages,
Maitriser les décors

…Enfin vous avez compris.

Fouillez, vous verrez vous êtes capable et bon dans beaucoup de choses.

Prendre le temps d’y réfléchir, c’est se donner une chance et d’acquérir un meilleur état d’esprit. Un esprit positif qui peut stimuler suffisamment votre confiance pour tenter quelque chose de nouveau en écriture.

Utilisez votre peur comme carburant

 

La seule façon de s’améliorer, c’est de recommencer plusieurs fois. Ainsi, au lieu de laisser votre peur vous retenir, utilisez-la plutôt comme un carburant pour grandir et devenir meilleur écrivain.

Plus vous maitrisez quelque chose, plus vous gagnez en confiance.

Ainsi, en utilisant votre peur comme moteur, vous écrivez plus souvent et vous apprenez davantage sur l’écriture. Je vous garantis d’en sortir beaucoup plus confiant.

Demandez de l’aide

 

Il n’y a pas de honte à demander de l’aide. Si vous n’êtes pas à 100 %  confiant de votre travail, demandez à quelqu’un de lire et de critiquer l’une de vos histoires ou apprenez davantage pour aiguiser vos compétences en écriture.

Acceptez de ne pas tout savoir pour écrire

 

C’est certainement une pensée que la plupart des écrivains ont au moins une fois dans leur vie. « Est-ce que j’en connais suffisamment  pour écrire ce livre ». Parfois on veut tout savoir sur le sujet avant de se lancer à écrire.

Rappelez-vous, l’écriture est un voyage. Vous ne saurez jamais tout, de suite, et puis, la meilleure façon d’apprendre est de faire.

Renoncez à être parfait

 

Vous n’êtes pas parfait. Je ne suis pas parfaite. Et vos auteurs préférés ne le sont pas… pas plus que les miens d’ailleurs !

La perfection est une idée, pas une réalité. Il est impossible d’être parfait. L’imperfection est ce qui nous rend humain. Ainsi, plutôt que d’essayer d’être parfait tout le temps, délectez-vous d’être juste vous-même.

 

Si vous gardez tout cela à l’esprit et que vous vous débarrassez de votre besoin d’être parfait, je suis convaincue que quelque chose d’incroyable se produira pour vous. Vous allez mieux vous aimer. C’est ce qui vous rendra unique et différent des autres.

Il est également important de noter que la perfection est ennuyeuse. Nul ne porterait le moindre intérêt à un personnage parfait avec une vie parfaite, un travail parfait et une famille idéale… pouah! Ce serait tellement ennuyeux!

N’est-ce pas pareil dans la vraie vie ?

Arrêtez de vous battre

 

Vous êtes un bon écrivain. D’ailleurs, vous apprenez et devenez meilleur chaque jour. Alors travaillez et arrêtez de vous battre contre vous-même ! Rappelez-vous la citation du philosophe Epictète

Rien de grand ne se fait tout d’un coup

 

À vos succès d’écriture…

 

 

5 commentaires

  1. Audrey dit :

    C’est une pensée qui me bloque chaque fois que je lis un livre bien écrit. Je viens de lire « La touche étoile » de Benoîte Groult et j’ose à peine continuer à écrire. J’essaie de me dire qu’elle est née en 1920 et que j’ai une marge de quelques années pour m’améliorer 🙂 Mais même comme ça, je pense que je ne serai jamais à la hauteur.
    Un livre qui m’avait bien aidée à décomplexer, c’est Ecritures de Stephen King. Il relate son expérience dans la première partie et donne des conseils dans la deuxième. Il dédramatise l’acte en expliquant par quels découragements il est passé.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonsoir Audrey

      C’est assez normal de trouver les autres très bons… d’autant que vous lisez un produit fini !
      Moi j’admire tellement Stefan Zweig que chaque fois je le lis, je me dis que j’ai tout à réapprendre. Et pourtant, je vous promets que je n’écrivais il y a 20 ans, 10 ans ou 5 ans comme aujourd’hui.

      Chaque auteur éprouve les découragements, connait les doutes. Stephen King a au moins le mérite de révéler la vérité. Les auteurs américains sont plus enclins à se livrer. Les auteurs français sont très très discrets sur leur parcours d’écriture. Dommage !

      J’ai beaucoup appris en enchainant les concours de nouvelles. J’en faisais parfois deux par mois. Je reste convaincu que c’est en écrivant que l’on devient écrivain. Il n’y a pas de miracle.

      Bon courage

  2. DELMAS dit :

    Chère Marie-Adrienne,

    C’est un art que de savoir se faire violence pour avancer mais tout un autre de tendre la main à une autre personne victime de son propre enfermement et là … tu y parviens à merveille. Merci, merci de nous donner les clés pour ouvrir les portes derrière lesquelles nous nous enfermons tous seuls et pour notre plus grand mal-être.
    Il est vrai qu’on peut, par cette peur de ne pas être à la hauteur, vite laisser les jours sans une ligne s’accumuler pour ensuite sentir en soi la culpabilité de ne pas avoir su la surmonter comparée à d’autres, qui eux, ont su le faire et ont sur donner corps à leur projet et à en vivre…alors survient le profond désir et aussi viscéral que celui qu’une mère porte à son enfant, d’écrire…encore et encore…
    Donc quand le doute se pointe, il faut s’armer de sa plume et se lancer même si au final ce que nous écrivons n’est pas à la hauteur de nos attentes, ce jour-là… le fait d’écrire encore et toujours et tous les jours nous amène à plus d’aisance et d’exigence aussi ?
    Merci…
    Longue vie à ta plume qui ôte les costumes trop étriqués dans lesquels nous nous étouffons… vive la liberté d’écrire sans craindre d’être nul et moins bon que celui ou celle qu’on érige en Maître…que le doute habite ailleurs que dans notre intérieur…

    A tout bientôt.
    Belle nuit à tous et surtout belle lecture et belle plume!
    Magali
    Le dernier article de DELMAS : Kasper, artiste habité par une passion qui en fait le renom et dont le talent nous a ensorcelés.My Profile

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Merci Magali pour ce long commentaire.
      Oui, il faut écrire encore et toujours. C’est à ce prix que l’on progresse.

      Cordialement

  3. kuchiki dit :

    ça m’est arrivé aussi en lisant, Jules Vernes, Robin Hobb et J.R.R Tolkien.
    Mais je déteste les longues descriptions, ce qui ne m’empêche pas apprécier certains auteurs.
    J’ai compris ensuite que finalement leur style ne serais pas le mien tout simplement.
    Il faut développer notre propre style, et pour ça faut écrire et écrire.
    Demander de l’aide, faut trouver. Car bon nombre de site proposent , mais cela va rarement au bout, à moins de payer…
    Corriger un texte n’est pas évident. Il faudrait pour cela une aide réciproque entre auteurs. Je lis ton texte et je dis ce qui me semble suspect et tu t’engage à faire de même. mais faut trouver….

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