Analyse d’un roman (10e épisode)

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Dans le 10e épisode de la série « L’Alchimie du roman, Jean-Philippe Depotte passe à la moulinette Gatsby le magnifique de Francis Scott Fitzgerald, un classique de la littérature américaine…

 

 

 

Puisque cet article est le premier depuis la mise en veille du blog pour les vacances, j’espère, avant toute chose, que vous avez passé un bel été, lu de nombreux livres, écrit de belles pages et rechargé vos batteries à bloc. La zone de commentaires est à vous…!

Pour ma part, j’ai profité du soleil de Corse, de quelques jours à Paris, lu (mais rien de ce qui était prévu !) et j’ai beaucoup travaillé sur un projet qui me tient vraiment à coeur dont je vous parlerai certainement davantage avant l’automne (du moins, j’espère).

 

Pour l’heure reprenons le rythme et revenons à l’écriture (encore et toujours !)…

Pour apprendre à écrire, il faut écrire ! Vous savez bien, mais il faut également lire et comprendre comment d’autres auteurs ont fait passer leurs messages. Quelles techniques ils ont utilisées pour construire leurs intrigues, leurs personnages et structurer leurs histoires.

La série de vidéos de Jean-Philippe Depotte est une aide considérable. C’est un gros travail d’analyse que je vous engage à écouter avec attention et même plusieurs fois. Car toutes ces vidéos sont une source énorme d’enseignements.

Aujourd’hui, un classique américain

 

Gatsby le Magnifique

de Francis Scott Fitzgerald

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À propos de Francis Scott Fitzgerald

 

D’origine plutôt modeste, F. Scott Fitzgerald, de son nom complet Francis Scott Key Fitzgerald, est né le 24 septembre 1896 à Saint Paul (Minnesota). Il vécut son temps d’adulte entre les deux guerres où l’on était avide de richesses, d’amusement, d’honneurs. Poussé par un puissant besoin de revanche, d’affirmation, admirant et détestant à la fois le monde des riches, Il est animé par un funeste besoin d’autodestruction.

De son vivant, ses succès littéraires furent inégaux. En 1920, après la parution de son premier roman (L’envers du paradis), il épouse Zelda Sayre, riche héritière new-yorkaise, fragile et instable. Le couple fait souvent la une des journaux.

Ils font plusieurs séjours en France, avides de tous les honneurs et plaisirs de la capitale. Trop d’excès amènent à une fin rapide. Trompé par sa femme, Scott devient invivable. Et son succès, très relatif commercialement, relègue Zelda à un rôle secondaire en totale contradiction avec sa nature. Tandis que Scott plonge dans l’alcoolisme, Zelda s’enfonce dans la schizophrénie.

Scott travaille durement pour payer le traitement onéreux de sa femme internée. Après des années difficiles, marquées par l’alcoolisme et la maladie de Zelda, la qualité d’écriture de Scott diminue. Les refus s’enchaînent. En 1936, il publie le célèbre texte La fêlure, confession de son effondrement psychique. Le New York Post publie un portrait dévastateur de l’écrivain, alcoolique fini, qui le poussera à une tentative de suicide.

Alors qu’il exerce à Hollywood la profession de scénariste qu’il déteste, Scott meurt d’une crise cardiaque le 21 décembre 1940, seul, pauvre et oublié, laissant un roman inachevé: Le dernier nabab.

Zelda meurt en 1948 dans l’incendie de l’hôpital psychiatrique d’Asheville.

Ce n’est qu’après la mort de Zelda que les biographes se pencheront sur l’œuvre de Fitzgerald, sur le couple emblématique des années 20 et leur destin tragique.

Les romans de Francis Scott Fitzgerald :

  • 1920: L’Envers du paradis (This Side of Paradise)
  • 1922: Les Heureux et les Damnés (The Beautiful and Damned)
  • 1925: Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby)
  • 1934: Tendre est la nuit (Tender is the Night) qu’il met neuf ans à écrire.
  • 1941: Le Dernier Nabab (The Last Tycoon)

 

Gatsby le magnifique, Francis Scott Fitzgerald

 

Gatsby est un roman dit de personnages. Autrement dit un roman qui ne déroule pas son histoire faite d’intrigues et de rebondissements mais s’attarde davantage sur les motivations, les rêves et les relations complexes entre les personnages.

Jean-Philippe Depotte analyse le roman selon quatre éléments :

 

  • L’Eau, c’est le Style.

C’est la plume de l’écrivain, la poésie, la beauté du langage et le simple plaisir de lire de belles phrases.

 

  • L’Air, c’est la Fiction.

C’est l’invention, qui prend deux formes, en général : l’intrigue (l’histoire que l’on raconte) et les personnages.

 

  • La Terre, c’est le Milieu que décrit le roman.

C’est une époque ou c’est un lieu. C’est ce qu’apprend le lecteur sur la réalité que décrit le roman.

 

  • Enfin le Feu, c’est le Message.

C’est la raison pour laquelle l’auteur a écrit son roman. C’est le message qu’il a voulu transmettre à son lecteur. Une philosophie, une morale ou, simplement, un sentiment, une impression.

***

Je vous laisse découvrir cette nouvelle vidéo (Alchimie d’un Roman, épisode 10 – 12’46).

 

 

 

J’espère que cette vidéo vous a plu. Je ne sais pas pour vous mais je regarde toujours les vidéos de la série avec plaisir. Un grand merci à Jean-Philippe Depotte pour son précieux travail et cette dixième vidéo.

Si cet article vous a plu, je vous serais reconnaissante de le partager via Facebook, Twitter et autre.

À vos succès d’écriture…

3 commentaires

  1. nilse dit :

    Merci pour avoir si bien synthétiser, cette alchimie du roman.

    Je regarderai cette vidéo plus tard mais je m’empresse de partager cet article.

    Merci encore.

  2. roxane dit :

    Merci pour votre analyse littéraire! Cela m’a permis de comprendre le livre d’autant mieux.

    • Marie-Adrienne Carrara dit :

      Bonjour

      Contente de lire votre intérêt pour cette analyse. Juste vus dire qu’elle n’est pas de mon fait mais de Jean-Philippe Depotte.
      Bien à vous

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