À la découverte des écrivains américains contemporains (17)

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Changement de direction et de décor, nous voilà maintenant dans le New Jersey. François Busnel nous emmène à Princeton, à soixante-dix kilomètres à l’ouest de New York. Nous rencontrons l’une des plus grandes romancières américaines : Joyce Carol Oates.

 

Quelques mots à propos de Joyce Carol Oates

 

Joyce Carol Oates est née le 16 juin 1938 à Lockport dans l’État de New York.

Elle s’intéresse très tôt à la lecture, notamment au livre de Lewis Caroll, Alice aux pays des merveilles, offert par sa grand-mère, dont elle dira qu’il fut sa plus grande influence littéraire.

À l’adolescence, elle découvre Faulkner, Dostoïevski, Hemingway, Charlotte et Emily Brontë, qui l’influenceront beaucoup. À 14 ans, quand sa grand-mère lui donne une machine à écrire, elle se lance dans l’écriture. Elle écrit également pour le journal de son lycée.

Joyce commence à écrire des romans pendant ses études à l’université. Elle gagne un prix dans un concours de nouvelles à 19 ans.

 

Quelques livres de Joyce Carol Oates

 

Son premier ouvrage, un recueil de nouvelles intitulé By the North Gate, est publié en 1963 aux éditions Vanguard

Dès lors, Joyce ne cesse plus d’écrire. Elle publie 55 romans, des dizaines d’essais, 400 nouvelles, 30 pièces de théâtre et 8 livres de poésie. Elle a également écrit plusieurs romans policiers sous les pseudonymes de Rosamond Smith et de Lauren Kelly.

En parallèle de l’écriture, Joyce Carol Oates enseigne la littérature à l’université de Princeton.

La liste des œuvres de Joyce traduites en français est telle qu’il n’est pas possible de citer tous les titres. Voilà quelques références :

 

 

Son roman Blonde, une autobiographie fictive de Marilyn Monroe, publié pratiquement dans le monde entier, lui a valu les éloges unanimes de la critique.

Elle a obtenu le prix Femina étranger pour Les chutes en 2005.  Elle a en outre figuré deux fois parmi les finalistes du prix Nobel de littérature.

Dans la longue liste des romans, j’ai particulièrement aimé Nous étions les Mulvaney (Stock 1998)

Voici le résumé figurant en 4e de couverture :

À Mont-Ephraim, petite ville de l’État de New York, tout le monde connaît les Mulvaney, et leur envie de bonheur et de réussite. Michael, le père, d’origine modeste, a su, à force de travail, obtenir sa place au soleil et se faire accepter par la bonne société de la ville. Grâce à sa femme, qu’il adore, la ferme qu’ils habitent est un coin de paradis, une maison de conte de fées où, au milieu d’une nature splendide, entourés de chiens, de chats, d’oiseaux, de chevaux et immensément d’amour, leurs trois fils et leur fille Marianne vivent une enfance inoubliable.

Mais, le jour de la St-Valentin 1976, un drame survient qui met un terme à cette existence idyllique, fait voler la famille en éclats et marque de manière indélébile chacun de ses membres…

C’est Judd Mulvaney, le benjamin devenu journaliste, qui retrace l’histoire des siens. Il évoque avec nostalgie le bonheur lumineux qui était le leur avant la « chute ». Puis il raconte la désagrégation de la famille et le parcours long, douloureux, émouvant, que suivront les Mulvaney avant de parvenir, chacun à sa façon, à retrouver l’amour et la sérénité.

L’écriture de Joyce Carol Oates est subtile, profonde et pudique. Une fois bien attaché aux personnages, l’empathie est totale. L’auteure exploite les non-dits avec une rare élégance. Les personnages, les caractères et les décors sont minutieusement détaillés, mais ce que l’on retient de cette fine écriture ce sont justement les non-dits, trop lourds à porter pour les Mulvaney.

Je cesse de parler et vous laisse maintenant découvrir Joyce Carol Oates et la vidéo (9’47)

 

 

À bientôt…

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