Archive for juin 2017

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Analyse d’un roman (39e épisode)

Dans ce nouvel épisode de la série « L’Alchimie du roman », Jean-Philippe Depotte analyse « L’Écume des jours », de Boris Vian.

 

 

 

 

L’écume des jours

 

 

À propos de Boris Vian

 

(La vie de Boris Vian est difficile à résumer en quelques lignes…)

Boris Vian naît à Ville-d’Avray dans les Hauts-de-Seine le 10 mars 1920. En 1929, la crise financière contraint sa famille Vian à vivre plus modestement.

Victime d’un rhumatisme articulaire aigu à l’âge de 12 ans, il garde une insuffisance aortique et une santé fragile.

Après avoir obtenu son baccalauréat en philosophie, avec option mathématiques, il suit les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques au lycée Condorcet.

En 1939, il entre à l’École centrale d’Angoulême où la famille a déménagé pour cause de guerre. Il en ressort en 1942, ingénieur diplômé, section métallurgie.

Il intègre alors l’AFNOR, association française de normalisation, dans la section verrerie. Cette entreprise des plus sérieuses, lui inspirera de nombreux écrits. Il en démissionnera en 1946.

En 1942, il écrit « Troubles dans les Andains » qui sera publié en 1966 seulement. C’est à cette époque qu’il devient trompettiste dans l’orchestre du clarinettiste Claude Abadie, qui est alors rebaptisé orchestre Abadie-Vian.

Au cours de l’année 1944, Vian publie ses premiers textes sous des pseudonymes tels Bison Ravi (anagramme de Boris Vian) ou Hugo Hochebuisson. A la même époque, il se lance aussi dans l’écriture de ses premières chansons. Mais cette activité prendra toute son ampleur dans les années 50.

En 1945, il signe un contrat chez Gallimard pour son roman « Vercoquin et Plancton ».

« L’Ecume des jours » parait en 1947. C’est à cette époque qu’il rencontre Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, très implantés à Saint-Germain-des-Prés.

Quelques mois plus tard, Vian publie « J’irai cracher sur vos tombes », pastiche des romans noirs américains. Il le signe Vernon Sullivan et fait alors passer Vian pour le traducteur. L’ouvrage fait scandale. Mais c’est un best-seller dès 1947. Idem avec « Les morts ont tous la même peau » en 47 et « Et on tuera tous les affreux » en 48.

Vian monte une chorale en 1947 qu’il nomme « Le petite chorale de Saint-Germain-des-Pieds ». Il doit cesser la trompette à la même époque pour raisons de santé. En revanche, il demeure plus que jamais une sommité en matière de jazz et intègre la rédaction du magazine Jazz Hot en 1946. Il y rédigera une revue de presse et de nombreux articles pendant plus de 10 ans..

S’il a commencé à écrire des chansons des années auparavant, 1949 marque son premier succès en la matière avec le titre « C’est le be-bop » interprété par un jeune chanteur fan de jazz, Henri Salvador.

Au début des années 50, Vian se consacre plus au théâtre. En 1950, est monté « L’Equarrissage pour tous », un texte musical et très syncopé dans lequel Vian joue plus que jamais avec les mots. La même année, il écrit d’ailleurs sa première comédie musicale, « Gialiano ». En 1951, il écrit « Le goûter des généraux » qui ne sera pas joué avant les années 60. Puis en 1952, Vian connaît le succès avec « Cinémassacre ou les cinquante ans du septième art » puis « Paris varie ou Fluctuat nec mergitur » en fin d’année.

Son rythme d’écriture ne cesse de s’accélérer. De plus, les soucis d’argent le poussent à traduire à tour de bras pour Gallimard. Après le théâtre, le roman, la poésie et la chanson, Boris Vian s’emballe pour un nouveau genre littéraire, la science-fiction, encore méconnue en Europe. Cette découverte lui inspirera une chanson quelques années plus tard, « la Java martienne ».

A partir de 1954, il commence à consacrer beaucoup de temps à la chanson. Le début de la guerre d’Indochine lui inspire en particulier un titre aujourd’hui mythique, « le Déserteur », manifeste anti-militariste, jugé scandaleux par beaucoup.

De plus en plus renommé pour la singularité de ses chansons, de nombreux chanteurs font appel à lui.

Malgré une santé défaillante, Vian ne cesse guère ses multiples activités. Il écrit des livrets d’opéra (« Fiesta » en 1958 sur une musique de Darius Milhaud), des commentaires de films documentaires (« la Joconde » en 1957), joue dans des films (« Un amour de poche » de Pierre Kast), traduit des pièces de théâtre (August Strindberg) et devient directeur artistique pour Philips en 1957, puis pour les disques Fontana l’année suivante.

Il écrit de plus en plus de chansons dont beaucoup restent des perles du répertoire : « J’suis snob », « les Joyeux bouchers », « On n’est pas là pour se faire engueuler » ou « Je bois ».

En en 1958, il finit d’écrire « En avant la zizique… », spectacle inspiré de son expérience dans les maisons de disques. En cette grande époque de la chanson « littéraire » – on chante Prévert, Aragon, Queneau et même Sartre -, le travail de Vian est vivement remarqué.

Très fatigué, Boris Vian essaie de se reposer plus fréquemment. Mais ses nombreuses activités ne lui laissent pas de répit. Il meurt le 23 juin 1959 à Paris.

Vian a laissé son empreinte dans le monde artisitique. De nombreux artistes aussi divers que Jacques Higelin, Serge Reggiani, Mouloudji, Catherine Sauvage, les Frères Jacques, Yves Montand, Bernard Lavilliers ou même Maurice Chevalier l’ont interprété.

Certains de ses ouvrages sont des classiques de la littérature française, étudiés dans les écoles et analysés dans les facultés.

 

L’écume des jours, de Boris Vian

 

Publié le 20 mars 1947, L’écume des jours a été rédigé entre mars et mai 1946 au dos d’imprimés de l’AFNOR et dédié à sa première épouse Michelle. Vian l’a écrit en grand secret pour être présenté au prix de la Pléiade.

De son vivant, et malgré le soutien actif de Raymond Queneau et Jean-Paul Sartre, le roman n’a aucun succès

L’Écume des jours ne sera reconnu par son public qu’à la fin des années 1960 (réédition dans la collection 10/18) avant de devenir un classique reconnu dans les décennies suivantes.

***

Comme à son habitude, Jean-Philippe Depotte analyse le roman selon quatre éléments :
• L’Eau, c’est le Style.
C’est la plume de l’écrivain, la poésie, la beauté du langage et le simple plaisir de lire de belles phrases.
• L’Air, c’est la Fiction.
C’est l’invention, qui prend deux formes, en général : l’intrigue (l’histoire que l’on raconte) et les personnages.
• La Terre, c’est le Milieu que décrit le roman.
C’est une époque ou c’est un lieu. C’est ce qu’apprend le lecteur sur la réalité que décrit le roman.
• Enfin le Feu, c’est le Message.
C’est la raison pour laquelle l’auteur a écrit son roman. C’est le message qu’il a voulu transmettre à son lecteur. Une philosophie, une morale ou, simplement, un sentiment, une impression.

***

Découvrez la vidéo (10’55) :

 

Merci à Jean-Philippe Depotte.

Pour ma part, je ne garde pas un grand souvenir de cette lecture.

Et vous ?

À vos succès d’écriture…

 

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